Témoignages en vrac: confusion/préférence tétine, besoin de DAL pour problème pas encore diagnostiqué, pleurs sans écharpe, bien gérer son allaitement, morsures, les nuits, médicaments pour maman n'égale pas suspension de lait maternel pour bébé, faire le deuil d'un allaitement exclusif, allaiter en publique avec DAL, diversification, fin de besoin du DAL, IgA, IgG, et IgM évolue avec l'âge du bébé, déprime poste natale etc.
Dossier: "la nuits des temps" en fin de page. (pdf à télécharger ci dessous) Temoignage d'une Maman Canadienne allaitant en MONGOLIE ou on allaite pour le bien-être et force! en fin de page.
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Soulagement avec DAL et maintien de relation au sein en dépit de problème de thyroïde. Témoignage
Courage à toutes, on finit toujours par trouver sa propre voie! Je vous tiendrai au courant de la suite!
Merci encore à Léa pour m'avoir conseillé et envoyé le DAL et m'avoir inscrire sur le forum, qui est plus qu'utile!
Géraldine et Lorenzo!
Le DAL vaut 1000 tétines! Témoignage
Qu'est ce qui te fait dire que tu n'as plus une goutte de lait?
Est ce que tu tires ton lait?
tout les combien de temps?
apres ou entre les tetées?
le fait que tu ai du augmenter les compléments correspond peut etre à une période de poussée de croissance et c'est pour cela que ton petit Vincent demande plus souvent à boire, en plus il est fait chaud donc c'est normal qu'il demande plus.
Ne t'inquietes pas, tu tiendras aussi longtemps que tu le voudras.
Pour moi , qui ai craqué beaucoup de fois car Erwan à fait une confusion sein/tétine+greve de la tétée,qui ai passé des heures à le calmer car il ne voulais plus le sein... j'étais prète plusieurs fois à craquer et puis je réfléchissais et je me disais que rien ne pouvait etre pire pour moi que de passer au bib apres tout les efforts que nous avions fait et tout le chemin deja parcourue.
En ce qui concerne mon allaitement je vie au jour le jour et je savoure chaque instant passé avec Erwan au sein car rien n'est plus beau que ça (meme si tous les jours ne sont pas évidents) et pas meme 1000 tétines ne pourront remplacer ces moments là.
En plus je me dit que sur toute une vie, les moments passés avec bébé au sein sont vraiment très courts alors il faut en profiter à fond.
Alors tant que tu t'en sentiras la force tu tiendras et surtout, très important,si tu as un coup de blues n'hésites pas à venir sur le forum ou à tel à une animatrice LLL.
Amicalement
Sabine
Informations valides = Réussir et pousser les murs des idées reçues! Témoignage de maman de bébé H.
En arrivant sur ce groupe, j'essayais de trouver comment je pourrais arriver à allaiter ma petite malgré la réduction mammaire; je me disais qu'il serait super si je pourrais l'allaiter jusqu'à ses 6 mois en exclusive, comme le conseille l'OMS, et si j'allais jusqu'à ses 8 mois, comme ma sœur l'a fait , ce serait top !
Et puis j'avais une très bonne amie qui avait allaité sa puce jusqu'à l'âge d'un an, et ça alors, WAOOHH, je trouvais cela exceptionnel, fantastique !! Mais je ne me trouvais pas à la hauteur d'un tel défi, je me disais que ce bonheur était un exploit réserve aux mamans avec des seins bien gorgés de lait et que moi, qui avais au départ une poitrine ENOOOORME, eh bien, moi j'étais punie d'avoir voulu changé ce que la nature a fait.
Je ne savais pas que les canaux et les nerfs se reformaient avec la succion de bébé, je ne savais pas qu'à la diversification il serait peut être possible de se passer de LA, je ne savais pas qu'on pouvait allaiter un bambin.. Et puis j'ai découvert Vous, des mamans formidables qui font partager vos expériences, et votre savoir dans cette matière si vaste qui est l'allaitement, chose que le corps médical malheureusement n'a pas su faire (même ma pédiatre qui est consultante en allaitement ne savait pas que les canaux pouvaient se reformer).
C'est une chance d'être tombée sur vous avant d'avoir eu les seins déchirés, avant de savoir que ma fille avait un frein de langue et un frein de lèvre, etc. Sans votre soutien je pense que j'aurais déjà baissé les bras. Mais je suis encore la, et j'ose même dire que mon projet d'allaitement est bien plus ambitieux qu'il n'était au départ !!
Une anecdote: j'avais fait un très beau projet de naissance pour ma fille -c'était le même que pour mon premier, mais pour mon premier, il s'est terminé par une césarienne sous anesthésie générale- et le corps médical a été gentil en l'accueillant, tout en me préparant à une forte probabilité d'avoir une deuxième césarienne. Mais NON ! Je l'ai réussi mon projet ! MON AVAC !! En 5 heures de travail, sans les intervention ni rien des autres choses dont je ne voulais pas!
Certes, c'est pas simple, mais, étape par étape, et avec vous, mon projet d'allaitement qui m'a fait, et parfois encore me fais douter, eh bien je crois maintenant que je peux le réussir aussi! E pour quoi pas ne le pousser encore plus loin..
L.K. maman de bébé H : 2 mois
Soutien est important, quand il est compétent.
Comme tu l'écris dans un sujet bcp de mamans s'informent sur internet sur l'allaitement, ce qui est une bonne chose c'est sur... Avant de connaître ce groupe j'ai obtenu bcp d'infos intéressantes par le biais des forums, de maternage sur le net.
Des conseils donnés sur des forums qui sont modéré par les mamans qui s’y connaissent sont bons souvent, mais certains me choquent depuis que je suis avec allaitement pour tous : notamment pour les mamans qui complètent au lait artificiel, il est souvent conseillé de diminuer progressivement les compléments que ceux ci soient donnés au bib ou au DAL, de mettre bébé plus souvent au sein certes, mais sans être sure que le bébé arrive à bien téter et ce même si la prise de poids est faible ...
J'avoue que cela me fait mal au coeur pour ces bébés, maintenant que je sais que tellement de facteurs influent sur l'allaitement, et que certains bébés ne peuvent physiologiquement pas têter correctement à cause d'un frein de langue ou bien un palais creux ! Le pire est que si les mamans ne savent jamais qu’il peut y avoir tout ce tas de pépins techniques complètement indépendants de leur conduite d'allaitement, elle vont soit jeter l’éponge et ou perdre confiance dans les modératrices et le fait que tout le monde peut allaiter, donc être persuadée qu'elles ne sont « pas faites » pour allaiter ou bien se persuader que la prise de poids faible est « normale » pour leurs bébés. Il ne faut pas oublier que les bébés peuvent en arriver parfois à se résigner et se contenter de nombre faible des calories qu'ils arrivent à obtenir lorsqu'ils n'arrivent pas à obtenir toute la quantité de lait qu'ils souhaiteraient.
Or je pense que la priorité de toute maman est que son enfant soit repu, mange à sa faim, ait une relation heureuse au sein, et notre mission est donc d'informer que cela est tout à fait compatible avec l'allaitement même lorsque celui ci est complexe, et qu'il permet au final de réussir son allaitement à long terme!
Voilà, j'avais besoin de te l'écrire, je suis si contente d'avoir trouvé ce groupe, cette philosophie qui me permet d'être enfin sereine avec mon allaitement, de ne pas mesurer les quantités, seulement de me fier au plus important: mon fils! Et je trouve dommage de voir que sur ces forums qui drainent beaucoup de personnes on trouve certains conseils qui peuvent parfois être nuisibles pour les bébés...
C.L.
Réussir sa relactation. Un peu d'investissement, largement soutenu.
Je tiens par ce message à remercier toutes les mamans ainsi que les professionnelles de ce forum sans qui je ne n'aurais certainement jamais connu l'allaitement long que je connais aujourd'hui avec mon fils. En effet c'est grâce à votre soutien que j'ai réussi malgrès certains problèmes rencontrés à revenir à l'allaitement dont j'ai toujours rêvé. Ce forum est vraiment un signe d'espoir pour toutes les mamans qui comme moi, ont dû un jour, à contre coeur, arrêter leur allaitement et n'ont pas supporté cet arrêt, mais aussi pour celles à qui l'on dit qu'allaiter ne sera pas possible (je pense aux personnes ayant subies une réduction mammaires). Un grand merci du fond du coeur.
D.Maman de Y, 18 mois, allaité
Pourquoi l'allaitement ne marche pas en France? Coup de boulle aux mamans!
Cela fait plusieurs nuits que je ne donne que mon lait a mon bb, et ce, grâce aux tts plus fréquentes, et la Dompéridone (et peut-être grâce au DAL aussi !) C’est une réel bonheur! Je retrouve cette délicieuse sensation d’un allaitement exclusivement à MON LAIT qui me paraissait si lointaine, (Pendant ces derniers 2 mois, je donnais des compléments de lait artificiel a mon bébé, à chaque téter !)
La raison pour lequel mon allaitement commençait a se casser le figure est bien entendu, « grâce » (à cause) des conseilles des pédiatres qui semblent se donner le mot pour que les mères ratent leur allaitements ! (Leurs conseils : laisser pleurer bb la nuit car à 3 mois, il « doit » faire ses nuits, espacer ses « repas » de 3-4 heures, minimum 3 sinon l’estomac travaille tout le temps. Autrement dit : espacer les tts afin de pouvoir donner des compléments de lait artificiel au biberon et enrichir les caisses des laboratoires/fabricants !)
Je n'avais pas vraiment de soucis par rapport à ma production de lait de 0 à 3,5 mois. Plusieurs pédiatres m’avaient conseillés « dans mon intérêt » d'espacer les tts. Tous les pédiatres que je consultais, trouvaient que donner le sein en moyenne toutes les 2h, était « trop ».
Maintenant mon bébé a 5 mois et demi et je comprends avec tous vous témoignages que ce que disent ces pédiatres est FAUX !
Alors maintenant, je dois rattraper toutes ces erreurs de faites.
En attendant, je cherche désespérément des recettes faites avec du lait maternel. (j’ai entendu parler du flan au lait maternel) afin d’éviter le biberon chez la nou nou car tasse, magic cup, cuillère, est difficile encore, alors que manger des aliments solides semble possible et facile. Il faut que mon fils ait sa dose de lait dans la journée. Avez vous des recettes ? Après, j’imagine que je peux mélanger mon lait à riz bouilli ou faire des potages épais. Je ne sais pas si mon bébé aura la patience de manger à la cuillère s’il a très faim. C’est la le problème. Je compte à rebours les jours qui restent jusqu’à la séparation et les repas chez la nou nou. Je peux vous dire que ça me préoccupe bcp.
Ce n’est pas à défaut d’essayer d’autres solutions pour éviter le biberon mais je vous dis, pour le moment le reste est difficile.
Je ne donne plus de biberons depuis 1 mois et je n’en suis pas peu fière ! Je ne suis pas prête a recommencer avec des biberons quand un gobelet est possible, avec assistance !
Je suis en vacances, donc c’est relativement facile pour moi maintenant mais ça ne va pas durer.
Bises. K.D.
Bonjour K.D.
Félicitations pour avoir fait repartir ta lactation !
J'ai connu exactement les mêmes problèmes que toi ! J'en veux aux pédiatres de m’avoir conseillé de donné des compléments afin de réduire le nombre des tts. Maintenant c'est galère pour éliminer ces erreurs.
Je prends aussi de la Dompéridone et ma lactation semble repartir. Je tire pas mal au tire-lait et je donne le sein plus fréquemment mais la facilité du biberon est difficile à effacer. Combien de temps as-tu pris la Dompéridone pour revenir à un allaitement exclusif ?
Merci et bon câlin au sein !
A.S.
Bonsoir A.S et K.D.
En France aussi la consommation de lait de vache a diminué. Problèmes de santé, de cholestérol. Quand on voit la pub d'actimel qui « aide à renforcer les défenses naturelles » ou Danacol qui « fait baisser le cholestérol » c'est de la pub mensongère. Le lait de vache est source de beaucoup de problèmes de santé chez les adultes aussi. Problèmes respiratoires, eczéma, peau à problèmes, cholestérol, mais les pubs, ils ne savent plus quoi inventer. Les « études » dont ils parlent sont sponsorisées par l’industrie agro-alimentaire ! Les mêmes résultats n’ont jamais pu être reproduit dans les études non sponsorisé par l’industrie agro-alimentaire. La consommation baisse quand même, malgré les pubs. Notre génération redonne la mode de l'allaitement naturel, et du portage. (si on ne sait pas pourquoi on veut allaiter, alors au moins pour le coté pratique !) L'autre jour, ma grand-mère a vu une fille qui portait en écharpe à la télé. Elle a dit : elle porte comme ma petite fille. Ca vient. C’est lent. C'est pour ça qu'il faut dire ce qu'on sait au pédiatre quand ils soient content de nous raconter leurs avis, sans fond pratique.
Pfff. Leurs lacunes... Un pédiatre qui explique à une mère qu’elle doit « discipliner » son bébé, en réduisant le nombre des tétes !! Je lui demanderais chez quel fabricant il a des actions. Guigoz, Nutritia, ou Blédina ? Ou bien s’il fait exprès de réduire le taux d’allaitement en France afin de se garantir de la clientèle ? Juste pour voir sa tête !
C’est tellement plus simple de s’informer. Il faut prendre le temps de lire, bien sur, mais les livres existent ! Le net est riche ! Pourquoi ils ne se gène pas de s’informer ?
C'est étrange, on dirait que personne ne tient compte des recommandations de l'OMS. Il y a des pédiatres qui feraient mieux de retourner à l'école, au moins s’inscrire dans une formation de lactation humaine ! Moi je n'hésite même plus à le dire, tellement je connais de bébés malades à cause du lait artificiel. Ca me désole. Je suis si dégouté par l’arrogance, refus de s’informer, rester sur leurs idées reçus. Des mamans qui veulent allaiter mais qui n'ont pas réussit à cause des « instructions explicites et précises » de leurs médecin !!!
1 femme sur 2 en France veut allaiter. A votre avis pourquoi on ne voit pas 50% de mamans qui allaitent encore à l’âge de 2 ans comme recommandé par le OMS ? Pourquoi les françaises n’ont « plus de lait » au bout de 2 ou 3 mois d’allaitement ? Pourquoi on ne nous parle pas de nos droits de tirer notre lait sur les lieux de travail ? Pourquoi on ne nous parle pas du déroulement de l’allaitement pendant la grossesse ? Pourquoi on ne nous explique pas les besoins de l’être humain du lait maternel pour des durées biologiquement normales ? Pourquoi on ne nous explique pas les raisons pour la durée minimum d’allaitement ? Pourquoi on ne nous informe pas des risques pour la maman et le bébé de non allaitement ? C'est grave.
Alors je le dit à tous ceux qui veulent l'entendre ; si les médecins et pédiatres avaient moins de lacunes en matière de pratique de l’allaitement maternel, il y aurait des mères allaitantes un peut partout dans les jardins publiques, jusque l’âge minimum recommandé par le OMS. La situation est grave.
I.C.
Bonjour toutes.
Je viens vous donner des nouvelles de mon bébé E et de moi-même.
Hier, j'avais RDV chez une nouvelle consultante en lactation formée à CREFAM.
Nous avons longuement discuté (presque 2h) de mon cas.
Je lui ai tout bien expliqué depuis le début et elle ma tout de suite félicité pour ma persévérance et m'a rassuré en me disant que même si mon fils n'avait qu'une très petite quantité de mon lait c'était déjà très bien.
En tout cas c'est bien une accumulation de mauvaise gérance et un mauvais départ qui font qu'aujourd'hui je "galère" avec cet allaitement.
Elle à regardé mes seins de près car je trouvait que mes glandes étaient très en profondeur par rapport au mamelon. Elle a confirmé ça quand elle a voulu faire une expression manuelle. C'est peut être pour ça que mon bb n'arrive pas à bien stimuler mes seins (entre autre), car il y'a aussi le fait qu'il ai un creux palatin et un petit menton.
Quand au tire lait je ne suis pas une bonne "tire-laiteuse" (comme dirait C.L.) eh oui il y'a des femmes comme ça et moi j'en fait partie.
Elle m'a quand même demandé plusieurs fois si je m'étais fait opérer de la poitrine. Eh bien non.
On a parlé du fait que l'on veuille voir le Dr LML et elle nous a vivement encouragé de le faire. Elle a dit "elle en a dans la bouteille. Ca fait des années qu'elle fait son métier avec passion et elle saura vous rassurer et peut-être ouvrir d'autres pistes encore"
Nous avons également parlé de la thyroïde et je vais refaire un dosage pour être sure.
Elle m'a montré une façon de mettre le sein dans la bouche de mon bébé pour qu'il prenne le max d'aréole (comme mes glandes sont profondes). En fait il faut que je presse mon sein comme un sandwich juste derrière l'aréole pour qu'il en ai une grosse partie dans sa bouche, Ce n’est pas évident et en plus comme il n'a pas de succion forte, il glisse. Mais bon, avec de l'exercice on va y'arriver, c'est déjà un truc en plus.
On a reparlé de la mater et du 3eme jour ou on m'a conseillé de lui donner des compléments car il ne prenait pas de poids. En fait il n'avait pas perdu plus de 10% de son poids à ce moment. Et c'est depuis là qu'il tétait mal et surtout depuis qu'on ai été séparé une nuit 2 fois 3 heures ou entre une AP lui avait déjà donné un complément (je ne sais comment) alors qu'il devait téter d'abord. Bref on ne revient pas sur le passé mais ça m'enrage quand même.
En tout cas pour BB 2 ça ne se passera pas comme ça, car malgré cette expérience douloureuse j'en tire beaucoup de positif et ça nous servira pour le prochain bébé.
Bon pas pour tout de suite j'ai encore de belles choses à vivre avec bébé E au sein (entre autre bien sure).
Ca m'a beaucoup apporté de pouvoir en parler, tout d'abord avec vous, les super-mamans et avec cette consultante. Aujourd'hui je suis plus sereine et mon bébé le ressent et est beaucoup plus apaisé.
Le DAL, j'en aurait besoin un bon bout de temps encore et ma foie si c'est comme ça, je m'y fait petit à petit, c'est dur mais il faut que je l'accepte si je veux encore profiter de mon p'tit loulou au sein même, si ce n'est pas rose à toute les tétées, il y'en a quand même des belles qu'on apprécient a leurs juste valeurs.
Ecore merci à vous toutes pour votre soutient et vos bons conseils.
S.E.
Maman de bébé E, bientôt 6 mois, allaité avec DAL depuis ses 3 semaines, diversifié depuis ses 5 mois et enfin serein depuis que sa maman apprend à l'être.
Bonjour S.E.
Beaucoup d hormones jouent un rôle dans la fabrication du lait, en particulier les hormones thyroïdiennes. Un dysfonctionnement de la thyroïde peut engendrer une hypogalactie. Excuse-moi pour les termes savants !
L.F. Puéricultrice, IBCLC.
Bonjour toutes.
On est super en retard en termes de renforcement des actes de travail, facilitant les pauses tire lait ou l'allaitement sur les lieux de travail ici en France!!!!
Normal que ça paraisse compliqué à une maman de travailler et allaiter.
Et ce qui m'énerve le plus, c'est quand des professionnels de santé incompétent en termes d’allaitement, ne s'informent pas ! Elles ne sont pas à l'écoute des mamans et ne pensent pas à la santé de leurs patients les découragent complètement à ce sujet. Même si ils font mine de « soutenir » l’allaitement, il y a toujours le mot « mais » toute de suite après la phrase clichée.
Une de mes proches amies va reprendre le boulot dans 15 jours. Bébé a 5 mois.
Elle a réussi après pas mal de recherches et de visites à des pharmacies à trouver un tire-lait Ameda à louer en pharmacie qui se transporte dans un sac comme le Pump in Style Traveller de Medela!
Elle prend rdv chez un nouveau médecin de notre quartier et pendant la consultation explique qu'elle va continuer à allaiter à la reprise du travail.
Là il lui dit cash: "je vous donne 15 jours, vous ne tiendrez pas le coup, beaucoup trop fatiguant!".
Elle, bien décidée lui rétorque, "ça ne m'empêche pas d'essayer pour voir si j'y arrive!".
Et elle lui demande une ordonnance pour le tire-lait pour réussir à tirer son lait au boulot.
Et il lui a dit "Je vous la fais pour 1 mois car de toutes façons, vous ne tiendrez pas plus longtemps, c'est trop compliqué!".
Mais quel enfoiré!!!!! Il est payé par des firmes de lait en poudre ou quoi?
Comment peut-on à ce point être si c**? Il est horrible ce médecin!
Il a tout fait pour la décourager, à aucun moment il ne l'a félicitée pour l'effort qu'elle allait faire et pour les bénéfices santé que ça apporterait à son fils, et en plus, il a refusé de lui donner une ordonnance pour plus d'un mois ! En gros, il lui refuse le droit, légal, d'allaiter son fils en travaillant plus qu'un mois!!!!!
Il devrait y avoir des sanctions pour ce genre de comportement totalement opposé à un soutien d'une situation qui soit profitable pour la santé de l'enfant et la santé / le moral de la maman.
Ca me révolte!!!!
J'avais besoin de vous en parler.
Heureusement que mon amie est motivée et qu'elle voit bien avec moi que c'est simple et pas sorcier une fois qu'on a réussi à s'organiser!
Gggrrrrrrrr, ça m'énerve tellement!
V.D.
Maman d'Anton, 8 mois
Réduction mammaire et allaitement à plus de 6 mois = beaucoup de lait!
Enfin, la production évolue encore qd le bb a 10 mois! De plus, je ne prends plus de dompéridone...Donc courage à toutes, le plus dur est toujours derrière!
P.C. Maman de bb F.C 10 mois.
DAL pour petit poids, séparation, confusion sein tétine = bébé allaité exclusivement au lait de maman, exclusivement au sein.
Je lis les mails sur ce forum depuis longtemps mais je n'ai jamais envoyé de mails. Ma fille est née il y a 4 mois, elle est née avec 2 semaines d'avance mais toute petite, 43cm pour 2kg250. Ayant eu des complications lors de l'accouchement, j'ai du être transféré dans un hôpital pour surveillance durant 48h, donc la première mise au sein a dû être retardée. Au début je n'arrivais pas du tout à la mettre au sein, on me disait qu'elle était trop petite, pas assez de force, et que mes tétons n'étaient pas assez sortis (chose qui au final importe peu l'enfant, il sait toujours comment faire, il ne faut donc pas écouter ces personnes). Certaines puéricultrice étaient encourageantes, et une autre trop pessimiste. Bref, j'ai essayé avec des bouts de seins, ça marchait plutôt bien mais je n'aimais pas ça.A mon retour à la maison, j'ai rencontré Léa Cohen qui m'a fait découvrir le DAL et m'a donné pleins de conseils. J'ai eu une idée pour l'utiliser, je donnais à ma fille le lait préalablement tiré avec le DAL au bout du doigt et mon doigt contre mon sein afin qu'elle comprenne que c'était là qu'elle devait manger. A chaque fois je proposais le sein sans rien, il y avait toujours pas mal de pleures, puis je lui donnais avec le DAL au bout du doigt et contre le sein. J'enlevais aussi le doigt pour la remettre au sein entre la tétée. Au bout d'une semaine j'ai réussi à lui donner le sein. Elle cherchait toujours un peu avant de s'y mettre mais ça à fini par fonctionner. Une amie me disait que les bébés faisaient "l'appel du petit cochon" en cherchant le sein, je trouve cette expression mignonne.Aujourd'hui tout va bien elle tête très bien et ne le cherche plus. Pour la prise de poids, elle a toujours pris entre 20 et 25g et entre le 3e et le 4e mois, elle n'a pris que 16g par jour ce qui ne me semble pas beaucoup, mais mon pédiatre n'est pas inquiet car elle grossit linéairement. Moi je préfèrerais qu'elle prenne plus mais bon. Aujourd'hui elle pèse environ 4500g et mesure 56 cm.En tout cas je n'ai jamais dû lui donner de complément avec du Lait artificiel, j'ai toujours donné mon lait à la seringue où quelques biberons au début, en complément de la tétée. Une fois que j'ai connu le DAL je n'ai plus rien utilisé d'autre. Pour le lait tiré, je tirais mon lait après chaque tétée sauf celle en pleine nuit vers 4h du mat. Je tirais donc environ 8 fois par jour. J'avais loué un tire lait électrique avec double pompage pour que cela aille plus vite et stimule davantage les seins.TPMaman de bébé L, 4 mois
Néonat, Réanimation, soins intensives, en couveuse?
La nuit c'était pire. Et je n'étais d'ailleurs pas appréciée, parce que je voyais tout, et je restais là 24h sur 24. Tous les jours on m'encourageais à sortir prendre l'air, manger ... mais sans mon bébé ce n'était pas possible, alors je restais, j'attendais, et comme toi souvent je pleurais. Pour ne rien oublier et pouvoir tout lui raconter s'il le souhaite le savoir, j'ai tout écrit, jour après jour. Pour qu'il sache. Qu'il comprenne.
Et ce qui m'a beaucoup choqué aussi, outre l'absence d'émotion, de sentiment, d'affect chez le personnel soignant, est le fait que nous, en tant que mère, sommes complètement dépossédées de tout pouvoir, de tout savoir. Dans un hôpital, c'est comme si on devenais des ignardes qui ne savent rien. Ce sont les blouses blanches qui savent, qui décident etc ... et notre moindre geste est épié et jugé, en bien ou en mal. Notre petit n'est qu'un sujet dont l'état de santé est noté entre 1 et 10 ...
Personnellement je ne pourrai jamais oublier.
Je suis désolée, et très touchée pour ton petit bout.
Amitié à tous les 2,
Estelle Hoffer maman de bébé Zachary. 3 mois
Le Sténose du Pylore:
Mon petit à 31 ans! J'avais fait le diagnostic moi-même. Je suis allée aux urgences à l'hôpital à coté de chez moi et là, l'interne m'a dit: "Si vous venez aux urgences a chaque fois que votre bébé vomit, on n'a pas fini!"
Je suis rentrée chez moi. Le lendemain, j'ai téléphoné à mes collègues de l'hôpital. Elles se sont moquées de moi. Elles m'ont dit qu'il vomissait parce que j'étais angoissée!!
Quand je lui donnais a boire, je le gardais vertical pendant une heure puis, rassurée, je le couchais, et là, tout repartait. Je n'avais plus une seule serviette éponge propre et ça sentait le lait caillé dans tout l'appart.
Il pleurait tout le temps parce qu'il avait faim, et je ne savais plus quoi faire!
Heureusement, je suis allée à la visite post-natale dans mon l'hôpital ou j'ai vu le pédiatre de la maternité qui m'a dit d'aller aux urgences d'un autre hôpital, ou ils ont pesé mon bébé. Il avait perdu 500g. Ils m'ont engueulée de ne pas m'en être aperçue!
Cependant, ils ont quand même confirmé le sténose du Pylore. Ouf!
L'opération est peu de chose mais il était dans un box tout seul. Il n'y avait qu'une infirmière pour tout le service et il y avait des cas très lourds. Normalement il aurait dû être alimenté par une petite quantité toutes les heures, mais il n'y avait personne disponible pour lui donner, alors quand j'arrivais, l'infirmière me disait "Vous arrivez bien. Il aurait du manger depuis X heure. Vous allez lui donner."
Normalement on n'avait pas le droit d'entrer dans les box, mais le médecin m'avait donné l'autorisation parce que j'étais sage femme. Mais j'ai eu droit aux remarques désagréables de la part de l'infirmière au sujets des "gens qui avaient des passe-droits".
Quand je suis rentrée dans le box, mon bébé d'un mois et demi tournait la tête de l'autre coté pour ne pas me voir. Je tirais mon lait, mais je n'arrivais pas sortir grand chose. Je pleurais tout le temps!
Quand on m'a dit qu'il allait sortir je me suis mise a chanter et danser. C'était le plus beau jour de ma vie.
De retour à la maison, il a recommencé a pleurer, comme d'habitude. J'étais trop contente qu'il soit redevenu normal.
L'opération à fait une jolie cicatrice sur son thorax. Il disait a ses copains que c'était la marque d'un coup de couteau! Voila. C'est ça la sténose du Pylore.
Amitiés à toutes.
Lysiane Faure. Sage femme. IBCLC. Maman de 2 grand enfants.
Séparation, une principale cause des problèmes avec mise en route de la lactation, mais récupérable grâce au DAL
Mon bébé étant entrain de dormir dans l'écharpe, j'en profite pour nous présenter.R est né le 3 juillet 2009 à 37 semaines + 1 jour (2.980 kg, 47 cm). L'accouchement a été déclenché en raison d'une cholestase gravidique (mon foie, sous l'effet des hormones de la grossesse, ne fonctionnait plus). La dernière moitié du travail a été rapide, environ 1 h, et R n'a pu expulser toute l'eau contenue dans ses poumons. Cela, conjugué aux effets de la péridurale, a donné ue mise au sein qui n'a pas fonctionné et a du vite être écourtée.
Mon fils, nouveau né, est allé en couveuse et a séjourné 48 h dans l'unité kangourou de la maternité (saturation en oxygène trop faible). Il a séjourné dans ma chambre en pointillé, m'a été apporté régulièrement pour des mises au sein + nos visites à l'unité kangourou. Son taux de sucre était surveillé, il a été un peu alimenté les premières heures avec une sonde. Le personnel de l'unité kangourou était vraiment au top sur l'allaitement... Mais pas le personnel de la mater hélas !
La succion de R était bonne mais il avait bcp de mal à prendre le sein. Cela s'est un peu amélioré a la mater en essayant diverses positions. Parfois, nous lui donnions 5 ml de complément à la seringue quand il était vraiment très très énervé. Malgré des tétées à volontés dès un signe d'éveil, des couches mouillées et plusieurs selles, le poids a continué à chuter.
A J+6 (2.680 kg), j'ai décidé de sortir malgré tout car on m'avait apporté des biberons pour compléter (+ tire-lait pour voir "si je produisais assez"). Je ne me sentais plus en "sécurité" à la mater du point de vue allaitement. et puis ras le bol que tout le monde soit focalisé sur mes seins qui n'étaient pas tendus, "ce qui voulait dire que je n'avais pas eu ma montée de lait" !!!! Marre aussi de ne pas dormir car rowan avait besoin d'être sur moi et que rien n'était prévu pour permettre peau à peau et sommeil en sécurité. Je ne connaissais pas les bandeau "de portage" à l'époque, c'est dommage. Je ne maitrisais pas encore l'écharpe de portage mais de toute façon il faisait vraiment trop chaud.
L'animatrice départementale LLL était en vacances, la conseillère en lactation la plus proche (60 km tout de même) aussi en vacances. C'est une amie LLL active qui m'a aidée. Malgré compression du sein, super alternance, etc... toujours un poids en chute.
A J+12, mon fils pèse 2.600 kg. ce n'est pas encore affolant mais c'est dramatique pour moi. les mises au sein peuvent durer 30 minutes avant que bébé commence à téter, il hurle. J'ai l'impression de torturer mon fils, de l'affamer. J'angoisse à chaque tétée. Je ne profite de rien, suis dans un état lamentable.
Je décide, la mort dans l'âme, d'arrêter l'allaitement maternel. J'ai l'impression d'être une mauvaise mère parce que je n'ai pas permis à mon fils de naître quand il aurait été prêt, parce que j'ai demandé une péridurale que je voulais éviter, parce que je n'étais pas à coté de lui les premières heures de sa vie, parce que je n'arrive pas à le nourrir correctement. Je suis bien plus perturbée par cet allaitement difficile que par le déclenchement de l'accouchement (et pourtant dieu sait que je redoutais un déclenchement !).
Le premier bib est une catastrophe et mon bébé R réclame le sein après. J'écoute mon fils et nous décidons le jour même, avec le papa, à compléter à la seringue (3/4 des apports théoriques les premiers jours) à chaque tétée (35 ml max 8 à 10 fois par 24 h). On s’est dit qu’on verra ensuite ce qui se passe. en parallèle on prend rdv avec une ostéopathe qui a l'habitude des bébés.Immédiatement notre fils reprend du poids, on régule les compléments en fonction de ce qu'il peut avaler. au début on donne une bonne moitié du complément en début de tétée. Cela apaise mon bébé R qui prend ensuite le sein bcp plus facilement. Progressivement, les compléments ne sont plus donnés qu'en fin de tétée. Le papa m'aide à tenir doucement les petits mains de notre bébé, qui repoussent le sein.
J'ai l'impression que le chemin va être long : j'ai besoin du papa, de compléments pour arriver à ce que mon fils téte !J'ai encore du mal à donner le sein gauche. Quand cela ne marche pas, je n'insiste pas et utilise un (mauvais) tire lait. Je n'obtient jamais plus de 25 ml mais cela me permet de diminuer d'autant les apports de compléments avec du lait artificiel ! Quant au sein droit impossible de tirer même 5 ml !Mon fils a ce moment la, prend environ 20 g par jour.
On se procure un DAL mais mon bébé R a encore trop de mal à prendre le sein, on a pas encore assez d'assurance tous les deux. Le lait fini parterre, c'est galère. On range l'appareil de torture.
Il aura fallu 3 bonnes semaines pour que les mises au sein se fasse sans problèmes et sans besoin de complément en début de tétée pour les deux seins ! On diminue les doses de compléments à la seringue progressivement. Arrêt définitif le 18/08. Notre fils pèse 3.260 kg. mais la courbe de poids s'infléchit bcp (7g/j).
On prend donc rdv le 4/09 avec la conseillère en lactation. Elle me prescrit de la dompéridone (2*10mg 3 fois par jour). elle constate que mon fils téte efficacement 1 à 2 minutes seulement (manque de lait ou/et bébé qui se fatigue vite ?). Elle propose de le laisser téter à chaque sein ce laps de temps puis de lui re-proposer chaque sein avec le DAL. On teste le DAL avec la conseillère et ça roule tout seul. On complément en moyenne avec 6 DALs de 40 ml en journée et avec un objectif de 8 tétées minimum par 24 h (en général, on en fait 10).
Aujourd'hui mon fils pèse 4.700 kg, mesure 57 cm. Il a eu une période ou il prenait peu durant 15 jours (16 g/j) mais depuis une semaine, il est reparti sur 20 à 25 g/J. Ce ralentissement était peut-être du, en autre, à un changement de lait artificiel (on voulait passer à un lait artificiel bio) et à un rhume.
Je reprends le travail le 2 janvier. Mon bébé R (aura 6 mois) sera gardé chez une nounou (en cours de recrutement, deux candidates sont en lice) qui sont ok pour donner lait maternel si j’arrive enfin tirer mon lait. Les repas se feront avec une softcup. Sinon, je compte venir voir bébé R le midi pour une tétée et dés que bébé R est prêt, pour la diversification on remplacera les compléments de lait artificiel par des aliments solides et de l'eau en journée. (pour l'instant, je suis bloquée psychologiquement sur le tire-lait, trop de mauvais souvenirs). Je ne sait pas si il sera prêt pour la diversification. Mais moins de lait artificiel, mieux c’est pour lui. J’ai beaucoup de questions donc en suspend, en fonction de l'évolution de la situation.
EN PRATIQUE :Lait artificiel :
Passer au lait bio a fait bcp de bien à mon fils. Il n'a presque plus de gaz ni mal de ventre et fait des selles jaune d'or et grumelleuses de bébé allaité ! Ce qui n'était pas le cas avec les laits de substituts industriels testés avant.Sinon on tout début, on a utilisé un lait artificiel spécial prématuré qui a éliminé les problèmes de constipation.C'est le papa qui à la charge le matin de faire le recipient de complément pour la journée. Il apprécie de se rendre utile et moi j'ai moins l'impression que le DAL est contraignant. Heureusement que mon compagnon m'a soutenue +++++ ! Sans lui, j'aurai baissé les bras depuis longtemps. Il se sent si concerné qu'il est aussi calé que moi sur l'allaitement !
cododo:
A la mater, il était au max contre moi (besoin +++ de contact, logique puisque nous avons été séparés à la naissance). A la maison il était toujours avec moi (merci l'écharpe de portage, même si on a mis quelques semaines à etre à l'aise avec et a vraiment l'utiliser). La nuit, on avait prévu de le coucher dans son lit, accolé au notre en side-car. Mais 10 cm de séparation, c'était trop ! (dur de l'endormir et de toute façon, il sentait qu'il n'était plus dans les bras, ne dormait que 20 minutes !) Donc pendant 3 mois, il a dormi tout contre moi. Cela était parfois dur (mal de dos...) je ne pouvais pas bouger d'un mm sinon il se réveillait.Maintenant, notre fils a intégré son lit, mais je peux lui donner le sein pour l'endormir par exemple. Je mets souvent mon bras autour de lui. Mais comme on est chacun sur son matelas, je peux bouger sans le réveiller. les siestes et le matin, quand le papa se lève, je laisse notre fils dans notre lit avec moi.
le DAL :
On a vite compris le système. Personnellement, je n'utilise pas le cordon pour l'accrocher autour du cou, je déteste cela. Je le coince sous le menton, le tiens à la main ou le glisse dans la bretelle de mon top ou de mon soutien-gorge. Comme le DAL est plus maniable, je peux facilement vérifier que mon bébé reçoit toujours du lait en penchant un peu le flacon. Si j'ai un soutien gorge d'allaitement, je fais passer les fils en dessous, cela évite que mon bébé s'accroche ses petites mains dedans. Mais en général, il est plutôt paisible au sein. Je déclampe rarement le second fils, je préfère ouvrir un peu plus le bouchon en cours de tétée.
En sortie :Je préfère sauter un DAL, quitte à donner le sein non-stop en sortie. C'est mon petit plaisir d'allaiter sans DAL, "comme tout le monde". Quitte à donner un DAL la nuit si j'ai l'impression que c'est nécessaire, mais je n'ai pas honte du DAL, même si des fois, j'ai envie de le bruler) !le DAL, je le revendique et j'en parle autour de moi. J'explique que je donne un complément mais pas au biberon. Quitte à passer pour une sorte d'extrémiste. Je crois que c'est important pour casser certaines idées reçues. J'essaie d'en parler (et de montrer) notamment de façon simple à mes nièces pour leur donner de bonnes bases si un jour elles ont envie d'allaiter.
L.B. Maman de R, 4 mois.
Confusion & préférence sein-tétine, le risque est toujours la.
Je me suis fait une grosse frayeur hier car mon bébé a piqué une énorme colère devant mes seins AVANT de même commencer à têter. Ce n'était pas l'énervement habituel qui vient quand la têtée dure un peu et semble peu généreuse. Non, une grève !!!!!
Il avait bcp dormi dans l'aprem et le soir venu devait avoir bien faim. Un premier refus que je mets sur le compte de ne pas avoir faim. Justement, on sort prendre l'air (il dort) et au retour, on recommence. Et le voilà dans une rage comme jamais (il pleure peu et est cool). J'étais dépitée : d'abord, j'ai insisté mais sans succès. Donc je passe 30 ml au bib histoire de le mettre en confiance (ok, il gloutonne) et re-sein et re-niet ! Ah ? Je continue le bib mais j'étais dégoutée car j'avais du lait et il ne voulait tt simplement pas accrocher le sein...
Alors, après j'ai pensé au DAL et youpi !! : il a pris dès la première goutte qui l'a mis en alerte et m'a attrapé goulument de mamelon; Ouf, il a pu têter !
Et puis, j'ai tiré un max (si on peut dire) pour fair des réserves pour les autres fois. (!!)
Evidement, j'avais une crainte terrible qu'il me fasse pareil dans la nuit mais non, il a bu normalement. Il a un peu recommencé à midi mais pas si crispé donc a attrapé le sein et ça a pu démarrer.
Et ce soir, ça a recommencé mais là, j'avais sorti le tire lait et j'ai amorcé pour lui donc avec le lait présent il a pris le sein direct.
Ouf, j'écris cela avec plus de sérénité que hier où j'ai bien cru que j'étais cuite. ce n'est pas la confusion sein - tétine mais la préférence pour la tétine !!!
Me voilà mise en garde.
Si vous avez expérience / idée à partager, je suis preneuse.
Anne
Même un pédiatre d'un maternité IHAB ne reconnait pas un frein de langue serré.
VD. Maman de BB A. 9m
Avec le Lact-aid et une freinotomie, (très rapide) ma fille à appris à téter correctement.
Nina avait eu son frein de langue coupé dés qu’une IBCLC l’a vu, et maintenant qu'elle est plus grande et plus forte, elle tète vraiment bien. Ca a pris un peu de temps, mais grâce au Dompéridone, aux compléments et aux conseils que j'ai eu ici et par des consultantes en lactation, Nina a repris sa courbe de plus belle vers ses 4 mois.
J'ai pu réduire le Dompéridone de moitié, et les compléments sont presque supprimés. J'ai maintenant un bébé en pleine forme, toute ronde et souriante, qui ne pleure plus comme avant et qui a un gros appétit pour le sein (seul) ainsi que pour les solides. J'ai même l'impression d'avoir plus de lait que nécessaire pour la satisfaire.
Quel bonheur et quel soulagement !
Enfin, j'adore allaiter ! Une fois qu'on n'a plus l'angoisse de savoir si on a assez de lait ou pas, si bébé va bien téter ou pas, ça devient un tel plaisir ! Heureusement que j'ai trouvé le soutien pour surmonter les quelques soucis, car cette relation privilégiée nous apporte tant de bonheur.
Merci à cette communauté de mamans qui comprennent l'intérêt de poursuivre l'allaitement malgré les difficultés et les critiques des autres.
Bonne continuation à vous toutes,
Rochelle
Pleurs stressant pour tout le monde. Résolu avec l'écharpe.
Timothée va bien maintenant. Depuis qu’il se déplace enveloppée dans l’écharpe, il ne pleurs plus dans le metro. En faite, il pleurs beaucoup moins en générale. Depuis qu’il a trouvé son sourire, je suis la maman le plus heureuse du monde ! Mon petit bébé sourit et ne pleurs pas !
J’ai pris contacte avec la maman pour commander notre propre écharpe de 6m la semaine dernière et nous l’avons déjà reçu. Notre écharpe n’est pas aussi coloré que celle de M.F mais elle est belle, beige avec 2 traits fins de vert kaki. Il va très bien avec le cape de portage vert que j’ai acheté de Marion Lecamus http://meliimeloo.free.fr alors je ne souhaite pas l’échanger avec le cape blue que tu à proposé. Merci quand même. J’ai aussi décidé de changer de couches-culottes. C’est drôle mais je me trouve dans le parentalité naturel tout naturellement. Timothée avait des points rouges sur son zizi et éruptions cutanées sur ses fesses et je soupçonne les couches jetables avec leur chimique si puissantes.
Je vais essayer de venir à la réunion ce vendredi et la réunion allaiter en écharpe le mois prochain. On aimera encore un peu de pratique soutenu pour allaiter dans l’écharpe.
Merci pour tout.
Paula.
Un médicament prescrit systématiquement peut compromettre l'allaitement mais un autre (plus difficile à se faire prescrit) augmente le taux de prolactine, ayant pour effet de booster la lactation. Un hic dans le système?
Ca fait donc 20 jours que j'ai arêtée la micropillule et prends le dompéridone dans le but de renverser les effets. J'ai commencé à voir les effets au bout de 2 jours, et l'effet maximum au bout de 8/10 jours: j'étais déjà passée en effet de 4 compléments de 60ml à 90ml avant diversification à 3 compléments de 60ml (pas entiérement bus à chaque fois) avec diversification puis avec la dompéridone les compléments sont passés à 2 puis 1 compléments de 60mls, jusqu'au jour où je me suis rendue compte que bébé ne buvait que qq mls, en attendant le réflexe d'éjection puis retirait lui même le fil du DAL et tétait tranquillement jusqu'à s'endormir... ( !)
Je n'osais y croire au début mais si... grâce aux multiples tétées (10/15 par 24H, merci les poussées dentaires !!!!) et au dompéridone, ma lactation arrive enfin à s'adapter aux besoins de mon fils, miracle!!!
J'ai l'impression que la boucle est bouclée, que c'est vraiment une deuxième réelle chance de réussir cet allaitement si mal démarré!
Avec le recul je pense que c'est la prise de la pilule à J15 qui a empéché ma lactation de bien se mettre en place (la prise de poids de bébé a alors stagné et son comportement a changé à partir de là, jamais repu, énervé) suivie de la prise de compléments au bib qui ont espacé les tétées (j'avais noté sur un carnet, j'en étais à 5 voire 6 max en 24H à ce moment là alors que bébé n'avait qu'un mois!)
Finalement ce parcours plus que chaotique aura été bénéfique puisque pour préserver et améliorer cet allaitement j'ai cherché et encore cherché des infos, jusqu'à vous trouver et découvrir que malgré des compléments on pouvait réussir un allaitement long, aller jusqu'au sevrage naturel même!
Alors merci à vous toutes qui m'avez montré la voie, par votre exemple vous m'avez montré que oui c'est possible même si on n'ose pas trop y croire!
Je suis actuellement à 9 capsules par jour, je vais attendre encore un peu puis diminuer progressivement tout en surveillant que bébé est toujours heureux et trouve tout ce qu'il lui faut.
Je sais qu'il y aura des hauts et des bas, mais j'ai quand même l'impression que le plus dur est derrière nous, j'espère que je ne me trompe pas!!
S.T. Maman de C ; 7 mois et... 3 dents! et oui encore une de plus!
Grève de téter! Maman confiante, réussi!
Votre soutien vaut de l'or et je finis par croire que certains problèmes sont psychosomatiques. Car plus je vous lis et plus ça se passe mieux (faut dire que pour moi, pire que ça c'est inimaginable, mais bon.. on ne sais jamais) Hier les tétées se sont mieux déroulées et aujourd'hui juste une ou deux se sont finies au doigt. Du coup le moral n'est plus dans les chaussettes trouées, mais plus tôt tout en haut de mon soutien gorge de grand mère)H tète toujours allongée, et en pensant à ce que Séverine disait je vais revoir l'osteo, peut être qu'elle a mal au cou en effet. Puis j'essaye de ne pas attendre qu'elle aie trop faim et si elle est trop énervée, je propose le doigt de suite. On fait comme on peut, et surtout grâce à vous et à vos bons conseils, on essaye de s'améliorer. Et puis Dieu sait ce que c'est agréable d'avoir de l'espoir à nouveau, de se mettre à rêver du jour où H marchera, parlera et tétera toujours !! Même si l'on sait que les choses peuvent basculer vite, c'est difficile à encaisser, comme Véronique disait une fois, un jour deux pas en avant et puis le lendemain un pas en arrière.Mais si je suis optimiste, je me dis que encore quelques grèves de la tété me feront une expert sur le sujet et la je me sentirai capable d'écrire un beau témoignage comme Charlotte l'avais suggéré. Mais pourvu que cette bonne vague dure, parce que d'avoir les yeux gonflés comme du pain au lait, c'est vraiment pas beau !!Encore merci, merci, MERCI de tout coeur!
L.K. maman heureuse de bébé H, qui aura bientôt 4 mois et qui fait plein des progrès.
Options pour faire boire un bébé ou enfant allaité
Si, vous avez le choix.
Les options pour faire boire un enfant sont nombreuses. Les tétines artficielles ne sont bon que pour sevrer l’enfantu du sein.
Nouveau nées – 6m :
Cuillère à café, syringue sans aguille, goblet, capot du biberon, cuillère doseur (fourni avec syrops médicalisé pour enfants), pipette, DAL ou sonde au doigt.
Ou les produits commercialisés ci dessous :
http://www.medela.fr/F/breastfeeding/products/devices.php
Plus tard : Avec assistance tasse, goblet, tasse à bec, verre, bouteille d’eau minérale avec ou sans embout, coquetier.
Lors de l’apprentissage, bébé « suce » l’eau (jamais tenter de verser, laisser lapper ou sucer) puis recrache une bonne quantité.
Ceci est une reflexe normale, et avec assistance, l’enfant apprends à gérer le nouveau façon de boire et tente à saisir le recipient. Laisser saisir le recipent aide l’enfant dans sa sensation d’être entouré, accompagné lors de cette etape et sa sensation de sécurité et confiance en soi.
Rapidement, l’enfant apprends cette nouvelle technique et se mets a gérer « boire à la tasse » tout seul.
Boire ou satisfaire les besoins de succion, ou se consoler par le biais des tétines artificielles n’approte aucun bénéfice pour le développement de coordonation, déxtérité, confiance ou autonomie de l’enfant.
Savoir boire d’une tétine artificielle représente un sevrage de sein uniquement, pas une etape vers l’autonmie, ou fin de dépendance de sa mère. Le besoin de succion, de confort et besoin du vrai lait, est la norme biologique jusque l’âge de l’indépendance immunitaire.
Remplacer le sein par une tétine artificiel n’est qu’une question de remplacer le vrai avec un faux. Charlotte Yonge. www.allaitementpourtous.com
Témoignage d’Isabelle.
Ma copine utilise les bouteilles d'eau avec un embout pour boire, comme pour les coureurs. C'est pas mal comme idée.
Elle allaite, et comme elle reprend le boulot demain, elle voulait habituer son bébé à boire au biberon (elle est de nouveau enceinte mais c'est pour septembre, donc elle voulait sevrer le 1er) et pas de bol, il n'aime pas le bib. Alors il boit de l'eau dans sa bouteille et il y arrive bien ! Il a 9 mois.
Mars 2009
Isabelle
Les laits artificiels sont fabriqués pour être vendus. Il existe des professionnels qui assurent la vente, et les meilleurs cibles sont les consommateurs sans connaissances. Tétines artificielles assurent le coup. Témoignage.
J'ai une vision un peu différente. Je ne pense pas sincèrement que l'objectif des industriels soit fondamentalement de nous éloigner de l'allaitement.
C'est la pédiatrie et des pédiatres, des hommes (et oui) qui les premiers ont dégainé des principes qui ont éloigné les mamans de leur bébé (en tout cas dans nos contrées industrialisées).
Et au nom de la science et du progrès, des générations de mamans ont écouté leurs principes: ne pas mettre les bébés dans les chambres des mamans à la naissance, avec les fameuses nurseries, ne leur donner à manger que toutes les 4 heures sinon ils allaient devenir capricieux, leur faire toutes sortes de soins dès qu'ils étaient nés et ne pas laisser le réflexe de succion et l'attachement mère-enfant se déclencher, se souder,...
Ma maman m'a confié un des premiers bouquins sur l'allaitement qu'elle a lu, à ma naissance je crois. Un bouquin de la LL justement.
Il date de la fin des années 70 - début 80. Quel écart avec ce qu'on vit aujourd'hui. Dans le bouquin, l'auteur rêve d'une nouvelle génération de mamans où plus de la moitié des mamans allaiteraient, parce qu'à cette époque là, elles ne dépassaient pas les 30 ou 40% si ma mémoire est bonne...
Pour sa première fille, ma maman a eu un engorgement 15 jours après la naissance. Son pédiatre lui avait alors dit: "oh, votre lait n'est plus bon. Et puis vous pouvez arrêter là, 15 jours, vous avez allaité bien assez longtemps!". Radical.
Ma grand-mère m'a raconté qu'à la naissance de mon papa (dans les années 50, donc), à la maternité, le pédiatres lui ont laissé le bébé dans la chambre, c'était déjà une exception, mais ils lui ont ordonné de ne le nourrir (au sein) que toutes les 4h. Mon papa alors bébé pleurait et hurlait tout le temps. Mon arrière grand-mère, pleine de bons instincts passait son temps à dire à sa fille: "mais tu vois bien qu'il a faim!", mais à cette époque-là, on a cru que les pédiatres avaient raison, ils étaient médecins, non? Et ma grand-mère, émerveillée de voir que les principes s'inversaient à nuoveau aujourd'hui de me confier: "et le pire, c'est que je les ai écouté!!! Enfin, en tout cas pour le premier" Mais tout de même...
Ce sont eux, les médecins, les pédiatres, qui les premiers, sans forcer les mamans à passer au biberon, ont cassé l'instinct maternel, ils savaient mieux que les mamans, il ne fallait pas écouter les bébés, ils opéraient les nouveaux-nés sans les anesthésier, parce qu'ils n'étaient pas capable de sentir quoi que ce soit... !
Ils ont tout saboté. Mais on en parle à peine.
Et aujourd'hui encore, souvent ce sont malheureusement des professionnels de santé qui sabotent et avortent les allaitements.
Qu'est-ce qui arrive si une maman n'est pas un peu bornée et n'est pas décidée à s'écouter et à allaiter son bébé? Qu'est-ce qui se passe?
* On lui dit à la maternité au moindre problème (et dans une maternité pro-allaitement avec label "ami des bébés", c'est le comble!) que certains bébés n'arrivent jamais à têter, que c'est comme ça.
* On lui dit que sa bouche est normale quand il y a un immense frein de langue.
* On lui confie un tire-lait des années 30' pour déclencher une montée de lait qui bousille tout de suite les seins fragiles et on se moque de vous quand vous osez dire que ça fait super mal un tire-lait (qui n'a pas différents niveaux de puissance)... vraiment, vous dites n'importe quoi...
* On pousse sur la tête du bébé pour le forcer à prendre le sein quand il n'y arrive pas et ça ne choque personne que le bébé se cambre en arrière... vraiment il est énervant votre bébé à ne pas se laisser faire...
* On lui fait une ordonnance pour un tire-lait uniquement pour une durée d'un mois....après ça devrait aller, non?
* On lui dit à la PMI qu'elle ferait mieux de passer aux biberons si le bébé ne prend pas assez de poids... de toutes façons, vous n'allez pas y arriver...
* On lui dit, toujours à la PMI, que ça ne sert à rien de tirer souvent son lait pour augmenter sa lactation: de toute façons, la montée de lait a déjà eu lieu: c'est inutile, voyons...
* On lui demande chez le pédiatre si elle allaite toujours le bébé avec un sourire en coin quand on pose une question sur le sommeil fragile du bébé et on lui dit, ben si vous avez le courage de continuer... il dormira sans doute mieux quand il sera passé au biberon...
* On lui confie une ordonnance pour une pillule avec ses bagages quand elle quitte la maternité...sans mentionner que ça peut affecter la lactation, déjà fragile...
* On lui dit: encore au sein? Mais il va vous faire des crevasses! Quand le bébé hospitalisé et terrorisé cherche à être réconforté.
* On lui dit d'un ton péremptoire à la PMI que les pics de croissance ça n'existe pas, que c'est n'importe quoi et que le bébé n'a pas à têter autant... que toutes les 4h (oui, ça existe encore), ça peut largement suffire...
* On lui dit, à l'hôpital, que s'il tête plus de 8 fois par jour, il ne comprendra jamais le rythme jour / nuit.
Si la prise de conscience des professionnels de santé s'accélérait, les dégâts sur l'allaitement et les relations mère-enfants seraient différents.
Pourquoi les mamans arrêtent vite l'allaitement? Si on omet les cas où la maman, n'aime pas ça et est mal à l'aise avec le fait d'allaiter son bébé.
Les mamans, elles écoutent avant tout leurs médecins. Ce sont eux qui cautionnent voire poussent les discours sur les bienfaits du lait en poudre.
C'est à mon sens un grave problème. D'autant plus grave qu'ils ont eux les clefs pour distinguer les études payées par des industriels des études indépendantes sur les bienfaits de l'allaitement. Ils ont un rôle clef dans les croyances des mamans sur ce qui est bon pour leur bébé. On peut labeller ça de la corruption intellectuelle. Des gros mensonges. Des mauvaises formations. Mais aussi un manque total de rigueur professionnelle.
Ensuite, les mamans lisent des magazines qui ne racontent que des histoires qui font plaisir à leurs annonceurs. Je travaille dans les médias, je suis très bien placée pour vous dire qu'il ne faut jamais, jamais croire ce qu'on dit dans les magazines. Il faut une bonne dose de discernement et de distance pour lire la majorité de la presse parentale. Mais que font les journalistes? Jamais ça ne leur pose de problèmes de conscience de juste recopier le discours de leurs annonceurs, au lieu de creuser, d'investiguer? Où est leur sens critique? Leur indépendance de pensée?
Bref, à mon sens, on évite le vrai problème en croyant que ce sont les industriels qui nous empêchent d'allaiter nos enfants.
Ceux qui influencent les mamans sont d'abord les médecins, ensuite les journalistes.
Mais vous savez quoi? Internet change tout ça. Les gens se parlent. Les gens refont confiance aux conseils des leurs pairs.
Parfois avant ceux de leur médecin. Les conseils des médecins ne sont pas à prendre à la légère. Mais avoir à portée de mains mille avis qui ouvrent un champs des possibles sur des solutions jamais évoquées par une majorité de médecins nous pousse à prendre sa santé et la santé de ses bambins en main. A prendre un peu de distance vis-à-vis des discours de ceux qu'on paye pour s'occuper de notre santé. On ouvre les yeux. On se pose enfin plus de questions. Un circuit parrallèle d'information et d'influence existe. Et il est beaucoup plus puissant que ce qu'on peut s'imaginer. Et les industriels écoutent ce que les mamans se disent. Et ils prennent note.
Et aujourd'hui, plus de 50% des mamans allaitent leur bébé à la naissance.
Et hier, pour la première fois, sur un site dédié aux mamans, ce n'est pas une pub pour un biberon ou du lait en poudre que j'ai vu.
Mais une pub pour quelque chose qui faciliterait mon allaitement. Une pub pour un nouveau tire-lait...
Les temps changent ;-)
Véronique.
Maman d'Anton.
Bonjour Veronique et merci pour ta reponse,...c'est toujours interessant.
Je suis d'accord avec toi. Je ne voulais pas dire qu'il n'y a QUE les industriels qui sont en cause. Mais il ont quand meme un sacre interet a tout ça (remplacer l'humain par les objets qu'il fabriquent). Tout ce gachis est le resultat de nombreux phenomenes ou les industriels sont impliques. Bien-sur (et je suis bien placee pour le savoir puisque j'ai fait des etudes medecine) les medecins y sont pour quelque chose (c'est d'ailleurs la rasion pour laquelle j'ai une une baisse de lactation).
Enfin, il faut peut-etre tout simplement se demander "a qui profite le crime ?". Au medecins qui ne savent rien et ne cherchent pas souvent a en savoir beaucoup plus et vont vers la "facilité". Je me demande souvent si ce n'est pas intentionnel (mais la, j'exagere un peu je pense...) car des otites, c'est bon pour le fond de commerce. Ils sont completement influences par les industriels dont les commerciaux viennent les abreuver regulierement de leur discours errones (moi qui en cotoient, je sais que certains inventent n'importe quoi). Tous ces petits cadeaux (post-it,affiches...), ça ne parait rien, mais ça fait de la publicite deguisee lorsque l'on indique le prochain rendez-vous dessus pour les parents. Tout ce que font les industriels, c'est destine a leur fond de commerce a eux. C'est sur. Bien-sur, les medecins ne sont pas assez rigoureux et ne se posent pas assez de questions, ça c'est evident. A eux de faire preuve tout simplement de bon sens. Je vais vous dire, les pediatres disent souvent en plaisantant : "en pediatrie, le probleme ce n'est pas les enfants, mais les parents". Je trouve ça tres grave. Oui, les parents insistent parfois, mais ils connaissent leur enfant et veulent le mieux pour lui. Donc, il faut que les pediatres ecoutent les parents et leur desir d'allaitement. (entre autres evidemment).
Voici, deux petites anecdotes sur ces aventures qui me sont arrivees quand je relactais. Je suis allee a la pharmacie et je devais acheter du LA (beurk) et du motilium ou quelque chose comme ça pour ma relactation. La pharmacienne m'a dit texto "l'allaitement c'est pour faire plaisr aux mamans, les etudes je n'y crois pas". Autant dire que je n'y suis pas retournee (sauf une fois en extreme necessite). Si les pharmaciens, completement intoxiques par les commerciaux de LA disent cela, c'est TRES grave a mon sens. Une autre fois, j'ai ete signaler dans une autre pharmacie qu'il etait interdit de faire de la publicite (affichee sur leur vitrine) pour le lait premier age (avec le texte de loi et tout). La pharmacienne m'a dit que la commerciale les avaient encourages a le faire, qu'il n'y avait pas de probleme. La semain suivante, ils avaient enleve le numero "1" de primier age (une petite victoire pour moi). Comme quoi, les industriels profitent de l'ignorance et de l'incompetence de beaucoup (pas tous) professionnels de sante, je suis bien d'accord. Je crois qu'il y a (le terme est un peu excessif je sais, mais c'est un peu ça l'idee), "association de malfaiteurs". Les industriels savent que les parents ecoutent les medecins et c'est pour ça qu'ils les ciblent (de meme pour les medias).
Que tout le monde (enfin beaucoup de monde) ait suivi les conseils des medecins qui voulaient s'opposer (pour prendre le pouvoir je pense) aux bonnes pratiques des femmes qui connaissaient l'allaitement, je suis a fond d'accord avec toi. Peut-etre aussi la fascination pour la "technologie" et le rejet de la tradition (perso, je ne me jette pas dans les traditions, mais je crois qu'il faut tout etudier objectivement)...
Il y a surement d'autres raisons que je ne connait pas encore, a ce phenomene...
Pour ce qui des magazines, je suis tres interessee par ce que tu as dit. D'ou l'interet de lire de l'"alternatif" et surtout de faire confiance a son coeur et a son bon sens. Decidement, il faut beaucoup de force de caractere pour faire ce que l'on sent de bon (dans la vie en general) et de resister a toutes les pressions exterieures, quelles qu'elles soient.
Tous les exemples que tu donnent sont pour moi le resultat d'un melange entre l'inconsistance medicale dans certains domaines (peut-etre en toute bonne foi d'ailleurs pour la plupart) et l'interet des industriels dont les profits sont mis en peril par l'allaitement. Imagines que toutes les femmes allaitent 4 ans, sans poussette, sans lit special, sans couches jetables, sans mobiles,et j'en oublie, tu imagines le "drame"! De meme, presque plus d'otites ou d'allergie aux proteines du lait de vache a soigner (la je suis surement un peu cynique, mais je ne peux pas m'empecher d'y penser, desolee). Bon, si les medecins aidaient correctement les mamans qui ont des soucis d'allaitement, je pense qu'ils pourraient gagner leur vie, mais au moins ce serait pour la vraie bonne sante des enfants, ce qui est leur metier ! Mais nous, on se debrouille sans eux pour le momeent ou presque ! Mais combien d'allaitements echoues et de regrets a vie pour toutes ces familles.
J'espere que tu dis vrai et que les temps changent. Je le crois aussi. Enfin, je veux le croire. Et je veux aussi participer et aider a ce changement. Je metterai ma petite pierre a l'edifice. Je ne supporte pas l'idee de ne rien faire (ça c'est pour mon ego peut-etre ou juste par ce que veux faire profiter les autres de tout ce bonheur dont j'ai la chance de beneficier). Je veux continuer la chaine.
Merci mille fois Veronique pour ta reflexion qui est toujours riche et reflechie. J'avais oublie de dire pelin de choses. Je progresse tout doucement.
A bientot super mamans et desolees pour le "hors sujet" mais je crois qu'il faut juste ouvrir les yeux. Ca nous donne de la force pour continuer a mener un allaitement, parfois contre l'avis de notre entourage. Merci a Internet, donc.
Bises d'amities a toutes, continuer a vous battre pour juste ce qui est normal pour un bebe : teter sa maman.
Cecile, maman de Matthieu, 2 ans. (ancien prema, relactation a 4 mois, travail a temps plein et ...c'est a peu pres tout !).
Cécile,
Maman de Mathieu.
(A nous 2, on a donc un oeil sur les pratiques des médecins & des médias.
Ca fait deux beaux regards complémentaires ;-).
Puisque tu veux tout savoir...
Les médias sont souvent très arrangeants avec ceux qui les financent, ceux qui leur achètent des pages de pub.
C'est malheureux mais rares sont les magazines qui vivent d'abord parce que les gens payent pour les lire. Souvent la publicité les fait vivre.
Alors parfois, si un article ne plait pas à un annonceur qui leur achète 10% de leurs pages, il menace tout simplement de ne plus leur acheter de pub.
Il le boycottent pendant 1 an. Ou 2. Ou à vie...
En échange de financement, les magazines acceptent parfois de faire des suppléments avec des thèmes spéciaux qui sont justement le même thème que le dernier produit lancé par l'annonceur en dernière page de ce supplément. Ils ne relisent pas tous les articles, mais cherchent à orienter et à faire produire aux magazines des contenus qui vont dans leur sens.
Certains journaux ont un peu plus d'indépendance que certains magazines, mais comme les journaux sont quasi TOUS détenus par des industriels, ils ne critiquent quasi jamais les agissements des sociétés aux mains de leurs propriétaires. Heureusement, si on fait un panachage de lecture de différents titres de journaux, on arrive à avoir un avis plus nuancé.
Mais la vraie bonne nouvelle c'est définitivement Internet. Là on trouve des sites payants d'information SANS pub, type rue89, mediapart,...
Et puis, les gens s'échangent des supers bons plans, des avis super sensés, comme ici...
Et il y a aussi des médias qui informent les parents différemment. Moi je suis d'origine belge alors je lis Le Ligueur, je suis abonnée à "Le Journal de Votre Enfant". C'est édité par une association "La Ligue Des Familles" et le discours est nettement plus indépendant et intelligent que dans certains magazines parentaux (je me rends compte que les magazines, on peut les lire en ligne, ils se lisent chaque mois, selon le dévelopement de l'enfant, courez y jeter un oeil: http://leligueuretmonbebe.citoyenparent.be/sommaire/10/votre-enfant-a-deja-8-mois.cfm)
Tu as raison, les industriels font beaucoup de pression sur les professionels de la santé.
Ma pédiatre, quand mon mari lui a demandé des informations sur la diversification alimentaire, elle lui a donné 2 feuillets avec les aliments pour chaque étape de développement. Quand il rentre, je regarde les feuillets, je les lis attentivement pour m'informer, puis je me rends compte que dans les exemples types de menu, on ne parle que de lait en poudre. Je dis à mon mari, c'est dingue, plein de mamans allaitent encore à 6 mois et les feuillets font croire qu'après 6 mois, les bébés ne consomment que du LA, il y a un souci... Et là je regarde bien le feuillet et je vois en bas: un logo discret d'une marque de LA. Donc tu as raison, ils tentent d'influencer autant qu'ils peuvent. Mais les professionnels de la santé ont bien réussi à résister aux lobbys du tabac, ils se mettent à résister aux lobbys de l'alcool (enfin un peu). Alors, on finira bien par se rendre compte que le LA peut être bien utile parfois (moi même sans lui mon fils n'aurait pas eu un développement optimal...) et finalement c'est une bonne chose qu'il existe en tant que complément ou supplément (il peut sauver des vies, d'un point de vue médical), mais que la lait maternel lui est supérieur et préférable.
J'ai confiance, on va y arriver.
Parce que la vision de l'allaitement, c'est aussi une question de mentalité, de vision de société.
Et les visions changent avec les époques. Il ne faut pas oublier que la France est le pays d'Europe où les femmes allaitent le moins longtemps!
En France, on aime ce qui est cartésien. Très peu pour les français l'instinct. Et ça donne un fort pouvoir aux médecins.
Des pays comme l'Italie sont nettement plus maternels, dans l'oralité, le contact proche mère-enfant.
Mais le vent tourne.
LE magazine féminin qui fait les tendances, ELLE, a fait une pleine page cet été sur "Allaiter Glamour". Incroyable. Inimaginable. Allaiter, c'es glamour, si c'est eux qui le disent...
Les people, qui inspirent tant de femmes qui rêvent d'une vie plus rose, se mettent à allaiter, telle Salma Hayek, qui en visite humanitaire s'est mise à allaiter une petite fille que sa maman n'arrivait plus à alimenter. Et la vidéo a fait le tour du net: http://www.voici.fr/potins-people/les-potins-du-jour/video-salma-hayek-allaite-un-bebe-africain-276382#
Ce qui cartonne en ce moment? Le bio, le naturel, l'authentique, le retour à de vraies valeurs en réponse à la crise. Et même les industriels sont obligés de se remettre à re-faire les bonnes choses d'antan. Même le groupe Lactalis qui avait arrêté toute sa production de camembert au lait cru (soit-disant source d'infections) (il fabrique tout de même 60% des camemberts AOC, c'est énooorme), a du faire marche arrière, il va se mettre à en re-fabriquer, les gens sensibilisés, se sont remis à lire les étiquettes et le lait cru est redevenu un critère d'achat qui a fait baisser leurs parts de marché...
Ce que font les femmes en temps de crise, quand leurs opportuntés d'évolution et d'augmentation sont proches de zéro? Des bébés. Je ne vois que ça. Des femmes enceintes partout.
Alors peut-être que ces femmes enceintes, portées par une envie de vivre mieux, par une pensée nouvelle qu'allaiter c'est tout sauf régresser, se mettront à allaiter, et elles en parleront autour d'elles, et elles chercheront des infos sur Internet, et elles y trouveront peut-être toutes les ressources pour y croire et ne pas laisser tomber...
Peut-être même que la sécurité sociale et les employeurs vont finir par favoriser l'allaitement, il deviendra l'objet de campagnes de santé publique, parce que ça fera économiser beaucoup de remboursement de soins à l'état en manque d'argent, et ça fera économiser beaucoup de jours d'arrêt maladies aux mamans qui travaillent. Allaiter, l'allié d'une meilleure rentabilité... C'est déjà ce qui est en train de se passer aux States. Si, si.
On peut toujours rêver...
Mais il se peut que les chose soient un tout petit peu en train de changer.
Véronique D en mode positif...
Bien gérer son allaitement, même suite au réduction mammaire, on n'a pas forcement besoin des suppléments, ni DAL. Témoignage
L'opération a très bien réussi, le résultat était magnifique, j'étais enfin mieux dans ma peau. Tellement mieux dans ma peau que je me sentais enfin prête pour accueillir une petite vie… et, neuf mois plus tard, j’apprenais que j'étais enceinte !
J’avais entre-temps passé des mois à me renseigner sur le maternage, l'allaitement, l'accouchement à domicile… Parfaitement renseignée sur les bienfaits incomparables de l'allaitement maternel, j’ai donc pris soin de commander à La Leche League LE livre concernant l'allaitement après une réduction mammaire. Un mois avant la naissance, je l’avais bien en tête, et j'ai lu en plus L’art de l’allaitement maternel, concernant l'allaitement "classique".
J’étais donc prête à l’éventualité de devoir donner du lait artificiel (ou du lait maternel offert par une amie) en plus de mon lait à mon bébé. Je savais quel serait le meilleur moyen de le donner : via un dispositif de complémentation au sein, ou DAL.
La naissance de ma puce s'est passée dans le calme le plus complet, à la maison, avec mon homme. Nous avons accueilli un bébé on ne peut plus serein. Ma fille n'a pas été assommée par tous les traitements médicaux routiniers en hôpital, ni par une péridurale, n'a pas non plus été traumatisée par tous les gestes iatrogènes des médecins. Elle a commencé sa petite vie de la manière la plus tranquille possible, et elle a tété à son rythme, tout le colostrum qu'elle voulait !
Trois jours après, j'ai eu ma montée de lait. Pas du tout douloureuse, pas d'engorgements, pas de crevasses ! (j'ai pris soin de mettre de la lanoline sur mes seins après chaque tétée pendant près de trois semaines).
Je surveillais le nombre de pipis que faisait ma fille, pour savoir si elle avait assez de lait. Je la pesais aussi chaque jour pour vérifier qu'elle prenait du poids. Tout semblait bon, mais je ne pouvais m'empêcher de m'inquiéter, comme toutes les mères, et d'autant plus celles qui ont un risque de lactation plus faible...
Quelle ne fut donc pas ma surprise, et mon bonheur, lorsqu'une amie sage-femme m’a dit que je débordais de lait, et que ma balance me l’a montré !! Ainsi donc, mon opération n’avait pas affecté ma lactation ! Ca tient du miracle ! En général, les conduites se reforment avec la grossesse et la succion d’un bébé. Les nerfs sont censés se reformer au bout d'au moins 18 mois, mais visiblement, cela doit dépendre des femmes et des chirurgies, car mon opération n'avait eu lieu qu'un an auparavant. J'ai donc une chance incroyable : ma chirurgienne a dû faire un travail parfait, et mon corps a dû se remettre vraiment très rapidement. Je suis au comble du bonheur, car je peux donner à ma fille ce qu'il y a de meilleur : mon lait, en plus de tout mon amour...
Ma fille tète quand bon lui semble, je lui fais confiance car c'est elle qui sait quand et combien elle doit manger. En gros, elle est au sein tout le temps quand elle ne dort pas, que ça soit pour se nourrir, ou tout simplement pour se réconforter. Evidemment, elle dort auprès de moi, dans mon lit, pour pouvoir téter la nuit aussi, et nous passons de merveilleuses nuits de sommeil! La journée, je la porte en écharpe pour pouvoir l'allaiter tout en vaquant à mes occupations. C'est aussi tout ça qui a permis à mon corps de produire assez de lait, malgré l'opération qui a quand même dû abîmer quelques canaux lactifères.
Ma fille a aujourd’hui 8 semaines, et depuis sa naissance elle n’a reçu que mon lait. Elle grandit merveilleusement bien, elle prend du poids, et elle respire la santé ! Nous sommes parties pour un allaitement très long je crois.
Vanessa. Sept 09.
Les NUITS avec ou sans DAL?
Ce n’est pas facile du tout de doser les compléments d'ailleurs.
Quand je diminue de trop, ma fille me tète toutes les deux heures la nuit et c’est très fatiguant même si j'adore ça car ce sont des tts sans DAL.
Hier elle m'a tétée la nuit tout les heures ou presque par manque de repos j'ai pas pu me lever et conduire ma fille à l'école (j'avais en plus une migraine !). Une nuit ça va, mais plusieurs de suite devienent vraiment hard alors le soir j'augmente un petit peu la dose et cette nuit elle m'a tété que deux fois donc j’allait mieux et j'étais moins fatiguée.
bises à vous toutes
cynthia
Allaiter en écharpe, bien vivre la période DAL = bien vivre! De Géraldine.
Tu as décrit parfaitement LA Maman Comblée (et épouse parfaite) tel que l'envisage notre société.
Et dès la première action, j'étais out (car comme toi, ça fait 2 ans 1/2 que je ne repasse plus.) Finalement, quelle libération !
Quand à se coiffer et se maquiller, l'envie reviendra bien un jour, mais c'est plus la priorité.
Plus sérieusement, pas de tétines pour nous (lui en tout cas, c'est niet!), ni de transat (il me fait comprendre en 1 instant qu'il n'est pas question qu'il y séjourne même temporairement...), ni de poussette (trop galère! et puis il y a déjà le gd frère, qui va bientôt s'en passer totalement).
Dans l'écharpe, le noeud en pagne parisien me convient bien. Mais mes seins sont tous petits et j'ai beau plaquer mon BB contre moi, j'ai l'impression que ma morphologie atteint les limites de la théorie. Je panache un peu tous vos conseils (maintien de la nuque en ballade, noeud mieux attaché, passer mes mains sous l'écharpe pour lui montrer mon sein, le lui mettre dans la bouche parfois, écarter les pans pour regarder ce qui ne va pas). Dans ces moments là, j'essaie de devenir un pur esprit et de faire abstraction de mon corps (et des passants qui pourraient me regarder avec des yeux ronds ou ceux qui disent "haaaaaaa !! mais il ne respire pas!!! "" !!;-!!
Je vais surveiller le poids de Lorenzo (comme depuis 2 mois, de toute façon) mais c'est pas facile de distinguer si une perte / prise de poids est due à l'écharpe / dompéridone / quté de DAL ... Car cette semaine, il a enfin eu une prise de poids "OMS". Ca motive bcp!
Je pense aussi que c'est le maternage moderne qui nuit à la lactation. Merci à toutes pour vos témoignages! Ce forum est une bénédiction, car on se pose toujours trop de questions, et on apprend bcp aussi. Et dire que normalement, on devrait parler de tout ça avec nos mères, tantes, cousines, voisines, copines, de façon tout à fait naturel.... mais hélas, nous sommes trop rares à choisir ce mode de maternage. (mode de vie?)
Bises à toutes!
Géraldine
PS. ci-joint quelques photos de l'instant, ça me fait plaisir de vous avoir!
Inceste. Anonyme
Anonyme.
Morsures. Aiii!
Ben c cool, je voulais vous dire que tout est rentré dans l'ordre avec Wendinette : elle pince plus et mord plus !!! OUffffffffff le Père Noël a du m'entendre et m'apporter ce kdo de noël avant l'heure : je peux continuer à allaiter Wendy sans avoir mal !!!!
j'ai appliqué vos conseils et je donne si elle pince un peu trop, des joujoux à mordre à la place de mon néné !
Bref hasard ou conseils qui marchent ou les deux, la miss ne me fait plus mal et la coupure est déjà cicatrisée, je sens plus rien *SUpeR*
Je croise pour que ça dure !!! Les bons moments de la tétée sont reviendus et c super cool ;)
Sinon pour la chaise ben elle a une super ceinture de sécurité pour pas tomber !
Bisous à vous toutes
Cynthia
Les Conseilles des expertes. les mamans expérimentées.
Morsure
La première réaction est souvent de sursauter et retirer bébé du sein ; attention aux bébés hyper sensibles qui pourront faire ensuite une grève de la tt. Contrôler sa réaction, la modérer peut éviter d'effaroucher le bébé.
- Attirer le bébé le plus près du sein pour qu'il relâche de lui même : c'est un réflexe naturel quand on sent que le nez est obstrué. Certaines mères pincent légèrement le nez de leur enfant, d'autres glissent un doigt entre les gencives du bébé.
- Etre attentive au bébé quand il tète , le regarder dans les yeux, lui parler peut diminuer les risques.
- Reconnaître la fin d'une tétée : anticiper si une tension est développée dans la mâchoire ou si le bébé mâchouille. Dans ces cas : briser la succion et enlever l'enfant du sein.
- Bonne position au sein : l'enfant bien installé, avec la bouche bien ouverte pour que le bébé concentre son attention sur la succion (si forte poitrine, bien soutenir le sein pendant la tétée).
-Enlever le bébé du sein si il dort en introduisant le doigt plus loin que les gencives puis sortir le mamelon. Au pire le doigt sera mordu.
-Maintenir une production lactée abondante : certains bébés sont frustrés parce qu'ils ne reçoivent trop peu de lait du sein.
- Etre attentif aux comportements précédant la morsure : parfois certains bébés mordent parce que leur mère parlent ou interagit avec ses autres enfants.
- Favoriser les tétées détendues (en musique, allongée, dans la semi obscurité), certains bébés peuvent mordre en réaction à l'anxiété de leur mère.
- Féliciter le bébé quand il ne mord pas.
Si le comportement persiste ...
- Arrêter la tétée pour que le bébé ne soit pas tenté de faire sursauter sa mère par jeu et exprimer clairement l'effet de la morsure.
- Proposer un objet- que le bébé peut mordre en lui expliquant la différence entre l'anneau de dention et le sein ...
- Déposer rapidement bébé sur le sol pour qu'il comprenne que mordre apporte des conséquences négatives.
-Garder un doigt levé près de la bouche du bébé pour briser la succion rapidement s'il tourne la tête, il comprendra qu'en tournant la tête, il perdra le mamelon de la bouche.
Le bébé ne comprend pas qu'appuyer ses dents sur le mamelon fait mal, il va apprendre quoi faire avec ses nouvelles dents quand il tète.
Allaiter avec infection, médicaments
Suis très embêtée après avoir tenter de me soigner grace à des médicaments à base de cranberries durant près d'une semaine, je me suis rendue chez médecin homéopathe qui m'a donné un antibiotique en une prise. Il m'a conseillé cette solution en m'indiquant qu'il fallait que j'arrête d'allaiter pendant 48H minimum...
Estce que qqn à une autre solution à me proposer sachant qu'une douleur au rein commence à poindre!
Camille de plus diversifiée depuis 15 jours environ est très constipée, je ne veux donc pas lui donner de LA mais n'ai pas assez de lait maternel en réserve.
Merci d'avance à toutes!
Bon courage à toutes les superwomen que nous sommes toutes
N. P.
Coucou,
Moi, je suis la specialiste des infections urinaires. J'en ai une centaine au compteur et j'ai "use" plus d'un urologue au Quebec comme en France.
Bon, specialiste, on s'entend... Vu que je n'ai jamais cesse d'en avoir, c'est que mon expertise reste encore a affiner...
Enfin, de mon cote, a l'origine, j'avais des ureteres mal implantees, des reflux, etc., donc y a un passe!
Bref, surtout, surtout, ne pas laissez trainer une infection, justement avant qu'elle n'atteigne le rein. La 1re chose a faire avant de prendre quoi que ce soit, c'est de faire une analyse urinaire. L'antibiogramme determine les antibios qui marchent et ceux qui ne marchent pas, donc fondamental avant de prendre qq chose.
N'importe quoi d'arreter l'allaitement. Y a qd meme des antibios compatibles. J'ai mene 2 grossesses sous antibios (OK, ce n'est pas classique et reserve aux "cas" comme moi...) et depuis mon accouchement de janvier, j'en ai deja fait deux, soignees par Augmentin et Oroken. Donc, fais une analyse meme si tu as deja pris qq chose (ca doit etre Monuril, non?). Si tu as mal, c'est que les microbes sont la et l'analyse devrait les mettre en valeur. Precise au labo ce que tu as pris. En 48 heures, tu auras les resultats et fais-toi faire une prescription compatible.
De mon cote, j'ai teste medecine chinoise, ostheopathie... La, je me lance ds l'homeopathie en y croyant fort. Mais c'est un traitement de fond et de prevention. Une fois que l'infection est installee, tu ne peux que te soigner avec antibios. On rigole pas avec ca! La canneberge, c'est tres bien aussi pour eviter les rechutes mais ca ne marche qu'avec le germe Escherichia Coli.
Mais on preserve son allaitement aussi!!!!!!!!!! Ton homeopathe me semble avoir ete un peu leger sur ce coup (pas d'analyse urinaire et l'arret de l'allaitement le temps du traitement...).
N'hesite pas si tu as d'autres questions.
Si tous mes soucis de toujours peuvent servir, c'est chouette!
JO
Oser fréquenter une réunion lll avec un DAL. Est ce qu'on qualifie vraiment d'allaiteuses? Témoignage d'une maman.
ça y est j'ai osé.
J'ai eu ma première réunion avec DAL hier après-midi. Je sais qu'on l'a évoqué lors de précédents échanges.
Alors, c'est sûr, ce n'est pas évident parce que forcément les autres mamans ne connaissent pas et sont un peu intriguées. A la fin de la réunion, certaines sont venus voir comment cela fonctionnait. Il y en a même une qui m'a dit que c'était courageux.
Je pense que montrer son utilisation lors des réunions peut aider les futures mamans. Elles savent que si la mise au sein ou que le démarrage ne se passe pas trop trop bien avec leur bébé, il existe toujours un système pour évincer le biberon, qui n'est finalement pas si compliqué que ça, une fois qu'on le maitrise, et qui permet de garder et prolonger son allaitement maternel. Et là, je vous assure que j'ai fait un énorme travail dans ma tête pour parler comme ça. Parce que ce n'était pas ce genre de discours que je tenais il y a quelques semaines à propos du DAL.
Voilà.
Je diminue aussi comme Pauline un peu la quantité de lait, mais ce coquin me fait n'importe quoi depuis quelques jours. Il pleure pas mal et veut surtout être porté et que par maman, bien sûr.
Alors, un conseil les filles, n'hésitez pas à aller au réunion avec vos DAL, cela permettra aux autres mamans de faire sa connaissance.
Bonne journée à toutes.
Sylvie
(maman d'Alexandre 9 ans, Bastien 5 ans et demi et Ronan 5 mois)
IgA, IgG, et IgM A chaque âge le taux qu'il faut
Je veux juste ajouter une chose à cette discussion, après les super commentaires d'Isabelle et Charlotte.
Quand tu dis le "lait se concentre"... c'est plutôt certaines choses présentes DANS le lait qui se concentrent... se sont essentiellement les anticorps!
((Ceci n'est PAS VRAI avec les graisses, les vitamines, les calories etc. Eux, ils peuvent variés pendant la lactation, mais quand bébé prend moins du lait il reçoit moins de calories, des vitamines, etc. C'est pour cela qu'il faut donner autre chose (LA) si la quantité produit par "x" maman n'est pas suffissent pour que bébé prend bien du poids.))
Dans le Colostrum, bébé reçoit la plus grande concentration des IgA, IgG, et IgM.
Par exemple: il reçoit dans 100ml de colostrum 1800 IgA. MAIS..... pour avoir consommé 100 ml de colostrum, il faut qu'il tète TRÈS bien... disons 10 fois dans la première journée pour avoir reçu cette quantité!! Pourquoi? Parce que le colostrum est un produit très épaisse, et il est plutôt livré dans des très petites quantités par tétée... à peu près 5 à 7 ml par tétée de 15 - 30 minutes!!! Le bébé qui ne tète que 2 - 3 fois dans la 1ère journée va recevoir que 15 à 21 ml dans la journée, PAS 100ml! Donc, ce bébé va recevoir environ 360 mg d’IgA total pour sa première journée.
Regard ce qui se passe la 4ème journée... bébé maintenant reçoit du lait en plus grand quantité pour chaque tétée... plutôt 30ml par tétée, donc pour 10 tétées en 24 h: 300 ml pour la journée. Il n'y a que 100 mg/100ml de IgA maintenant, MAIS bébé boit beaucoup plus! (Sauf pour les gourmandes à la naissance qui consomme 100 ml de colostrum donc 1800 mg/100ml de IgA.
A la "fin" de la lactation, quand le sevrage est en cours, le bébé tète souvent que 2 à 3 fois par 24 h, voir 1 fois, et à la fin, même pas tous les jours. Ce lait ressemble beaucoup au colostrum: avec encore un taux très élevé de IgA... encore bébé/enfant reçoit des grands quantités de IgA même s'il ne tète qu'une fois par jour! Ca c'est la concentration des immunoglobulines. C'est pour protéger l'enfant.
Pour "nos" bébés qui prend un lait en quantité moins que nécessaire pour leur bon développement au niveau de poids, pour des raisons variés et différents, nous ne savons pas grand chose sur cette concentration. Il n'y a pas à ma connaissance des études sur le lait des mamans qui ont eu une réduction mammaire. Ni pour les mamans adoptives qui n'ont pas eu une grossesse... (sauf que nous savons qu'elles n'ont pas de la phase colostrale). "Personne" ne s’y intéresse... et les mères probablement voudront donner TOUT leur lait au bébé et pas à la recherche!
En fin de compte, nos bébés reçoivent beaucoup de bonne protection pendant tout le temps qu'ils sont allaités, et ceci a un effet positif aussi sur le développement de leur système immunitaire à la longue de leur vie! C'est pour cela qu'il y a moins de diabètes chez les bébés allaités... c'est une maladie de défaillance immunitaire. Moins de cancer de leucémie infantile... même raison.
Ce qu'on donne à nos enfants c'est un cadeau à la vie...des protections même reconnues d'une génération à une autre, qui passent dans le lait d'une grand-mère à votre petite fille, quand le lien par l'allaitement est en continue! Dans mon cas... non-allaitée moi-même, c'est un début qui commence et qui peut protéger mes petits enfants (quand ils arrivent....)
Bonne continuation à toutes!!
Léa
Animatrice LLL Paris English;
Consultante en Lactation IBCLC;
maman de 3 enfants, maintenant jeunes adultes, tous allaités à la LLL,
Accrochez vous, il vaut la peine. De Blandine.
Avant de partir, je voulais tout de même laisser mon témoignage, car il pourra donner du courage à celles qui se reconnaîtraient un peu dans ma situation :
Je suis maman d’un petit Marius, qui vient d’avoir 15 mois et que j’allaite toujours !!! (En partie grâce à ce forum qui m’a bien soutenue).
Je n’ai pas subit d’opération de chirurgie mammaire. J’ai rencontré des problèmes d’allaitement quand mon bébé avait trois semaines : peu de prise de poids, etc. Je n’ai pas la raison exacte des problèmes rencontrés car c’est à mon avis une addition de problèmes, mais plusieurs hypothèses, plusieurs « erreurs » qui ont conduit à une baisse de lactation :
- un complément donné au biberon à la maternité, que j’ai donné en pleurant car je savais qu’il ne le fallait pas, mais la puéricultrice a été plus forte que moi et a profité de ma « faiblesse » (hormones, fatigue…) pour me faire donner ce complément car mon petit pleurait beaucoup (normal, la nuit qui précède la montée de lait…),
- des crevasses très douloureuses, qui m’ont fait espacer les tétées un maximum (pour éviter la douleur et favoriser la cicatrisation), utiliser des bouts de seins n’importe comment (mauvaise stimulation, à un moment où il aurait fallu une bonne stimulation), bref, que des erreurs, que j’ai heureusement pu analyser après coup,
- à 3 semaines, mon bébé n’a pas pris beaucoup de poids, je vois une personne de la PMI qui me dit de compléter au bib, et pire encore, quelques jours après, une consultante en lactation qui me dit de faire la même chose,
- ensuite, il y a eu les problèmes de confusion sein-tétine, bien évidemment, ce qui m’a amené à prendre contact avec la Leche ligue (malheureusement pas présente dans la région lyonnaise, où je vis) et une des membres m’a mise en lien avec le forum « allaitement pour tous »,
- 100 fois j’ai failli arrêter l’allaitement, je donnais de plus en plus de bib, mais je voulais tout de même tout essayer. La soft cup n’a pas été une réussite, mais je ne connaissais pas encore le DAL. Je l’ai essayé une première fois, mais j’ai vite laissé tomber car je ne voyais pas de changement, puis j’ai réessayé une deuxième fois, bien déterminée cette fois-ci à tenir jusqu’à la diversification. J’ai donc utilisé le dal des 3 mois ½ aux 6 mois de mon bébé, avec un début de la diversification alimentaire à 5 mois. Depuis, je ne l’ai jamais ressorti. Pendant la même période, j’ai énormément tiré mon lait. Par contre, mon bébé prenait quand même des bibs quand j’étais au boulot, et ce jusqu’à maintenant, mais seulement 1 ou 2 bibs par semaine car je ne travaille pas tous les jours.
Quelques précisions :
En août (mon bébé avait 8 mois), j’ai été séparé de mon bébé pour le travail pendant 10 jours (2 fois 5 jours car je l’ai vu une journée au milieu). J’ai tiré mon lait 4 fois par jour, il a bu des bibs, mais nous avons pu maintenir l’allaitement, même si il lui a fallu quel que temps pour téter mieux (il tétait comme au bib).
Je n’ai pas tout fait pour que ça marche (par choix) : pas de co-dodo, 4 tétées par jours dès 5 mois, puis 3 actuellement, très peu de galactogènes, tisane, dompéridone, etc. Je ne devrais peut-être pas écrire cela, mais c’est mon allaitement que je raconte et pas forcément le meilleur des allaitements.
Et voilà, beaucoup, beaucoup de bonheur !!!!!!
Je vais finir sur une note un peu moins gaie : je pense que mon allaitement touche à sa fin. Mon bébé s’intéresse moins au sein depuis quelques semaines car il est beaucoup debout et s’intéresse plus à découvrir le monde qu’à téter. C’est une sorte de sevrage naturel dont je rêvais, mais qui vient de s’accélérer brutalement. Il a une gastro depuis jeudi. Je l’ai donc fait téter +++ (sein à la demande) mais il n’en voulait pas toujours car il était vraiment mal. Du coup, il a moins tété. De plus, il était très déshydraté. Nous l’avons réhydraté au bib car ça aurait été vraiment compliqué autrement, et dans ce contexte de début de sevrage naturel, j’ai laissé faire. Il tète moins bien maintenant, et très peu car il est encore bien malade. Je vois vraiment que j’ai moins de lait. Je laisse faire les choses. Ce matin, même malade, il avait super faim après la tétée. C’est très dur pour moi de penser à la fin, mais je ne tenais pas forcément à maintenir cet allaitement plusieurs années. Je commence à l’accepter, j’arrive à écrire ça sans pleurer (ou presque).
Enfin voilà, ce qui est sûr, c’est que j’ai toujours été « limite » en quantité pour mon bébé. Il y a un truc qui fonctionne bizarrement chez moi. Quand Charlotte dit qu’après un an, quelques tétées par semaine suffisent, ça n’est pas le cas pour moi, j’en suis certaine. Mais cela est probablement du aux problèmes du début.
Merci à celles qui m’ont lu. Si certaines répondent, je le verrai sur le site du forum car je vais aller jeter un œil ces prochains jours. Je n’avais pas prévu de quitter le forum à la fin de l’allaitement, mais je ne trouvais pas le temps d’écrire ce témoignage. Le hasard fait que ça tombe comme ça.
Bonne continuation à toutes. Ce que vous faites est vraiment génial.Courage pour les moments difficiles. Accrochez-vous, ça vaut vraiment le coup !
Une bise particulière à Isabelle, copine de la fac il y a quelques années, que j’ai retrouvé ici par hasard !!!
Blandine
Bonjour,
Je réponds depuis le site, j'espère que ça marchera.
Juste un petit mot pour vous remercier pour vos réponses et votre soutien suite à mon message. Et les compliments aussi, ça fait un bien fou, car j'ai tellement eu l'impression de me battre pendant de nombreux mois... C'est comme si j'avais gagné un combat ! D'ailleurs, je ne pensais pas allaiter si longtemps, mais c'est comme une revanche. J'ai été tellement jalouse de mes amies qui allaitaient sans problème autour de moi... et qui, bien entendu, n'allaitent plus depuis bien longtemps...
C'est très encouragent de vous lire. De toute façon, je laisse faire et on verra bien...
Vous n'allez pas me croire : lundi, quand j'ai écris mon message, je pensais vraiment ne plus avoir de lait et que la fin approchait très très vite. Mercredi, j'ai fait une lymphangite !!! C'est très curieux, je ne débordais pas de lait (je ne sais pas ce que c'est...) mais j'ai pris cette douleur sur l'extérieur du sein, comme une boule. Et surtout, j'ai cru que j'avais la grippe, alors que je me remettais enfin d'un gros rhume. J'étais au boulot, dans un état pitoyable, courbatures partout, frissonnements, fièvre, etc. J'ai fait tété ++ mon bébé en rentrant du boulot, et jeudi aussi, en le mettant dans le bon sens (menton en direction de la douleur), et vendredi matin, plus de douleur, et donc plus de grippe !
Donc voilà, Charlotte, je ne sais pas quand je t'enverrai ce message qui dira que "Marius n'a pas tété depuis plus d'un mois"...
Merci pour votre soutien ! (et Merci, Isabelle, pour les photos et les nouvelles de Clara, elles sont très belles).
Bises,
Blandine, maman de Marius, 15 mois
Note du 5 mai 2010 : Marius a finalement tété jusqu’à 20 mois, et là, j’ai vraiment la sensation que c’est lui qui a choisit. J’en suis très heureuse. J’attends la naissance de mon deuxième bébé d’un jour à l’autre. J’espère que cette fois-ci, ça se passera mieux, mais je connais un peu mieux les erreurs à ne pas faire.
Besoin de DAL pour problème pas encore diagnostiqué.
Dés le 1er jour, j'ai eu des visites et le soir mon bb pleurait bcp, alors l'auxillaire lui a donné une tetotte, je ne voulais pas, j'ai pleuré mais elle a reussi à me convaincre.Puis les catastrophes ont continué. Maxime ne grossissait pas, il perdait du poids, il pleurait, il a eu un ictére, de mon côté je n'avais pas de montée de lait, alors les auxiliaires m'ont dit qu'il fallait des complements car mon bb avait trés faim. Je ne voulais pas car je n'y croyais pas; pour moi toutes les femmes ont assez de lait sauf si chirurgie. J'ai encore pleuré comme jamais, je déprimais. Je leur ai dit que si il fallait absolument des compléments, je les donnerais avec une seringue ( pris pour une dingue)
Ensuite une auxi m'a dit que tout ce que je lisais était n'importe quoi ( DR J Newman). Puis j'ai eu comme des menaces "si bb ne grossi pas il devra allait en pediatrie où là..." alors j'ai gavé mon bb. Il a eu le frein de langue coupé
De retour a la maison toujours en pleur avec un grand sentiment d'echec j'ai commencé a appeller la LLL d'abord le numero de garde puis un animatrice de ma ville (Marseille). Elle m'a conseillé de venir l'avoir et là elle m'a dit que Maxime ne tété pas tres bien, il tetouillait, elle m'a expliqué la bonne succion. Puis elle m'a donné un DAL et m'a dit de continuer a lui donner le LA avec et de tirer mon lait. J'ai donc louer un tireuse electrique double pompe Medela. Rien ne sort juste 5Ml et encore toutes les 48h je pouvais lui donner 20ml. Dur dur.
J'ai vu mon pediatre qui a trouvé que Maxime allait tres bien et que je devais diminuer les DAL pour passer a un allaitement aux seins complet.
J'ai du lait qui sort de mes seins quand j'exprime, mes seins sont gonfés, ils picottent mais ils ne coulent pas dans mon soutient gorge. Je ne sais pas si c'est normal.
Aujourd'hui j'ai diminué les DAL, Maxime téte plus la journée. Les seul DALs importants sont ceux du soir. Voila ppour mon histoire
Je vais retourner chez la pediatre la semaine prochaine je vais lui reparler des frein de la levre sup et du palais pour voir si il n'y a pas de pb, j'ai rdv avec l'osteo apres le 14 juillet.
J'espere que tout va rentrer dans l'ordre car pendant ma grossesse je m'etais bien preparé a l'allaitement. Je suis allée plusieur fois aux reunions de la LLL, J'ai lui plein de choses sur l'allaitement entre autre le DR Newman
merci pour ton soutien
Julie.
Tétine artificielle ou sein plus souvent?
NON pas de tétine artificielle. Elle prend ta place ! Si tu laisses trop longtemps du lait dans le sein, ta lactation va baisser. Bien-sur on a l'impression qu'il y a du lait au début, mais il y a une substance dans le lait qui inhibe la lactation, pour ne pas que le sein explose. Si tu donnes moins fréquemment le sein, tu auras moins de lait. C'est la loi de l'offre et la demande. Si bebe ne demande pas, le sein ne donne pas. Pour satisfaire son besoin de succion, la solution est l'écharpe qui te permet de garder bebe contre toi pendant que tu fais autre chose. Regardes sur omega tv, Charlotte a fait une demo filmée pour montrer comment donner le sein avec un noeud nomme "pagne parisien" (je ne me souviens plus de l'adresse, mais est est sur le site internet de "allaitement pour tous". Le noeud est aussi tres bien explique sur le site "l'asile d'Elisa".
Moi, j'ai aussi suivi les conseils de donner une tetine (mon pere qui pensait me rendre service) et plein d'autres mauvais conseils. On est ensuite tenté de l'utiliser pour dormir la nuit...Et la lactation baisse.
Si je devais dire comment je ferais avec un nouvel allaitement : je ne prendrais ni montre, ni tétine, ni poussette. Et je ferais cododo et écharpe. Pas plus compliquée pour une maman qui a la chance d'avoir un bébé qui n'a pas de problème de succion et qui n'a pas eu de chirurgie mammaire. Voici ma petite expérience.
Bon courage, belle maman pleine de courage pour resister aux mauvais conseils.
Bises lllactees,
Cecile, mamand e Matthieu, 2 ans.
Fertilité. Quel que clefs de Mama T.
Détails qui soutien la conception.
Bonjours mamans. Je m'appel T, mere d'un fils, 4,5 ans, et d'une fille 1,5 an. Charlotte m'a invité ici parce que je connais un peu des herbes et le soin naturelle. J'allaite mes deux enfants en tandem. Je suis de les Etas Unis et mon mari est français. Je ne suis pas médecin et ce que je dis n'est pas une avis médicale mais une avis "sorcière" seulement. Excusez-moi pour mes erreurs en français.
Maman, est-ce que tu apporte du parfum? Les parfums, eau de toilette, cologne, etc contiennent des phthalates et ça fait des problèmes avec les hormones. Eliminez toutes les odorants dans votre maison: le cologne de votre partenaire, toutes les produits pour le ménage du supermarché, etc.
Pour le ménage, achetez celui de magasin bio. Et si vous voulez vous parfumer, achetez un huile essentielle la aussi. Aussi, n'achetez plus de nourriture dans les boites d'alu. A l'intérieure de la boite, il y a du bisphenol-A et ça cause des problèmes hormonale aussi.
Au magasin bio, achetez des feuilles de framboisier. Faites un thé avec ça et le bois toutes les jours avec votre partenaire. Il le bois aussi. A la pharmacie, demandez le trifolium pratense (une plante). Si ils les ont en granules, c'est aussi bien. Dans cette forme la, vous pouvez les prendre a raison de 3 granules de 5ch, 3 fois par jour. Si ils l'ont en forme de plante séchée, faites un thé avec ça et de la menthe. Laisse infuser pendant 4 heures et buvez le 2 fois par jour.
Aussi, est-ce que vous ou votre partenaire a beaucoup de stresse dans la vie? Cela pose vraiment des problèmes pour la conception. Si une de vous est subi à une source de stress, il vaut mieux le gérer avec une méthode qui marche pour vous. De ma part, j'ai trouvé que le yoga m'a beaucoup aidé.
A plus tard - T.
Donner du lait de substitut pour assommer la nuit? De Cynthia.
Bonjour à toutes
J'ai décidé de créer ce post pour y "larguer" les réflexions débiles en tout genre des gens qui nous entourent. Une sorte de défouloir pour pousser nos coups de gueule contre les gens qui sont autour de nous et qui dévalorisent l'allaitement par leurs réflexions idiotes
Alors voilà ma petite histoire du jour :
Avant hier j'étais au spectacle de danse de ma fille aînée et je vois une mamie et son petit fils de 4 jours qui dormait dans le cosy. Moi j'avais Wendy dans mes bras et elle vient vers moi et me dit
- " Mon dieu qu'elle est belle et bien éveillée, c'est incroyable je l'observe depuis tout à l'heure, elle a quel âge ?
Moi de lui répondre -un mois passé et elle de me dire " elle a l'air de vraiment bien profiter et elle est très grande non ?
Je lui répond - oui (et avec fierté et en souriant) c'est parce qu'elle a le bon lait et les seins de sa maman pour grandir
Et là, la mamie se renfrogne et me demande séchement - "et elle fait ses nuits ? "
Je lui répond - "ben non pas tout à fait encore " et là elle de me dire fièrement " ah nous y voilà au point crutial : ben nous le notre il fait ses nuits et c'est parce qu'il est au biberon !" Ses dernières paroles étaient cinglantes d'aggressivité !!!
Je n'ai rien répondu : elle avait l'air si fière de sa remarque !!! Quand on pense qu'un bb au sein ne dort pas trop la nuit afin de bien stimuler la montée de lait de sa mère qui le nourrit ! La nature est bien faite et c pas pour rien que naturellement un bb se réveille aussi la nuit !!!
Je me fiche éperduement de ne pas faire mes nuits MDR, on est parent le jour mais aussi la nuit n'est ce pas ? !!!
A croire que ce genre de personne a le temps pour faire des bébés mais pas le temps ou le courage de s'en occuper : ça la gonfle ou quoi ? Et en moi-même je pensais "pauvre petit bout de choux qui n'a rien demandé à personne" ........on ne lui a pas demandé son avis à lui .........Enfin c'est une réflexion très très personnelle !!!
Remarque ma fille m'a bien fait mentir car hier elle a tétée à minuit et tétée suivante à 6 h du matin 10 minutes en dormant et donc dodo en continue et véritable réveil à 7 h 30 !!! Et encore cette nuit, ma puce a fait une super nuit : minuit dernière tétée puis 6 h 30 du matin à mon sein en dormant car je l'ai prise : je l'entendais s'agiter dans le couffin, elle a bu dix minutes à peine à mon sein et qu'est ce que ça m'a fait plaisir : je l'entendais déglutir de grosses grosses gorgées et elle avait l'air de se régaler !!!! J'avais peur qu'elle me réclame un complément et non !!! Trop contente que j'étais c si rare que mon seul sein la contente !!! Ca doit être pask c le petit matin, il parait qu'on a plus de lait ! Ensuite on a redormi l'une contre l'autre jusqu'à 9 h 30 !!! Quel pied !!!
En tout cas allaiter sans rajouter rien du tout, quelle fierté pour moi !!! Maintenant je peux dire que j'allaite en exclusif la nuit et le matin !!!! C juste la journée maintenant que c encore impossible !!!! Je suis très fière car pour moi il s'agit d'un véritable challenge personnel !!!! Dommage que j'ai plus la vieille peau en face de moi pour lui balancer que maintenant ma fille aussi fait ses nuits lol
Il se peut que certains bb fassent leurs nuits à partir de 4 jours mais apparement ça dépend uniquement du bébé et non pas du mode biberon ou allaitement !!!
Voilà je voulais partager ça avec vous, désolée pour la longueur et surtout si vous avez des coups de gueule de ce style à pousser, ne vous génez surtout pas !!!
Bises
Cynthia
Faire le deuil d'un allaitement exclusive. De Sophie.
Je crois bien que la nuit il est repu avec un seul
sein...
D'ailleurs la nuit, ce sont mes tétées préférées...
On est allongé, Il est tout blotti contre moi et boit comme un glouton... C'est comme ça depuis qq jours, avant il lui arrivait de se réveiller que pour tétouiller et les tétées pouvaient durer plus d'une heure (lachait le sein, se réveillait, le reprenait...) pour ma fatigue, c'est mieux maintenant!!!
Hier soir, il n'a pas fini le contenu du DAL. Alors ce matin j'étais inquiète mais la balance affichait + 50g alors que je n'avais pas encore donné de complément dans la journée... Donc, je suis satisfaite mais toujours vigilante.. mais bcp plus détendue que ces dernières semaines... Que ça a été dure... Je profite pleinement de mon bébé, je n'ai plus de douleur aux seins et je ne suis plus triste de donner des compléments... Il a de belles selles de bébé allaité, parce que c'est que mon lait qu’il reçoit en majorité!!!
En tout cas merci à toi Charlotte, à Colette et à toutes les autres... ce forum est formidable. Vous êtes un véritable soutien!
Sophie
SNS pour 4ième enfant? Mais!! De Véronique.
Oui , Charlotte, Claire est celle qui a tété le plus longtemps par rapport aux 3 "grands"... Elle est aussi celle qui a connu un co-allaitement avec son petit frère . Pour l'instant c'est elle qui détient le record familial... mais Nathaël tète encore ... alors peut-être la détronera-t-il un jour.. Mais je confirme , 5 enfants , 5 grossesses différentes , quoique toutes très "cool", 5 naissances différentes , 5 allaitements différents , et 5 enfants aussi très différents!!!
Mais , en ce qui me concerne , "heureusement" que Claire est arrivée en 4ème , car je n'aurais pas vécu cette expérience du DAL avant , je n'aurais pas su où trouver les bonnes infos , pas eu la motivation ni su où trouver le soutien si indispensable pour cette "aventure"..( n'est-ce pas Charlotte et Léa....) Et je peux dire en toute simplicité que cela a changé ma vie.... Je me sens beaucoup plus.... mère depuis ( y compris avec les ainés), car capable d'aller chercher au plus profond de soi pour donner ce qui est le meilleur à son enfant! Alors , vous toutes qui vivez des moments pas facile avec un allaitement loin de celui dont vous avez révé , vous pouvez , vous DEVEZ etre fières de vous!!!
AmicaLLLement
Véro
Constipation, le vaincre avec son bon lait et des aliments. D'Isabelle.
CONSTIPATION :
donc pour celles qui ont suivit.....YES !!!! Paul n'est plus constipé !!!!
solution :
1) relactation, le lait maternel protège l'intestin, et est moins agressif que le LA, il y a aussi moins de déchets
2) probiotiques, pour restaurer sa flore intestinale, inexistante à cause des antibiotiques pris pendants la grossesse
3) pruneaux et raisins au déjeuner, légume, normal, fruits cuits et cru.... et 1 c à c d'huile pour éviter que la fissure anale saigne, en cas de bouchon
4) si bouchon, une cure de forlax, 10 jours, le temps de cicatriser.......il vaut mieux une bonne cure, que un jour sur 2
5) mise au pot, ça aide, et il comprend vite à quoi ça sert...... en route vers la propreté
voilà, après ce qui n'a pas marché :
1) changement de lait, lait transit
2) changement d'eau minérale, hepar.....
3) lansoïl, l'organisme s'habitue, il faut augmenter les doses, pas adapter pour bébé, empêche l'assimilation des nutriments dans l'intestin
4) suppression des PLV, bonne idée, il faut tester pour savoir, mais le soucie ne semble pas venir de là
5) augmenter le volume de légumes verts...... augmente les bouchons !!!! il faut résoudre le problème d'irritation.....
mon petit Paul fait caca tout seul sur le pot, tous les 2 jours, un caca solide dans le pot, et un autre caca de lait maternel ( odeur) plus mous, dans la couche.....je ne l'entend pas pousser pour le 2e, il s'en fou partout..... c'est génial.....après 7 mois de contipation, le rêve !!!!!
j'ai tellement voulu retrouver cette odeur de caca de lait maternel, c'est pas un super parfum, mais à côté du caca du guigoz transit......il est supportable, le caca guigoz me donnait la nausée, j'avais honte de ce que Paul avait dans le ventre...... là, ça sent la "merde"..... mais pas le chimique..... rien à voir..... je suis très contente, rassurée, et fiert d'avoir résolu le problème.....
EVOLUTION :
Paul mange seul, avec ses doigts......YES !!!!!
il ne mange plus l'assiette, il a appris avec ce qu'il aime, du pain et du biscuit ( petit beurre )
il se débrouille sans moi, je suis très fiert !!!!!
il se sauve à quatttre pattes et commence à vouloir se mettre debout, en s'aidant des barreaux du parc.....
Il a joué plus de 2 h tout seul dans le parc, et a fini par s'endormir sans le sein ...... YES !!!!!! Il ne me lachait pas au début...... comme quoi, un jour, ils finissent par lacher et nous rendent nos seins.... comme il a fait caca, il est mieux aussi......
MOI :
maintenant que la constipation de Paul est résolue, que la lactation est normale, reste les kilos à faire fondre...... velo eliptique à côté du parc, Paul regarde les poignées qui bougent...... aussi prenant qu'un mobile !!!!
je vous souhaite une happy end, comme moi...... j'ai beaucoup apris, je suis très fiert de mon parcourt, de mon bébé, qui est en bonne santé..... et j'aborde l'hiver plus sereine grace à l'allaitement, qui va aider Paul à combattre les soucis de l'hiver..... la constipation en moins.....
a+
mille mercis....................................... à toutes les courageuses.......... c'est pas un chemin facile......... d'ou la grande fierté qui en suit.......
Isabelle
Confusion sein tétine arrive tôt ou tard. De Stéphanie.
Pour la confusion sein tétine, je ne peux que te livrer mon expérience. Mon premier, Clarence, ne tétait pas terrible si bien qu'on m'a dit de lui donner des bib très rapidement. Cela n'a pas permis à mon fils d'être plus efficace c'est sûr et les biberon ont pris le dessus en un mois. Pour ma dernière, j'étais prévenue. Pourtant il a fallut la complémenter et je ne connaissait pas le dal. À la mater elle lui ont même donné du lait à la tétine qu'elle prenait parce qu'elle insistait (cela n'aurait été que moi elle n'aurait eu qu'une seringue) mais elle a continuer à stagner en poids à la maison d'autant plus que mon droit ne donne pas grand chose - ça se voit à l'oeil nu, il deux fois plus petit par moment. La puéricultrice m'a fortement pressée pour que je lui redonne des compléments. J'avais des bib avent. Il m'a semblé qu'elle les prenais mieux que les tétine de mer… de la maternité. elle pouvait s'arréter quand elle le souhaitais sans être gavée par un flux constant. Et puis le dal est arrivé à Paques (ma fille est née le 13 février). Elle a mieux téter au sein avec le dal. J'ai mis un moment à savoir quelle quantité y mettre pour arriver à la rassasier. Comme j'ai repris les cours à la fac son père s'est occupée d'elle pendant son conges paternité et ses rtt. Ma mère aussi est venue sur le campus. Tout ce monde lui a donné à un moment ou un autre des bib. Je sentais que j'avais moins de lait. J'ai voulu la sevrer (je trouvais pénible le dal et le dopage pour peu de résultat) mais j'avais toujours du lait surtout le matin ce qui m'a sauvé car ces tétées du matin et celles qui suivaient les tétées au bib étaient super : j'avais des seins à vider, donc un bon flux, tout du moins au départ et la sensation de ne plus avoir à me battre pour la satisfaire. Les cours ce sont arrêté et ce forum de femmes dans un combat parfois bien pire que le mien m'a donné à nouveau le courage de la remettre plus souvent au sein. En ce moment elle le dal, elle tête parfois bien mais continue de s'endormir. En tout cas il semble qu'elle ait oublié le bib. Demain j'ai un examen de 2 à 6. C'est ma mère qui me rejoint pour la garder à la BU. J'arriverai en avance pour manger et faire téter ma fille. Ensuite ma mère lui donnera un complément au bib si elle réclame. À 4 heures j'ai une heure de pose pendant laquelle je lui redonnerai le sein et puis retour à la maison à 6h après une petite goutte pour faire la route.
Tu vois, mon cas est bien différent du tien mais je te l'expose parce qu'on est toutes pareilles en ce qui concerne ce "bricolage". Au fond être parent, et mère allaitante aussi, c'est toujours un bricolage qu'on réalise en regardant celui de l'autre et qu'on adapte à son caractère et sa situation. Pour ça les femmes d'ici sont un trésor ! Elles remplacent les mères, les grand-mères, les tantes, les voisines , les cousines d'antan qui entouraient la jeune maman au moment de lui apprendre à materner. En matière d'allaitement, malgré mon troisième enfant et mes 40 ans juste sonnés, je me trouve toute neuve…
Stéphanie, maman de Clarence, 12 ans, Éva-Rose 7 et demi, Nina-Lou 3mois. Dommage que la vie passe aussi vite j'en aurais bien fait un quatrième…
Calins adultes ont leur place... QUAND???? De Isabelle.
Voilà, c'est pas la peine de s'imposer des règles genre 1 fois par semaine.....
Le plus important c'est de ne pas refuser quand ils osent demander... C'est déjà pas facile pour eux de demander, ils voient bien qu'on est fatiguée. Mais de dire, ça nous détendra. C'est une bonne idée, ça leur fait plaisir et ils culpabilisent moins d'avoir réclamé. Ma sage femme m'a dit qu'il ne fallait pas attendre pour s'y remettre mais sans ses encouragements, j'avais d'autres occupations. Mais les hommes ne sont pas comblé par l'allaitement donc 5 min rien que pour lui, il me les rend bien avec sa bonne humeur. Donc tout le monde s'y retrouve.
Isabelle
Lettre ouvert à Aldo Naouri de Dr Marc Philliot.
Coordination Française pour l’Allaitement Maternel Siège social : 22 rue Chènedollé - 14500 Vire
Secrétariat de l’IHAB : 12 Rue Parmentier - 33510 Andernos les Bains – Tél. : 05 56 82 07 59
Président : Dr Marc Pilliot – 40, rue du Docteur Leplat – 59150 Wattrelos – Tél. : 06 11 96 13 13
le 07 Mai 2004
Dr Marc PILLIOT Wattrelos, Président de la CoFAM
Ceci est une lettre ouverte à
Mr le Docteur Aldo NAOURI
6 rue Campo Formio
75013 PARIS
Monsieur,
Dans L’Express du 19 avril dernier, et dans le « Elle » du 26 avril, vous lancez un cri d’alarme contre la toute-puissance des mères.
Et je suis abasourdi par vos propos culpabilisants.
Je suis pédiatre comme vous, un pédiatre de terrain qui a travaillé des années en néonatalogie et qui exerce maintenant dans l’une des rares maternités en France qui soient « Amies des Bébés », alors qu’il y en a plus de 50 au Royaume-Uni, plus de 500 en Europe, et environ 18000 dans le monde. Président de L’ENVOL, je vous avais convié à Lille, il y a plusieurs années, pour un congrès auprès des professionnels de l’enfance. Actuellement Président de la CoFAM (Coordination Française pour l’Allaitement Maternel), c’est à ce titre que je vous écris aujourd’hui.
Vous lancez un cri d’alarme contre la toute-puissance des mères.
Quant à moi, je lance un cri d’alarme contre la toute-puissance des médecins. C’est surprenant de voir le nombre de médecins qui donnent des avis sur le lien mère-enfant.
C’est déconcertant de voir si peu de psychiatres investir les maternités et les services de néonatalogie. Et pourquoi si peu de psychanalystes ont écrit sur l’allaitement maternel, alors qu’il s’agit d’un moment formidablement riche pour l’observation de l’établissement des liens ? Et tous ces professionnels donnent des avis péremptoires, sans appui scientifique !
Quels sont donc leurs peurs et leurs fantasmes pour agir de la sorte ? Avant de vouloir donner des conseils, les médecins devraient être attentifs à leurs mouvements internes, leurs croyances, leurs hésitations. Dans ce sens, le livre « L’art d’accommoder les bébés » de Mmes Delaisi de Parseval et Lallemand est une extraordinaire leçon de modestie pour qui veut donner des conseils aux parents.
Certes, je suis en plein accord avec vous lorsque vous vous inquiétez : «depuis quelques décennies, les petits n’ont jamais été en si bonne santé physique, mais ils présentent une quantité impressionnante de troubles de langage, d’apprentissage, de comportement, etc…».
Certes, beaucoup de mères « sont mues par une inquiétude excessive » et «ont besoin de sursatisfaire leur enfant». Mais, que diable, pourquoi accuser les mères d’être toutespuissantes et les pères de ne plus savoir s’y opposer !
Regardons plutôt comment la Médecine et la Société ont transformé la naissance et les premières années de l’enfant. «On a mis de la technologie là où il y avait de la sensorialité» (Boris Cyrulnik). Tous les repères sensoriels, affectifs, psychologiques, voire sociaux sont perturbés par notre façon d’accueillir les bébés :
• L’hypermédicalisation de la grossesse fait croire aux mères qu’elles peuvent être dangereuses et leur fait perdre confiance en elles-mêmes.
• La naissance dans les maternités est souvent un ensemble de non-sens
physiologiques et psychoaffectifs destructeurs des liens. Bien peu nombreux sont les endroits où il y a un respect des désirs des parents et de leur projet autour de la naissance, un respect des rythmes et de la physiologie du nouveau-né, un respect de la proximité mère-enfant et du «peau contre peau» pourtant si fondamentaux dans l’établissement des liens chez tous les mammifères.
• Tout est fait en maternité pour qu’une maman qui veut allaiter ne réussisse pas son allaitement, augmentant ainsi son manque de confiance en elle. En France, nous avons un véritable vide de formation et d’information des professionnels qui laisse la place à toutes les projections personnelles, d’où les injonctions et les diktats plutôt que les conseils ou « l’accompagnement ». Ainsi vos propos vont à l’encontre de tous les travaux scientifiques récents et de tout ce que préconise l’ANAES.
• Enfin, tout est organisé dans notre société pour des séparations précoces, au risque de créer des frustrations chez les parents et des angoisses chez les nourrissons et les jeunes enfants. Le père a autre chose à faire que de couper le cordon à la naissance. Pourquoi culpabiliser les parents qui vivent en proximité avec leur jeune nourrisson ? Pourquoi celui-ci devrait-il aller en crèche déjà à deux mois, au risque d’attraper une bronchiolite ? Pourquoi mettre un enfant à l’école à deux ans?
Pas étonnant, avec tout cela, qu’on se retrouve avec des parents qui ont perdu confiance en eux et qui ne savent plus s’y prendre ! Pas étonnant qu’on crée de l’angoisse, y compris chez les bébés, en provoquant de telles séparations dès le début de la vie ! Pas étonnant qu’il y ait autant de frustrations de toutes parts ! Et comment rattraper tout cela, sinon en cherchant à compenser par des surprotections et/ou des incapacités de donner des limites pendant les années suivantes?
Oui, je lance un cri d’alarme contre la toute-puissance des médecins.
Mères, Pères, ne vous laissez pas influencer par ces psys et ces éducateurs pressés de rendre votre enfant autonome. Pour s’épanouir, l’enfant a besoin d’un «long bain maternel».
Le maternage permet d’aborder l’enfant comme une personne inachevée, encore immature.
Il permet d’exprimer une certaine « bonneveillance » comme le précise le Dr Daniel Marcelli. Le maternage permet aux parents de trouver leurs marques et au nourrisson d’être sécurisé dès le départ. C’est ensuite seulement que viendra l’éducation, avec le rôle maturant de la frustration. Vos propos sont des « empêcheurs de maternage ». Vous culpabilisez les parents et vous les mettez dans l’incapacité d’agir. Votre vision de l’autorité parentale est manichéenne. «L’autorité ne doit plus être sexuée ; les hommes ont le droit d’être affectueux ; et les femmes ont le droit d’énoncer la Loi» (Boris Cyrulnik)
L’allaitement maternel est un moyen d’échapper à toutes ces déviances de notre Société… C’est une très bonne école pour apprendre à lâcher prise, pour respecter les rythmes biologiques, pour être à l’écoute de son enfant, mais aussi à l’écoute de soi-même.
Contrairement à ce que vous affirmez, les enfants nourris longtemps au sein sont plus facilement autonomes. Winnicott insistait déjà sur cet « espace transitionnel » qui permet à l’enfant de progressivement se construire.
C’est pourquoi le label «Hôpital Ami des Bébés» (traduction de Baby Friendly
Hospital), créé par l’OMS et l’UNICEF, est un extraordinaire outil pour les professionnels de maternité et au profit des parents. Cela oblige les professionnels, toutes spécialités et grades confondus, à réfléchir sur la nature et les objectifs des soins. Tout en restant très vigilant sur les soins médicaux et la sécurité, c’est une démarche centrée sur l’enfant et sa famille, et non plus sur les soignants et l’organisation du service. Cela oblige donc à une forte remise en question des gestes et des habitudes pour respecter la physiologie et les rythmes biologiques de l’enfant et de sa mère (allaitante ou non), et pour répondre le mieux possible aux besoins de tous les nouveau-nés, allaités ou non.
Alors la famille retrouve ses repères, les parents sont plus confiants en leurs capacités, les allaitements sont plus réussis et plus longs (Radford 2001 ; Cattaneo et al 2001), et même les risques de sévices sont très nettement diminués (Acheson 1995 ; Lvoff et al 2000 ; Strathearn 2002). Quant au soignant, il retrouve sa vraie place :
- ne pas juger, ne pas fustiger, ne pas culpabiliser, ne pas nuire ;
- mais plutôt observer, surveiller, évaluer, sans agir si cela n’est pas nécessaire ;
- soutenir, accompagner, encourager, être « avec… » et non pas « à la place de… »
Voilà pourquoi vos propos m’ont indigné et je m’insurge d’autant plus que votre médiatisation peut leur donner du poids.
De grâce, restons modestes et arrêtons de culpabiliser les mères en général et celles qui allaitent en particulier. De grâce, laissons les parents vivre leurs émotions sans avoir peur d’être jugés par un « spécialiste ». Et de grâce, si nous nous prétendons spécialistes, faisons en sorte que nos propos soient fondés sur des preuves scientifiques.
Je vous prie de croire, Monsieur, à l’expression de mes salutations distinguées.
Dr Marc PILLIOT
Président de la CoFAM
Président de L’ENVOL
Pédiatre à la Clinique Saint-Jean de Roubaix
2ème maternité en France à avoir obtenu le Label « Ami des Bébés » décerné par l’OMS et l’UNICEF
Rome ne s'est pas fait en un jour. De Cynthia.
Bonsoir chère Marwa,
Je confirme Marwa, l'écharpe c du tonnerre, c extra, elle m'a sauvée car wendy vient de me percer sa 6ème dent et
elle ne me tète que dedans ou presque et s'endort dedans aussi.
Heureusement que j'ai gardé cette écharpe finalement (merci Charlotte, tu m'as bien informé, j'ai lu ce que tu m'as écris et ça m'a bien servi)
Je m'apperçois qu'elle me sert bq plus encore qu'au début. Wendy régurgite moins et s'installe très bien dedans. Avec le temps j'ai appris à la nouer parfaitement bien et wendy y est comme dans un nid douillet contre moi et comme dans un cocon, (comme dans l' utérus), relation importante pour le bb de sentir ça !!!
Je confirme au début la lactation prend du temps, Paris et Rome ne se sont pas fait en un jour, il m'a fallu de mai à juillet voir août pour vraiment m'appercevoir
des résultats incroyables et de la vraie réussite de mon allaitement, j'ai eu bq de lait à cette période estivale.
Parfois des hauts et des bas, parfois les seins mous et parfois très durs, mais l'amour, toujours l'amour pour mon bb et cet allaitement qui m'apporte
joie, bonheur et tant et tant et encore tant !!!
Ma fille tout comme ton fils m'en sera reconnaissante plus tard et à toi aussi car les liens seront forts et uniques et indesctructibles pour la vie
Courage, courage, courage, tout vient à point à qui sait attendre : il suffit de garder la foi, de croire en nous en notre bb en nos capacités de réussir et ne surtout jamais renoncer malgré les difficultés car ça vaut le coup et la relation mère enfant est des plus extra et génial qui soit. Crois moi j'ai biberonné mes trois autres enfants et allaité ma quattrième, mon dieu que je regrette de n'avoir pu le faire plutot faute d'encouragements et d'informations, oui je le regrettte et me rattrappe avec Wendy
Allez fonce, pars gagnante et tu gagneras
Bisous lactés
Cynthia
DAL pour allaitement pas parfait. Maman de Erwan, allaité au sein avec bonheur !
Après avoir eu un accouchement idéal, sans peridurale, je pensais à tort que mon allaitement allait etre pareil.
Erwan à tété quasi tout de suite, puis plus les heures déffilaient ,moins Erwan tétait bien,il devenait faible et à eu la jaunisse,ce qui n'a rien arrangé.
Moi je n'arrivais pas à avoir ma montée de lait, donc on a mit en place un tire lait et c'est seuleument le cinquième jour et apres avoir tiré mon lait toutes les deux heures, jours et nuits que j'eu enfin un peu de lait (quelques gouttes).
Pendant ce temps Erwan était completé à la seringue avec du LA.
Je ne comprenais pas pourquoi je n'avais pas plus de lait, je me sentait coupable de ne pouvoir nourir mon enfant "naturellement" comme je l'avais tant souhaité.
Puis un beau jour le verdict tomba, Erwan a un palais creux ce qui fait qu'il n'arrive pas à stimuler mes seins correctement.
Depuis j'utilise le DAL que j'ai d'abord tant haïe mais que j'ai fini par accepter comme allié.
Tout les jours j'esperais voir diminuer la quantité de LA.
J'ai pleuré chaques jours pendant un mois et je ne sortais pas de chez moi car mon entourage ne comprenait pas mon acharnement.
Heureusement j'ai un mari en or qui me soutient à 100% et qui me rappelle pourquoi je fait tout ça dès que je craque.
Aujourd'hui grace à un travail quotidien j'ai enfin fais le deuil d'un allaitement exclusif, meme s'il y'a des moments ou j'y repense, je me dit que j'utiliserais surement le DAL jusqu'au bout, mais tant pis l'essentiel est que mon bébé grandisse bien et qu'il soit heureux.
Il ne faut pas se fixer de date pour arreter le DAL mais vivre au jour le jour et se dire que ça viendra quand le temps sera venu.
Actuellement je complète toujours Erwan avec 5 DAL de 120ml de LA+ 1 DAL de 120 ml de LM + 1 tétée sans DAL la nuit et tétées à volonter toute la journée.
C'est bizarre mais dès que je vois un nouveau témoignage meme si ce n'est pas excatement la meme histoire,ça me ramene en arriere et me replonge dans ce que j'ai vécue par rapport aux sentiments. Finalement on est toutes pareils...des mamans acharnées qui veulent le meilleur pour leur bébé et peu importe les obstacles on finit toujours par aller au bout.
Sabine, maman d'Erwan 4 mois, palais creux allaité avec DAL depuis ses 3 semaines.
DAL à sauvé maman de déprime. De Eva Keiff.
Sauvetage
Pendant ma grossesse, bien qu’intéressée par tout ce qui touchait à l’allaitement, je n’ai jamais cherché à prendre plus de renseignements que ceux donnés par les magazines et les conseils rapides donnés par la sagefemme lors de la préparation à l’accouchement. Persuadée que nous saurions
nous débrouiller, je m’attendais à ce que mon fils sache téter et que je sache lui donner le sein, simplement et
naturellement. Hélas, dès la naissance de Noam,
j’ai découvert à mon grand désarroi qu’allaiter un enfant, ce n’est pas aussi simple et naturel que ça, surtout après
la fatigue d’un accouchement long et nocturne.
D’abord, le bébé était mou et fragile, et je ne savais pas comment me mettre pour lui offrir le sein. Sans compter
que l’épisio me tirait et que les lits d’hôpitaux sont à des kilomètres du sol. Et puis, Noam s’endormait, et je ne savais pas si je devais considérer la tétée comme terminée…
Bref, au cinquième jour, la montée de lait n’avait toujours pas eu lieu, et je commençais à paniquer sérieusement.
Ma première erreur fut de ne pas appeler LLL (dont j’avais pourtant entendu parler), mais de me tourner vers le
personnel de la clinique et donc de me couler dans le rôle de la primipare ignorante, incompétente et infantilisée,
prototype de la « jeune mère » que les agents hospitaliers s’attendent à trouver pour imposer les règles strictes auxquelles elle et son bébé devront se conformer : « au moins deux heures entre les tétées », « si vous le nourrissez chaque fois qu’il pleure, vous n’allez pas vous en sortir », « il pleure parce qu’il vous sent, éloignez-le, il
finira bien par arrêter », « là, il ne tète pas, il se fait plaisir », « stimulez-le » (et de joindre le geste, un peu brutal à mon goût, à la parole), « il faut boire », « il faut boire plus », « il faut vous reposer » (avec un bébé qui ne
dort que le matin venu, alors que l’hôpital tout entier défile dans la chambre de sa mère…). Je pense avoir eu droit allaiter aujourd’hui - avril - mai - juin 2005 à tout. Comme tout le monde. Mais je n’étais pas préparée, je ne savais pas quoi faire. J’étais tout aussi incapable
de suivre les consignes trop strictes du personnel soignant que de me faire confiance et de nous écouter, Noam et
moi.
De fait, j’ai songé appeler LLL, mais il me semblait que je n’aurais jamais qu’un avis de plus ou de nouvelles règles. Et puis, je craignais d’être incapable de maîtriser mon émotion.
Le retour à la maison fut un soulagement. Le lait est monté, quoique sans effusion (mon réflexe d’éjection est toujours resté d’une discrétion exemplaire), et Noam et moi avons trouvé un petit rythme. Je notais scrupuleusement l’horaire de chacune des tétées et le sein concerné, et je laissais pleurer mon tout petit (en pleurant parfois moi-même) lorsqu’il n’avait pas laissé les sacro-saintes deux heures entre deux tétées. Parfois, je trichais, mais justement avec le sentiment de honte du tricheur occasionnel…
Il ne me venait plus à l’idée d’appeler LLL, persuadée que je n’en avais plus besoin. Noam avait quasiment retrouvé son poids de naissance (4,210 kg, tout de même), et le fait qu’il lui ait fallu pour cela trois semaines ne m’inquiétait pas, car il avait l’air en forme et grandissait bien.
Passèrent six semaines environ, où nous avons « réglé » notre bébé sur cinq repas par jour, avec la bénédiction
du pédiatre et de la puéricultrice de la PMI, bien entendu. Noam avait même commencé à faire plus ou moins ses nuits vers trois ou quatre semaines. Puis les tétées se sont allongées, avec une dernière tétée qui finissait par durer près de deux heures ! Je n’avais toujours pas vu la couleur de mon lait, mais j’imaginais que mon petit bonhomme se gavait, et je lui offrais ce temps avec patience, malgré les maux de dos et les crampes aux fesses. Un soir cependant, au cours de la tétée, Noam a poussé un grand cri de protestation ou de colère qui nous a d’abord fait rire. Mais par la suite, les tétées semblaient le mettre hors de lui : il s’agitait, me donnait des coups, pleurait aussi parfois et s’affolait en remuant très fort la tête comme s’il était devenu incapable de reconnaître mon sein.
A la visite à la PMI, la semaine suivante, nous avons constaté qu’il avait grandi, mais aussi un peu maigri
(quelques 100 g). Son comportement était bizarre, mais le pédiatre ne trouva aucune cause médicale à cette chute
de poids. Nous avons alors convenu d’un autre rendez-vous, trois jours plus tard, pour voir si ça allait mieux.
Entre-temps, j’ai foncé à la pharmacie pour demander de l’aide et un tirelait. L’aide s’est avérée nulle (buvez, dormez) et le tire-lait ne parvint à m’arracher quelques 10 ou 15 ml de lait qu’au bout d’une demi-heure d’efforts laborieux et désespérants. Les tétées durèrent encore plus longtemps, pour un bébé encore plus mécontent.
Au rendez-vous suivant, il avait encore maigri, de 50 g cette fois. On me dit alors que je ne devais plus avoir assez de lait, et qu’il fallait passer à un allaitement mixte, car mon enfant souffrait de faim.
J’étais désespérée. Je dois l’avouer, lorsqu’on m’a dit qu’il avait faim, j’aurais préféré qu’on m’apprenne qu’il était malade…
Si je ne savais pas grand chose sur l’allaitement, il y avait cependant une chose extrêmement claire dans mon esprit : l’allaitement mixte, c’était la fin de l’allaitement maternel. Au mieux, j’avais quinze jours devant moi, et puis ce serait fini. L’idée m’était proprement insupportable.
Mon projet était de l’allaiter les six premiers mois de sa vie, et je me retrouvais sevrée (car c’était bien moi qu’on sevrait !) brutalement, au bout de huit petites semaines à peine.
Mais mon fils était réellement affamé : il a avalé son premier biberon comme on s’accroche à une bouée de sauvetage.
Il a d’ailleurs fait de même avec les cinq biberons de jour-là : je n’avais plus du tout de lait. Il a suffi de quelques jours à Noam pour reprendre du poil de la bête et cesser de pleurer. Moi, en revanche, je m’étiolais. Chaque fois que je devais le nourrir, je pleurais. Je pleurais en lui donnant le sein, parce qu’il s’énervait toujours autant et que je ne parvenais pas à le nourrir. Je pleurais en lui donnant le biberon, parce que cela me renvoyait à mon impuissance. Eteinte et triste à longueur de journée, je pleurais dès le réveil, sombrant, il me semble, dans une véritable dépression. Je m’en voulais d’être incapable de nourrir mon enfant. Je culpabilisais aussi en pensant (chaque minute) que je l’avais affamé durant des jours et des jours. Mais le voir en bonne santé et en forme à présent ne suffisait pas à me faire remonter la pente.
Au bout d’une semaine de ce régime, mon mari n’en pouvait plus. Il ne supportait plus de me voir dans cet état et s’inquiétait beaucoup pour moi.
Un soir, en revenant du travail, il m’a donné les numéros de téléphone de deux animatrices LLL : une collègue de travail les lui avait fournis en lui disant que, pour sa part, elle n’était parvenue à se remettre d’un premier allaitement catastrophique qu’avec sa seconde grossesse. Soucieux que
cela ne se passe pas ainsi pour moi, il insista pour que j’appelle.
Comme je l’avais craint, je fus incapable de retenir mon émotion, et c’est hoquetant et en larmes que j’ai parlé pour la première fois à une animatrice LLL. Mais quel soulagement ! A l’écoute et sereine, l’animatrice m’a aidée à tout dire et à mieux comprendre ce qui nous arrivait. Je n’ai plus de lait ? Et alors ? Ce n’est pas définitif: une lactation, ça se relance. Pas une fois, je n’ai eu droit à la rengaine « buvez plus, dormez plus ». Pas une seule règle ne fut édictée, sinon celle de se faire confiance et de faire confiance à son bébé. Parler avec cette animatrice me remontait le moral et me redonnait confiance dans notre capacité, mon petit et moi, à réussir cette histoire à deux.
Après des heures de discussions téléphoniques, j’ai repris confiance et j’ai décidé de me reprendre et de relancer les choses. Une autre animatrice m’a mise au parfum : ce ne serait pas facile, ce serait long (au moins aussi long que le « cafouillage »), mais c’était possible et on allait m’aider.
Dans l’ordre : j’ai acheté L’Art de l’allaitement maternel; je me suis mise à donner deux, trois et jusqu’à six seins par tétée (et j’ai ainsi appris à manipuler mon bébé avec bien plus d’assurance); j’ai multiplié les tétées d’une manière inconcevable pour la nouvelle puéricultrice de la PMI, allant jusqu’à extirper Noam de son lit au moindre râle nocturne ; et j’ai acheté un DAL, toujours inquiète qu’il puisse me préférer le biberon et finisse par refuser le sein ; et par trois fois, j’ai fait des cures de fenugrec.
Comme prévu, ce ne fut pas facile. Utiliser le DAL, c’était allier les complications du biberon (stérilisation, nettoyage, lenteur de la préparation quand le bébé pleure la nuit) à celles du sein (fatigue, installation complexe), plus ceux spécifiques à l’appareil : combien de fois les petits tuyaux se sont-ils décollés de mon sein, échappant à la bouche de Noam et trempant mes vêtements d’un lait 1er âge salissant et malodorant, combien de transes pour parvenir à mettre en même temps et dans la bonne position téton et tuyau dans la bouche d’un bébé affamé et avide…
Comme prévu aussi, ce fut long – plus que je ne croyais, beaucoup plus que je n’espérais – et les moments de désespoir, pas toujours fugitifs, n’ont pas manqué de se succéder. Mais j’ai tenu bon, car l’idée d’abandonner m’était encore plus angoissante et insupportable.
Les appels à LLL lorsque ça n’allait pas fort et les réunions chez l’une ou l’autre des animatrices m’ont beaucoup aidée à tenir le coup aussi.
Le DAL m’a permis de stimuler ma lactation et de redonner le goût du sein à mon fils en le tranquillisant. Mais, après deux mois d’utilisation intensive, il m’était devenu insupportable.
Progressivement, j’avais diminué les quantités de compléments, mais je ne pouvais pas vraiment m’en passer.
C’est alors que j’ai commencé à essayer de faire sans, la nuit (moment le plus fastidieux). En une demi-heure de tétée active, Noam semblait satisfait et repartait pour quelques heures de sommeil. Comme je les ai aimées, ces
tétées de nuit ! Me lever pour nourrir mon fils au milieu de la nuit m’apportait un bonheur indicible, et aussi une grande confiance et une profonde sérénité.
Et un jour, Noam devait avoir aux alentours de 3 mois 1/2 ou 4 mois, j’ai décidé d’arrêter d’utiliser le DAL. Les tout petits biberons que Noam avalait encore ne faisaient plus le poids face aux seins de maman. Mon fils ne me frappait plus, ne s’énervait plus au sein, et les tétées commençaient à devenir enfin de vrais moments de plaisir.
J’ai essayé de beaucoup impliquer Noam dans ce processus (même si je me demandais parfois si je ne lui imposais tout simplement pas mes névroses). Je lui parlais beaucoup, je lui expliquais la situation, commentais nos progrès. Je l’encourageais : c’était ensemble qu’on allait réussir cet allaitement. C’est ensemble, en effet, qu’on a relancé ma lactation.
Jamais plus, après le problème initial, je n’ai allaité exclusivement mon petit bout, c’est vrai. Mais je l’ai allaité.
Certains jours, il n’a eu que mon lait. D’autres, il a eu un ou deux compléments minimes. Je n’osais pas, je crois, me faire totalement confiance. Et puis, vers 6 mois, il a découvert l’alimentation diversifiée. Et moi, j’ai atteint les limites de mon projet de départ. Mais comme j’avais des choses à rattraper et que l’allaitement était enfin un tel bonheur, je ne voyais plus l’éventualité d’y mettre un terme comme une solution recevable. Cela s’arrêterait quand ça s’arrêterait : le sevrage n’est pas quelque chose qui doit s’imposer à la mère ou à l’enfant (si c’est possible, bien entendu).
Noam a aujourd’hui 9 mois et je l’allaite encore. Je ne déborde toujours pas de lait, mais mon fils aime téter et j’aime l’allaiter. Dès qu’il en a envie, il sait me le faire comprendre : oh, cette joie de le voir jeter sa bouche ouverte sur mon épaule ou enfouir sa petite tête au creux de ma poitrine ! Et peu importe que son repas l’attende ou bien qu’il ait déjà mangé : c’est notre plaisir à tous les deux. Un peu il mange, un peu il se rassure, un peu on se câline… Comme disent les animatrices, « il fait le plein de maman ». Et pendant ce temps, moi, je fais le plein de lui.
Je ne saurai jamais remercier assez LLL et ses animatrices informées et dévouées pour ce sauvetage qu’elles ont effectué avec moi. Merci pour le soutien, merci pour l’accompagnement,
les encouragements, et merci pour le bonheur qu’elles ont permis.
Eva Keiff
Allaitement heureuse après tant de galère. De Annie.
Après 3 mois d'enfer (crevasses, palais creux antérieur, petit menton de bébé, vasospasme du mamelon, bébé qui ne grossit pas assez, bébé qui pleure de faim, ampoules aux 2 seins, plusieurs baisses de lait, fatigue fatigue et fatigue), je goûte enfin au paradis de l'allaitement, et c'est chouette !
Grâce à plusieurs consultantes en lactation, grâce au dr LML, grâce à votre soutien, grâce au soutien de quelques proches aussi et de mon homme surtout …
Voilà, c'était juste un petit message d'encouragement.
Tenez bon, les filles qui traversent des moments difficile, les bas sont de moins en moins nombreux, accrochez-vous, ça en vaut tellement la peine !
Ma fille tète toujours environ 8 fois par jour (je l'allaite un peu plus qu'à la demande, je l'avoue. Je n'ai pas abandonné complètement mes peurs d'autrefois). Avant, je râlais parce qu'elle tétait trop souvent. Maintenant, quand elle dort trop longtemps, elle me manque et j'ai envie qu'elle tète encore ! (Sauf la nuit, elle dort parfois 10h d'affilée à présent, quel repos !)
J'ai prêté mon tire-lait à une copine car je ne m'en servais plus.
Annie, maman de Pénélope, petite téteuse souriante de presque 5 mois, allaitée exclusivement.
A la poste, sans pte calllin, un an après recours au DAL. Qui l'aura cru?
Je faisais la queue dans une chaleur inattendue pour le mois d’avril à la poste avec mon fils âgée de 19 mois. Il s’ennuyait et commençait à devenir agité. Quand mon tour au guichet est arrivée, Alex ne voulait plus rester en place alors je l’ai déposé assis sur le comptoir en face de moi, son dos à la préposée et stoppais ses plaintes en le « connectant » au sein. Le comptoir était à la hauteur parfaite. Je bloquais toute vue des clients faisant la queue derrière moi, et Alex cachait la vue de son coté. La préposée, ne voyant rien mais se rendant parfaitement compte du calme instantané d’Alex au travail, s’est efforcée d’étouffer un fou rire.
Je gardais mon sérieux et poursuivais mes questions. Au bout de quelques secondes, Alex terminait avec le gros sein droit, s’est retiré en arrière et demandé « le petit » en faisant le geste, index et pouce espacé de moins d’un centimètre, inclinant la tête légèrement à gauche d’un ton interrogatif. La préposée s’est à peine retenue en faisant un hoquet de surprise. Je gardais toute ma dignité, en fixant toute mon attention sur ses réponses, et changeais de sein.
Finalement mes affaires réglées, je pouvais ranger mon sein et partir, en souriant et remerciant la préposée avec sérénité.
En sortant, je me suis rappelé la première fois que j’ai allaité mon Alex à la poste, âgée de deux mois, dans le porte Calllin, rougissant de pudeur en cas ou quel qu’un ait eu un aperçu de mon sein. C’est fou comme on évolue avec nos bambins !
L'allaitement maternel dans les terres de Gengis Khan.
De Ruth Kamnitzer
De Ruth Kamnitzer
Que serait l’allaitement dans un endroit où tout le monde le pratiquerait ? Une Canadienne vivant en Mongolie en a fait l’expérience.
En Mongolie, un dicton local dit que les champions de lutte sont allaités au sein pendant au moins 6 ans,une référence qui en dit long dans un pays ou la lutte est le sport national !
Je suis partie vivre en Mongolie quand mon premier enfant n’avait que 4 mois, et j’y ai vécu jusqu’a ses 3 ans.
Elever mon fils ses premières années de vie dans un environnement où les regards sur l’allaitement maternel sont radicalement différents des normes dominant en Amérique du Nord, m’a ouvert les yeux sur une vision totalement différente de celle que j’aurais pu avoir chez moi.
Non seulement les Mongols allaitent longtemps, mais ils le font avec plus d’enthousiasme et avec moins d’inhibition que quiconque d’autre au monde . En Mongolie, le lait maternel n’est pas seulement pour les bébés. Le lait de mère n’est pas seulement une question de nutrition et ce n’est certainement pas un sujet tabou ! Après tout, c’est ce dont est fait Gengis Khan.
Comme beaucoup de jeunes mamans, je n’avais pas beaucoup réfléchi à l’allaitement avant d’avoir un enfant. Mais quelques minutes après que mon fils Callum pointa le bout de son nez, il s’accrocha à mes seins et sembla par la suite être déterminé à ce que ça n’arrête jamais. J’ai eu de la chance parce que l’allaitement maternel à démarré facilement pour moi. Je n’ai jamais eu de crevasses, et rarement les seins engorgés. Mais dans ma tête, les choses n’étaient pas aussi simples.
Autant j’aimais mon bébé et valorisais le lien de l’allaitement maternel, autant , par moments, je le trouvais pesant.
Je n’ai pas été préparée à l’ampleur de mon amour pour lui, ou à l’intensité de son besoin pour moi et moi seule, et pour mon lait.
« Ne le laissez pas faire de vous une tototte humaine ! » m’avait avertie une infirmière canadienne à peine quelques jours après la naissance de mon fils alors qu’il tétait des heures d’affilée.
Mais alors que je parcourais toutes les raisons possibles de ses pleurs… Gaz, couche mouillée sous-stimulation, sur-stimulation ? Je finissais généralement par donner le sein a nouveau, je me demandais si j’agissais au mieux et je me mettais constamment en doute.
Puis, j’ai déménagé loin du Canada, en Mongolie ou mon mari faisait une étude sur la faune. Là-bas les bébés sont constamment enveloppés dans d’épaisses couvertures, ficelés comme des paquets qu’on n aimerait pas voir tomber en morceaux si on les envoyait par la poste. Quand le paquet murmure on lui met le sein dans la bouche. Les bébés ne sont pas changés très souvent, on ne les fait jamais roter, leurs mains ne sont pas disponibles pour attraper un hochet et on ne les met jamais a plat-ventre.
Ils restent enveloppés pendant au moins 3 mois et chaque fois qu’ils font un bruit, ils sont mis au sein.
Ce fut très intéressant pour moi !
A l’âge de 3 mois, les bébés canadiens ont déjà une vie sociale. Certains prennent des cours de natation, d’autres apprennent même a s’auto-apaiser.
J avais supposé qu’il y avait de nombreuses raisons aux pleurs des bébés et que mon rôle était de les comprendre et de leur trouver une solution mais en Mongolie il n y a qu’une seule solution : le sein. Alors j’ai fait pareil !
Un sein fonctionnel en ville
Au Canada une certaine mystique entoure encore l allaitement mais, en réalité, on n’y est tout simplement pas habitué ! L allaitement se passe à la maison, dans des groupes de mères, parfois dans des cafés mais on le voit rarement en public et nous n’avons pas le souvenir d’avoir été allaités nous-mêmes .Cet acte privé entre la mère et l’enfant est, le plus souvent, accueilli par un silence et un regard détourné. Comme les regards envers les démonstrations publiques d’amour des couples. Ce n’est pas vraiment tabou, juste un peu troublant et poliment ignoré. Puis lorsque l’angélique nouveau-né devient, lui même un bambin, avec l’intention précise de faire savoir exactement ce qu’il fait, et comment, alors les regards sont détournés un peu plus rapidement, et parfois même sous des sourcils froncés.
En Mongolie, quand on allaite, on n’est pas envoyé vers les toilettes publiques ou les « salles de repos pour femmes » mais on est en plein milieu de la scène.
Le pratique des Mongols est d’allaiter partout, n’importe où, à n’importe quel moment. Ce fait, couplé avec le fait que les Mongols vivent en grande proximité entre familles fait qu’à peu prés tout le monde est familier avec la vision des seins « fonctionnels ». En Mongolie, tout le monde était heureux de voir que j’allaitais à leur façon (ce qui est bien sur, la bonne façon de s’y prendre !)
Quand j’allaitais au jardin public, les grands-mères me régalaient avec les anecdotes des douzaines d’enfants qu’elles avaient allaités. Quand j’allaitais dans les taxis, les chauffeurs me jetaient un regard complice, en levant leur pouce et m’assuraient que mon fils allait bien grandir et être un bon lutteur. Quand je faisais le marché, avec mon fils scotché au sein, les vendeurs me faisaient de la place à leur stand et encourageaient Callum à boire bien et beaucoup !
Au lieu de détourner leurs regards, les gens se penchaient en avant, tout prés de mon fils qui tétait pour lui donner un bisou sur la joue ! Si jamais Callum lâchait le sein en réponse, et que mon lait jaillissait en plein milieu d’une éjection, personne ne manifestait le moindre signe de gène. Simplement ils essuyaient leur nez, et riaient de satisfaction pour mon fils, visiblement bien nourri !
Depuis les 4 mois de mon fils, jusqu’à ses 3 ans, que j’aille n’importe où, j’entendais le même discours : « L’allaitement maternel est le meilleur aliment pour votre fils et la meilleure chose pour vous. ». L’approbation permanente, constante, m’a fait sentir que je faisais une chose très importante, qui comptait pour tout le monde. Exactement le genre d’applaudissements publics dont chaque jeune mère a besoin.
L’arme secrete de chaque mère paresseuse.
Quand Callum a eu 2 ans, j’ai pris conscience de l’étendue de l’utilité de l’allaitement maternel. Rien n’endort un enfant aussi rapidement, ni ne rompt l’ennui des longs voyages ou du temps passé dans les files d’attentes, ni ne calme une tempête de frustration aussi vite qu’un peu de lait chaud de maman. L’allaitement maternel est l’outil de parentalité le plus efficace et, à l’âge de 2 ans, j’avais l’impression que je l’utilisais a sa pleine puissance mais les Mongols, l’utilisent a un niveau bien supérieur.
Pendant les rudes hivers, enfermée dans les Yourtes pour éviter le froid glacial, j’ai passé de longues heures, avec ma copine Tsetsgee. Ce fut une expérience très riche pour moi car cela m’a fait comprendre que la parentalité varie en fonction de la culture, mais que la biologie reste la même.
Dés le début d’un désaccord entre nos bambins, au sujet d un jouet ou d autre chose, ma première réaction en tant que Canadienne, était de ramener la paix en distrayant Callum, mon fils, avec un autre jouet, tout en lui expliquant les principes de partage.
Cette technique prend du temps, nécessite un effort, et son taux de réussite n’est que de 50%. Lors des tentatives ratées Callum , à l’âge de 2 ans, ne comprenant pas les principes de partage, se mettait très en colère. Sa frustration se manifestant par des hurlements et des efforts pour se libérer de mes bras. Alors, je le prenais dans mes bras, le berçais et lui proposais le sein.
Tsetsgee, elle, avait une approche typiquement Mongole : dés le premier murmure de mécontentement, elle soulevait son T-shirt, et commençait à balancer ses seins avec enthousiasme en appelant son fils : « viens vers maman mon chérie, regarde mon amour ! Regarde ce que maman a pour toi ! ». Alors son fils regardait droit vers ses aréoles comme une cible, et systématiquement quittait la scène de désaccord et trottinait vers elle.
Son taux de réussite était de 100%.
Époustouflée par son taux de réussite, j’ai appliqué la même méthode!
Voilà, nous étions deux jeunes mères, agitant nos seins comme deux stripteaseuses en compétition, tentant de gagner la faveur d’un client !
Si les grand-mères étaient présentes, elles entraient dans la compétition. Les pauvres bambins ne savaient pas quelle paire de seins choisir : la plénitude et la douceur des seins de leur propre maman ou les vieux gants de toilette de leur grand-mère adorée qui tentait de gagner la reconnaissance et l’appréciation de ses petits-enfants ? Quelquefois, les grands-pères, essayaient de rentrer dans la compétition en pinçant dans leur main leurs faibles masses de graisses, enviant les seins des femmes pour leur efficacité.
Je ne peux même pas imaginer une seconde, les mères des réunions LLL osant les mêmes techniques de négociation de paix avec leurs enfants.
Quand ils marchent et parlent et passent leurs examens ?
Lors des cours de préparation à la naissance que j’avais suivis dans la petite ville du Canada où Callum est né, l’allaitement avait été présenté par le biais d’une vidéo montrant une Suédoise particulièrement sportive, allaitant son bambin au milieu de sa journée de ski. Les futurs mamans avaient été très secouées. Bien sûr, allaiter un bébé c’est bien, mais quand ils marchent, et parlent, hors de question ! C’était la réaction du groupe, mais moi, je ne savais pas trop quoi en penser.
Je fus surprise a mon tour quand, un jour, une de mes jeunes amies Mongole me dit qu’elle avait tété jusqu’à l’âge de 9 ans ,j’étais sidérée ! Au départ j’ai pris ça pour une blague. Plus tard, mon fils s’est sevré peu après ses 4 ans. Rétrospectivement, donc, je me suis trouvee un peu dans l’embarras du fait que j’ai été incrédule à l’époque.
Bien que 9 ans soit un âge bien avancé pour téter sa mère même sur une échelle mongole, ce n’est pas un cas unique ou exagéré sur une échelle planétaire.
Bien que le thème du sevrage naturel, entamé par l’enfant, ne soit pas un sujet facile à aborder avec les Mongols a cause de la barrière de la langue, il semble que ce soit la norme en Mongolie.
Je n’ai jamais rencontré une maman qui allaitait en « tandem » ou qui pratiquait le « co-allaitement » ce qui m’avait surpris à l’époque, mais il faut dire que les naissances sont bien espacées. La majorité des enfants se sèvrent entre 2 et 4 ans. (* note 1) En 2005 selon UNICEF 82% des enfants en Mongolie tétaient toujours à l’âge de 12 et 15 mois et 65% tétaient encore à 20 et 23 mois. Typiquement, le dernier-né, sans nouvelle grossesse, continue de téter sans limite d’âge. Voilà ce qui explique donc l’allaitement maternel jusqu’à l’âge de 9 ans de mon amie Mongole. Si on croit à la sagesse des Mongols, la durée de l’allaitement maternel est directement corrélée au succès à la lutte !
A l’âge de 3 ans, Callum tétait encore avec le même enthousiasme qu’un nouveau né et je me demandais comment le sevrage naturel allait être possible. Je me demandais quels étaient les motifs de sevrage des enfants. Beaucoup de mamans disaient que leurs enfants n’étaient plus intéressés par le sein. D’autres disait que la pression des autres enfants jouaient un rôle. (il est vrai que j’ai entendu certains enfants en provoquer d’autres, en leur disant sur un ton moqueur « tu veux téter ta mère ? » de la même façon que j’entends les enfants Canadiens se traiter de « poule mouillée ».
De plus en plus souvent, les contraintes professionnelles forcent un sevrage du sein plus tôt qu’il n’aurait eu lieu naturellement. Les enfants passent souvent les étés à la campagne pendant que leur mère allaitante reste en ville pour travailler. Souvent, les séparations prolongées font tarir la production de lait. Ma copine Buana, qui a aujourd’hui 20 ans, m’a expliqué comment elle à réussi sa carrière de têteuse médaille d’or. « j’ai grandi à la campagne. On vivait dans une yourte traditionnelle. Ma mère m’a toujours dit de bien boire son bon lait parce que c’était très bien pour ma santé. Je pensais que tous les enfants de 9 ans tétaient leur mère. Quand j’ai commencé le collège, loin de la maison, j’ai arrêté de téter. » Puis elle me regarda droit dans les yeux et elle me dit avec un clin d’œil « mais j’aime bien le boire de temps en temps. »
Passez le lait s’il vous plait.
Dans ma perception de l’évènement, le sevrage du sein se passait de façon relativement simple, sur le plan technique. J’imaginais que les tétées allaient décroitre en nombre et en fréquence, et continuer ainsi jusqu’à ce que mon enfant oublie complètement de téter. Mon lait allait se tarir et ce serait la fin de l’histoire. La boutique fermerait ses portes.
En Mongolie, le sevrage ne se passe pas tout à fait comme ça.
En discutant sevrage avec ma copine Naraa, je lui ai demandé l’âge auquel sa fille, âgée de 6 ans à l’époque s’était sevrée. Elle me répondit « A l’âge de 4 ans. Je fus très triste, mais ma fille ne voulait plus téter. » Puis Naraa me dit que la semaine précédente sa fille était rentrée d’un séjour prolongé à la campagne avec ses grands-parents et qu’elle avait voulu téter. Naraa en fut heureuse et me dit « je pense que je lui ai beaucoup manqué. C’était bien, c’était beau. Bien sûr, je n’avais plus de lait, mais cela n’a pas dérangé ma fille. »
Si sevrage par définition veut dire qu’on ne tète plus jamais le sein de sa mère, alors les Mongols ne sont jamais vraiment sevrés. Voici une pratique culturelle qui m’avait étonnée.
Si une maman a un engorgement et qu’aucun bébé ne se trouve a portée de sa main, elle fait le tour de tous les membres de sa famille , peu importe leur âge ou leur sexe, en leur demandant s’ils veulent bien boire un peu d’élixir !
Souvent une femme va exprimer un bol de son lait pour son mari, en guise de gâterie, ou en laisser au frigo pour que quelqu un puisse se servir.
Bien qu’on ait toutes dégusté notre propre lait pour une raison ou une autre, ou qu’on l’ait fait goûter a nos partenaires, ou peut-être ajouté à un café en cas d’urgence, je ne pense pas que beaucoup d’entre nous en aient bu très souvent.
En revanche, chaque Mongol a qui j’ai pu poser la question de savoir si il ou elle aime le lait maternel, m’a systématiquement répondu par l’affirmative. La valeur du lait humain est si célèbre et si fermement ancrée dans leur culture qu’il est considéré bon, non seulement pour les bébés, mais bon tout court.
Le lait humain est souvent utilisé pour ses effets médicinaux, donné aux personnes âgées, en traitement « tous usages » et utilisé pour guérir la conjonctivite, ainsi que pour rendre (paraît-il) le blanc des yeux plus blanc, et le marron plus foncé.
Une copine Occidentale qui tirait son lait au travail avait laissé le récipient contenant son lait dans le frigo commun sur son lieu de travail pendant la journée. Elle l’a récupéré à moitié vide. Elle a ri en disant « Ce n’est qu’en Mongolie qu’on peut soupçonner ses collègues de bureau d’avoir bu son lait ! ».
Avant tout, je pense que les Mongols boivent le lait maternel pour son goût. Une copine occidentale qui tirait son lait au travail avait laissé le récipient contenant son lait dans le frigo commun sur son lieu de travail pendant la journée. Elle l’a récupéré à moitié vide. Elle a ri en disant « Il n y a qu’en Mongolie qu’on peut soupçonner ses collègues de bureau d’avoir bu son lait ! ».
S’intégrer dans une autre culture a pour effet perturbant de se forcer a réévaluer sa propre culture. Je ne sais pas comment j’aurais vécu l’allaitement de mon fils chez moi, dans mon propre pays. La véritable avalanche de soutien et de renforcement que j’ai reçue en Mongolie et l’acceptation voire le respect total de l’allaitement en public m’a tout simplement époustouflée et m’a donné la confiance et la liberté de nourrir et d’élever mon fils de la manière que je sentais comme étant la meilleure pour lui et pour moi, sans qu’on me mette des bâtons dans les roues.
Il y a bien sûr des différences évidentes dans les normes d’allaitement (fréquence, durée etc.) mais j’ai fini par comprendre qu’il y en avait une plus grande dans notre approche de la parentalité et nos définitions de l’autonomie, et de l’indépendance.
En Mongolie, l’allaitement maternel n’est pas pas considéré comme une « dépendance » et le sevrage n’est pas un but.
En Amérique du nord, nous valorisons tant l’indépendance, que cette attente à une influence sur notre façon d’élever nos enfants. Nos discussions en tant que parents sont toujours basées sur les étapes du développement de l’enfant telles que l’alimentation solide, le nombre de tétées par jour, le nombre d’heures de sommeil et la durée maximale de séparation tolérée.
Même si nous ne nous posons pas ces questions il est difficile d’échapper à leur impact. Il existe un véritable marché de l’équipement pour bébé qui envoie un message très clair qui est que l’enfant doit pouvoir se passer de sa mère.
En Mongolie, l’allaitement maternel ne signifie pas dépendance et le sevrage du sein n’est pas un but. Les Mongols savent que leurs enfants vont grandir. En réalité, le Mongol moyen, âgé de 5 ans, est beaucoup plus indépendant de sa mère que n’importe quel enfant occidental, allaité au sein ou pas. Il n’y a pas lieu de faire une course au sevrage.
Elever mon fils en Mongolie m’a permis de me rendre compte qu’il y avait en vérité des millions de façons de faire, et que j’avais l’embarras du choix. Pour la durée de « carrière de téteur » j’ai dû faire face a une multitude de défis, essayer et laisser beaucoup d’idées reçues et de pratiques populaires jusqu’à ce que je trouve mon propre style. Je suis ravie d’avoir allaité Callum aussi longtemps. Je n’aurais jamais cru qu’il allait téter 4 ans ! Je suis convaincue que l’allaiter est le meilleur investissement que j’aie pu faire pour mon fils et que l’allaitement jusqu’à son sevrage naturel aura un effet permanent sur sa confiance, sa personnalité, le fait qu’il se sente en sécurité ainsi que sur notre relation mère-fils. Puis quand il gagnera la médaille d’or en lutte, j’attendrai qu’il me remercie.
°Note : 1 : Unicef Childinfo : « Monitoring the Situation of Children and Women, Infant and Young Child Feeding 2000-2007» (January 2009) www.childinfo.org/breastfeeding_countrydata.php
Article original de Mothering Magazine. N° 155 juillet-aout 2009
Breastfeeding in the land of Genghis Khan.
By Ruth Kamnitzer.
What would it be like to breastfeed in a mlace where everyone embraced it ? A Canadian living in Mongolia finds out.
In Mongolia there’s an oft-quoted saying that the best wrestlers are breaed for at least 6 years. A serious endorsement in a country where wrestling is the national sport. I moved to Mongolia when my first child was four months old, and lived there until he was three.
Raising my son during those early years in a place where attitudes to breastfeeding are so dramatically different from prevailing norms in Nothr America opened my eyes to an entirely different vision of how it all could be. Not only do Mongolians breasfeed for a long time, they do so with more enthusiasm and less inhibition than nearly anyone else I’ve met. In Mongolia breastmilk is not just for babies, its not only about nutrition, and its definitely not something you need to be discreet about. Its the stuff Genghis Khan was made of.
Like many first-time mums, I hadn’t given much thought to breastfeeding before I had a child. But minutes after my son, Calum, popped out, he latched on, and for the next four years, seemed pretty determined not to let go. I was lucky for in many ways, breastfeeding came easily-never a cracked nipple, rarely an engorged breast. Mentally, things were not quite as simple. As much as I loved my baby, and cherished the bond that breastfeeding gave us, it was, at times, overwhelming. I was unprepared for the magnitude of my love for him, and for the intensity of his need for me and me only, and for my milk. « Dont let him turn you into a human pacifyer. » A Canadian nurse had cautioned me just days after Calum’s birth, as he suckled for hour after hour. But I would run through all the possible reasons for his crying. Gas ? Wet ? Understimulation ? Overstimulation ? Mostly, I’d just end up feeding him again. I wondered if I was doing the right thing.
Then I moved away from Canada, to Mongolia, where my husband was conducting a wildlife study. There, babies are kept constantly swaddled in layers of thick blankets, tied up with string like packages you dont want to fall apart in the mail. When a package murmers, a nipple is popped in its mouth. Babies aren’t changed very often and never burped. There aren’t even hands available to thrust a rattle into. Definitely no tummy time. Babies stay wrapped up for at least 3 months, and every time they make a sound, the’re breastfed. This was interesting. At 3 months, Canadian babies are already having social engagements, even swimming. Some are learning to « self-soothe ». I had assumed that there were many reasons a baby might cry, and that my job was to figure out what the reason was and provide the appropriate solution. But in Mongolia, although babies might cry for many reasons, there is only ever one solution : breastmilk. I settled down on my butt and followed suit.
A Working breast hits the street.
In Canada, a certain amount of mystique still surrounds breastfeeding. But really, we’re just not very used to it. Breastfeeding happens at home, in baby groups, occasionally in cafés. You seldom see it in public, and we certainly dont have conscious memories of having been breastfed ourselves. This private activity between mother and child is greeted with a hush and politely averted eyes, and regarded almost in the same way as public displays of intimacy between couples :not taboo but slightly discomfiting and politely ignored. And when that quiet, angelic newborn grows into an active toddler intent on letting the world know exactly what he’s doing, well, those eyes are averted a bit more quickly and intently, sometimes under frowning brows.
In Mongolia, instead of relegating me to a « mothers only » section, breastfeeding in public brought me firmly to center stage. Their universal practice of breastfeeding anywhere, anytime, and the close quarters at which most Mongolians live, mean that everyone is pretty familiar with the sight of a working breast. They were happy to see I was doing things their way (which was of course, the right way). When I breastfed in the park, grandmothers would regale me with tales of the dozen children they had fed. When I breastfed in the back of taxis, drivers would give me the thumbs-up in the rearview mirror and assure me that Calum would grow up to be a great wrestler. When I walked through the market cradling my feeding son in my arms, vendors would make a space for me at their stalls and tell him to drink up. Instead of away, people would lean right in and kiss Calum on the cheek. If he popped off in response to the attention and left my streaming breast completely exposed, not a beat was missed. No one stared, no one looked away. They just laughed and wiped the milk off their noses.
From the time Calum was four months old until he was 3 years old, wherever I went, I heard the same thing over and over again : « breastfeeding is the best thing for your baby, the best thing for you. » The constant approval made me feel that I was doing something important that mattered to everyone. Exactly the kind of public applause every new mother needs.
The lazy mother’s secret weapon.
By Calum’s second year, I had fully realised just how useful breastfeeding could be. Nothing gets a child to sleep as quickly, relieves the boredom of a long car journey as well, or calms a breaking storm as swiflty as a little warm milk from mummy. It’s the lazy mother’s most useful parenting aid, and by now I thought I was using it to its maximum effect. But the Mongolians took it one step further.
During the Mongolan winters, I spent many afternoons in my friend Tsetsgee’s yurt, escaping the bitter cold outside. It was enlightening to compare our different parenting techniques. Whenever a tussle over toys broke out between our two year olds, my first reaction would be to try to restore peace by distracting Calum with another toy while explaining the principle of sharing. But this took a while, and had a success rate of only about 50%. The other times, when Calum was unwilling to back down and his frustration escalated to near boiling piont, I would pick him up and cradle him in my arms for a feed.
Tsetsgee had a different approach. At the first murmur of discord, she would lift her shirt and start waving her breasts around enthusiastically, calling out « Come here baby, look what mama’s got for you ! » Her son would look up from the toys to the bull’s-eyes of his mother’s breasts and ivariably tolldle over. Success rate ? 100%.
Not to be outdone, I adopted the same stategy.
There we were, two mothers flapping our breasts like competing strippers trying to entice a client.
If the grandparents were around, they’d get in on the act. The poor kids wouldn’t know where to look ! The reassuring fullness of their own mother’s breasts, granny’s withered pancake breasts boasting its long experience, or the strange mound of flesh grandfather was squeezing up in breast envy ?
Try as I might, I cant picture a similar scene at a Leche League meeting.
When they’re walking and talking and taking their exams ?
In my prenatal class in small town Canada, where Calum was born, breastfeeding had been introduced with a video showing a particularly sporty looking Swedish mother breastfeeding her toddler while out skiing. A shudder ran through the group. « Sure its great for babies, but by the time they’re walking and talking… ? » That was pretty much the consensus. I kept my counsel.
It was my turn to be surprised when one of my new Mongolian friends told me she had breastfed until she was 9 years old. I was so jaw-smacked flabberggasted that at first I dismissed it as a joke. Considering my son weaned just after turning 4, I’m now a little embarrassed about my adamant disbelief. While 9 years is pretty old to be breastfeeding, even by Mongolian standards, its not actually off the scale.
Though it wasn’t always easy to fully discuss such concepts as self-weaning with Mongolians because of the language barrier, breastfeeding « to term » seemed to be the norm. I never met anyone who was tandem breastfeeding, which surprised me but because the intervals between births are fairly long, most kids give up breastfeeding at betwwen 2 and 4 years of age. In 2005, according to UNICEF, 82% of children in Mongolia continued to breastfeed at 12 to 15 months and 65% were still doing so at 20 to 23 months of age. A mother’s last child seems to just keep going, hence the breastfeeding 9 year old. And, if the folk wisdom is right, Mongolia’s renown for wrestling.
As 3 year old Calum was still feeding with the enthusiasm of a newborn, and I wondered how weaning would eventually come about, I was curious about what prompted Mongolian children to to self-wean. Some mothers said their child had simply lost interest. Others said peer pressure played a part. (I have heard Mongolian teenagers tease each other with « you want your mummy’s breasts ! « in the same way that Canadian kids say « crybaby ! »).
More and more often, work commintments force weaning to happen earlier than would otherwise have occured : children will often spend the summer in the countryside while a mother stays in the city to work, and during the extented separation her milk dries up. My friend Buana, now 20, explained her gold-medal breastfeeding career to me : « I grew up in a yurt, way out in the countryside. My mom always told me to drink up, that it was good for me. I thought thats what every 9 year old was doing. When I went to school, I stopped. ». She looked at me with a mischievous twinkle in her eye. « But I still like to drink it sometimes. »
Pass the milk please.
For me, weaning from the breast seemed a fairly defined event. I always expected that at some point, feedings would decrease and continue to taper off until they ceased altogether. My milk would dry up and that would be that. Bar closed.
In Monglia, thats not what happens.
Discussing breastfeeding with my friend Naraa, I asked her when her daughter who was then aged 6 had weaned. « At age 4 . » she replied. « I was sad, but she didn’t want to breastfeed anymore. » Then Naraa told me that just the week before, when her daughter had returned from an extended stay in the countryside with her grandparents and had wanted to breastfeed, Naraa obliged. « I guess she missed me too much. » She said. « and it was nice. Of course, I didn’t have any milk, but she didn’t mind. »
But if weaning means never drinking breastmilk again, then Mongolians are never truly weaned. And here’s what surprised me about breastfeeding most in Mongolia. If a woman’s breasts are engorged and her baby is not at hand, she will simply go around and ask a family member, of any age or sex, if they’d like a drink. Ofen a woman will express a bowlful for her husband as a treat, or leave some in the fridge for anyone to help themselves.
While we’ve all tasted our own breastmilk, given some to our partners to try, maybe used a bit in the coffee in an emergency, haven’t we ? I dont think many of us have actually drunk it very often. But every Mongolian I ever asked told me that he or she liked breastmilk. The value of breastmilk is so celibrated, so firmly entrenched in their culture, that its not considered something thats only for babies. Breastmilk is commonly used medicinally, given to the elderly as a cure-all, and used to treat eye infections, as well as to (reportedly) make the white of the eye whiter and deepen the brown of the iris.
A western friend of mine who pumped breastmilk while at work and left the bottle in the company fridge one day, found it half empty. She laughed. « Only in Monglolia would I suspect my colleagues of drinking my breast milk ! »
But mostly, I think, Mongolians drink breastmilk because they like the taste.
A western friend of mine who pumped breastmilk while at work and left the bottle in the company fridge one day found it half empty. She laughed. « Only in Mongolia would I suspect my collegues of drinking my breastmilk ! »
Living in another culture always forces you to reevaluate your own. I dont really know what it would have been like to breastfeed my son during his early years in Canada. The avalanche of positive feedback on breastfeeding I got in Mongolia, and on Mongolian’s wholehearted acceptance of public breastfeeding, simply amazed me and gave me the freedom to raise my child in a way that felt natural. But in addition to all the small differences in our breastfeeding norms, the details of how long and how often, I ended up feeling that there was a bigger divide in our parenting styles.
In Mongolia, breastfeeding isn’t equated with dependance, and weaning isn’t the finish line.
In North America, we so value independance that it comes through in everything we do. All the talk is about what your baby’s eating now, and how many breastfeedings he’s down to. Even if you’re not the one asking these questions, its hard to escape their impact. And there are now so many things for sale that are designed to help your child amuse herself and need you less that the message is clear. But in Mongolia, breastfeeding isn’t equated with dependance, and weaning isn’t a finish line. They know their kids will grow up. In fact, the average Mongolian 5 year old is far more independant than her western counterpart, breastfed or not. There’s no rush to wean.
Probably tthe most valuable thing about raising my son in Mongolia was that I realised that there are a million different ways to do things, and that I could choose any of them. Throughout my son’s breastfeeding career, I struggled with many different issues, and picked up and discarded many ideas and practices in my search to forge my own style. I’m glad I breastfed Calum as much and as long as I did. It turned out to be 4 years. I think breastfeeding was the best thing for my son, and that it will have a lasting impact on his personality and on our relationship. And when he wins that Olympic gold medal in wrestling, I’ll expect him to thank me.
Note : 1 : Unicef Childinfo : « Monitoring the Situation of Children and Women, Infant and Young Child Feeding 2000-2007» (January 2009) www.childinfo.org/breastfeeding_countrydata.php
Article from Mothering Magazine. N° 155. July August 2009
Le cododo depuis la Nuit des Temps.
Merci a Patrick Auffret pour soutien en traduction.
Comment marche l’organisme humain durant le sommeil.
1. le sommeil paradoxal n’est pas du tout le même chez l’adulte et l’enfant. Un fœtus passe 90% de son temps de sommeil en phase de sommeil paradoxal et seulement 10% en phase de sommeil profond. A la naissance, le sommeil d’un bébé est partagé de la manière suivante : 50% paradoxal / 50% profond. A l’âge de 3 mois, la répartition devient : 40% paradoxal / 60% profond. A 6 mois : 30% paradoxal / 70% profond. A 2 ans : 25% paradoxal / 75% profond. Ces mesures sont à comparer à celles faites chez les adultes de 30 - 50 ans qui ont montré : 15 à 19% du temps de sommeil en phase paradoxale, et donc 81 à 85% en phase de sommeil profond. Ceci est biologiquement normal. Un parent qui veut minimiser ses réveils la nuit aura donc intérêt à dormir avec son bébé. (Cf. "Sleep behaviour Laboratoire", J. McKenna ou "Être parent le jour et la nuit aussi", Dr.Sears)
2 L’hormone Prolactine, présente chez les hommes en faible quantité et en plus grande chez les femmes, augmente de façon significative durant la grossesse. La prolactine permet à une femme de rester non fertile. Quand une femme allaite, ses niveaux de prolactine sont très élevés. Plus fréquentes seront les tétées, plus élevé sera le niveau de prolactine. Quand une mère allaite la nuit, ses taux de prolactine sont particulièrement élevés. Ceci explique pourquoi les mères allaitantes ont plus de lait la nuit et aux heures de repos.
La Prolactine est responsable du sommeil paradoxal chez la mère qui allaite et lui permet ainsi un niveau de récupération nettement amélioré, par rapport à une mère non allaitante, bien qu'ayant été réveillée plusieurs fois pendant la nuit durant le sommeil.
La Prolactine rend une personne particulièrement sensible. Les hommes d’une certaine caste hindoue qui passent une grande partie de leur journée en méditation ont des niveaux de prolactine particulièrement élevés. Ils ont aussi des petits “seins”, caractère typique des hommes en surpoids.
3. De nombreuses études montrent une augmentation immédiate du niveau de l’hormone Ocytocine quand la main d’un bébé touche le sein d’un mère. Un flot d'ocytocine envahit la mère et produit une montée de lait. L’ocytocine est aussi connue pour son effet somnifère.
4. Il ressort d'une étude dans 49 pays illettrés le constat suivant : où il y a des niveaux élevés de portage, contact et toucher, les niveaux d’agression sont bas. A contrario, où les niveaux de portage, contact et toucher sont moins élevés, les niveaux d’agression sont plus élevés. (Cf. Prescott & Wallace NICHD & California medical School U.S.A)
5. Les besoins des adultes dans les sociétés non-chasseuses / cueilleuses pour un sommeil optimal sont : absence de mouvement, silence, obscurité. (Cf. "La peau et le toucher", (A. Montague)
6. Depuis l'aube de l'humanité, sur toute la planète, les besoins des bébés pour un sommeil optimal sont : mouvement, voix, contact. (Cf. "La peau et le toucher", (A. Montague.)
7. Quand un bébé est séparé de sa mère la nuit, une angoisse primitive envahit le bébé; il en résultera des nuits agitées pour toute la famille. (Cf. "La peau et le toucher", (A. Montague)
Petit historique de la séparation Mère-Enfant.
8. Les médecins du 19e siècle s’occupaient des diagnostics et traitements des maladies. Le domaine féminin était méconnu et intouchable, donc malsain même pour un bébé vulnérable aux maladies. (Cf. "Good Nights", Drs J. Gordon & Goodavage).
9. Vers la fin du 18e siècle, les “moralistes” estimaient que le mari était le seul à pouvoir toucher le corps de sa femme. L’État, qui avait besoin de soldats, s’est bien rendu compte que les femmes qui n’allaitaient pas la nuit tombaient plus rapidement enceintes, aussi dormir avec un bébé est-il vite devenu déconseillé. (Cf. "Three in a bed", D. Jackson).
10. Au milieu du 19e siècle, les publicités pour les lits une place déclaraient que “respirer l’haleine d’un autre la nuit était non hygiénique”. (Cf. "Family Bed", Tine Thevanin, p. 58.)
11. La révolution industrielle a "éclaté" les familles nombreuses vivant en proximité, partant les mères ont perdu l’aide précieuse venant d’autres membres de la famille. Il leur était fortement conseillé “d’aider” les bébés à atteindre une indépendance précoce. (Cf. "Family Bed", Tine Thevanin, p. 58.)
12. Au 19e siècle, les médecins (connus pour leurs niveaux de prolactine très bas) racontaient aux parents que pleurer était bénéfique aux bébés. (Cf. "Three in a Bed", D. Jackson, p. 56 & 58).
13. Pendant plusieurs siècles, l'infanticide était une pratique commune chez les familles pauvres et chez les mères isolées. Afin de protéger les bébés, le cododo a été interdit. (Cf. McLaughlin, 1988, p.120.)
14. Le sommeil solitaire semble exister depuis toujours dans notre société, mais à l'échelle planétaire, c'est un phénomène extrêmement récent.
Les effets de l'absence de sommeil partagé.
15. Dans une étude sur les enfants qui dorment isolés, comparés aux enfants qui partagent les heures de sommeil avec leurs parents, les enfants dormeurs solitaires ont été observés comme plus difficiles à contrôler, moins épanouis, plus souvent sujets à des crises de colère, gérant moins bien le stress, plus peureux que les enfants qui partagent le sommeil. (Cf. Heron, 1994).
16. Dans une autre étude, les enfants ayant pratiqué le cododo ont exprimé un plaisir de vivre certain. (Cf. Mosenkis, 1998).
17. Une 3e étude a montré que les enfants dormeurs solitaires ont plus souvent recours aux professionnels psychiatriques pour des désordres émotionnels et comportementaux (Cf. Forbes & Weiss, 1992).
18. Les garçons ayant pratiqué le cododo montre une plus grande estime de soi, moins de sentiments de culpabilité, moins d'angoisses. Les filles montrent moins de gêne dans les contacts physiques et témoignages d'affection. (Cf. Lewis et Janda, 1998.)
19. Les enfants ayant pratiqué le cododo montraient moins de sensibilité aux pressions de leur entourage ("peer pressure" en anglais) que d’autres enfants de leur âge. (Cf. "Goodnights", Gordon & Goodavage, 2002.)
20. Depuis que la psychologie existe, c'est reconnu que les enfants qui ont eu des parents “réceptifs, attentifs, accessibles” ont beaucoup plus de chance d’être heureux plus tard dans leur vie. (Cf. Ainsworth, 1982, 1984.)
Il n’est donc pas étonnant que les enfants se sentent si bien dans leur peau quand leur parents ont été présents et accessibles de nuit comme de jour.
21. Des adultes qui ont dormi en solitaire sont souvent plus dépendants de leurs parents que ceux qui ont pratiqués le cododo. (Cf. Mosenkis, 1998.)
22. A l’âge de 3 ans, les garçons avaient plus de difficultés à se séparer de leurs parents que les garçons du même âge qui dormaient régulièrement avec leurs parents. (Cf. Forbes & Weiss, 1992.)
23. La majorité des adultes ayant dormi avec leurs parents se considèrent comme plus indépendants que d’autres. (Cf. Gordon & Goodavage, 2002.)
24. Une étude sur les singes montre que le niveau de cortisol est plus élevé en cas de détresse émotionnelle que de détresse physique. Quand on laisse pleurer les bébés singes jusqu’à ce qu'ils s'endorment tout seuls, on observe des niveaux de cortisol aussi élevés après la modification de comportement qu’avant. Ceci, même après 80 séparations. (Cf. Coe, et al, 1985.)
25. Aucun autre mammifère sur notre planète ne s’occupe de sa progéniture que le jour. (Cf. Salwiczekde Max-Planck Institute for Behavioural Psychology, Allemagne.)
26. Humains et primates ont en commun 98% de code génétique. Les primates allaitent leurs jeunes jusqu'à l'apparition des dents permanentes et partagent le sommeil jusqu'à l’équivalent d’âge de 5 ans humains. D’autres mammifères allaitent jusqu’à des âges similaires en prenant en compte les moyens de vies. (Cf. J.Anderson, PhD., University of Stirling. Écosse.)
27. Beaucoup de pédiatres considèrent toujours les vomissements de stress et le fait de cogner la tête contre les barres des lits à barreaux comme un comportement “normal” chez les bébés et jeunes enfants. (Cf. "Goodnights", Drs J. Gordon & Goodavage.)
28. Même le Dr Ferber, “regrette ses mots” dans un article paru dans le “New Yorker” magazine en 1999. (Cf. "Solve Your Child’s Sleep Problems", Dr Ferber, 1985.)
Il avait écrit : “Dormir seul [pour le bébé] sans angoisse est une étape importante dans l'apprentissage de séparation d'avec ses parents et pour sa vision de lui-même comme indépendant.”. Dans son interview au "New Yorker", il dit “Comme je regrette d’avoir écrit ces phrases. Je disais ces choses en accord avec la seule littérature qui existait à l’époque. C’est un concept totalement généraliste qui n’a aucun sens et n’est pas juste.” (Seabrook 1999.)
29. Le sujet “faire ses nuits” est un sujet à la mode dans les sociétés industrialisées. En dépit de la réalité nocturne observée, à force de se l'entendre répéter, les parents s'attendent à ce que leurs bébés “fassent leurs nuits” dès l'âge de 6 mois.
“Le développement d’un long sommeil ininterrompu aussi tôt que 6 mois est extrêmement étonnant, révolutionnaire même, compte-tenu du fait que les êtres humains comme les autres primates sont adaptés physiologiquement aux tétées fréquentes et au contact immédiat avec leur mère.”
N.B. : le lait maternel se digère dans les 20 à 40 minutes après ingestion. (Cf. Elias et al, 1986.)
30. Malgré l'explosion du nombre des enfants allaités au sein, les attentes de “faire ses nuits” restent fondées sur les études des bébés au biberon des années 50. (Cf. "Goodnights", Gordon & Goodavage, p.85, 2002.)
31. 80% des bébés allaités dorment avec leurs parents. Dans le lit, avec la mère, les bébés ne se réveillent pas plus souvent. En dépit des pires avertissements des psychologues, c’est dans le lit familial que tout le monde dort le plus et le mieux. (Voir "Prolactine", Gordon & Goodavage, p.86, 2004.)
32. 17% des Français (interrogés seuls) disent ne jamais partager la nuit ou le lit avec leurs enfants. (Cf "Elle Magazine", 1998)
Photo : Tan.
CODODO et SEXUALITE
Faire l’amour dans un lit est un concept culturel, comme le sommeil solitaire. Beaucoup de parents adeptes du lit familial constatent un véritable attachement dans leur vie sexuelle “parce que les vieux schémas rigides cèdent face à la créativité et la variété que demande une vie sexuelle active.” Des dizaines de témoignages (anonymes) existent, dont voici quelques extraits :
“On était encroûté. Le lit familial nous a permis de nous en sortir.” (Mère de 3 enfants)
“Ca fait bientôt 2 ans qu’on n’a pas fait l’amour dans notre lit. Cela ne nous manque pas et notre vie sexuelle est superbe et variée, fréquente et satisfaisante “ (Mère d’un bambin)
“Nous avons l’impression d’être encore des adolescents” (Mère d’un bébé)
“Je suis de nature créative, ceci a simplement rehaussé ma créativité.” (Père de 3 enfants)
“Une vidéo de "Télétubbies" est devenue notre alliée. Je crois qu’on frissonne tous les 2 quand on entend le générique des "Télétubbies".” (Mère d’un bambin)
“Notre rendez-vous préféré est quand nos enfants passent quelques heures chez des copains, nous louons une vidéo et commandons un repas à nous faire livrer pour regarder le film. Puis nous faisons l’amour dans une maison sans enfant. Nous préférons rester à la maison avec une vidéo et un repas livré au lieu de sortir parce qu’un repas séparé d’un film nous éloignerait trop longtemps de notre bébé." (Mère de 2 enfants)
“Mon mari a une longue pause déjeuner. C’est sympa.” (Mère de 4 enfants 'cododotés')
“Nous attendons jusqu'à ce que notre fille soit absorbée par un programme informatique.” (Mère d’écolière)
“Quand notre fils fait une sieste, nous allons doucement dans la chambre d’amis. Je crois que ça augmente les sensations... ” (Mère d’un bambin)
“Nous prenons le temps ensemble sous la douche. C’est décidément plus spontané qu’avant. S’il y a un moment, on se saute dessus.” (Mère de 3 enfants)
“Une fois, on a fait l’amour sur le tapis de bain chez ma belle-mère pendant un séjour. Elle jouait avec notre bébé en pensant que nous nous douchions et nous nous préparions pour notre soirée.” (Une jeune mère)
Où faire l'amour ? Le “TOP TEN” des endroits élus.
1: Canapé.
2: Sol de salon.
3: La douche.
4: Chambre d’amis.
5: Le jardin.
6: Voiture.
7: Comptoir de cuisine ou table de salle à manger.
8: Chambre de bébé (sans bébé)
9: Sol de salle de bain ou lavabo de salle de bains.
10: Dehors, en vacances de camping.
Un conseil de parents d'adolescents (qui ne sont plus dans le lit familial) :
“La vie est facile quand votre enfant est petit. Avec un bébé ou bambin, ils restent où on les pose et on a toute la maison pour soi. Plus tard, l’adolescent aura toute la maison pour lui et il ne vous restera que votre chambre pour vous. Trouvez-vous des coins et des moments pour faire l’amour maintenant qu’il vous reste du temps."
Témoignage:
Quand Cyldric est né, nous ne connaissions pas le cododo, et l'idée qu'il
était pratiqué depuis très longtemps partout dans le monde sauf en Europe --oserais-je dire "sauf en France?" -- ne nous avait même pas effleuré... Des parents, des amis et les lectures habituelles nous avaient conforté dans l'idée que Cyldric dormirait dès le début dans sa chambre, voisine de la nôtre.
A la fin de ma grossesse, une dernière lecture avait commencé à semer le doute : si après 3 mois, un bébé devait dormir seul, il était bien plus pratique de l'avoir dans la chambre parentale, dans son propre berceau avant ce sacro-saint cap de 3 mois.
Malgré tout, nous avions décidé d'essayer directement la chambre séparée, sans nous poser d'autres questions, nous verrions bien !!
Premier hic, Cyldric arrive plus tôt que prévu (3 semaines, mais il n'est pas prématuré, c'est une erreur de terme...), et sa chambre n'est pas
finie… Donc, déculpabilisés par cette fameuse lecture, il dort dans son
berceau collé à notre lit pendant quelques nuits. Pendant ce temps, je me renseigne, et s'insinue en moi un doute... Pourquoi 3 mois ? Pourquoi ce bouquin n'a-t-il pris en compte que l'aspect pratique, et pas les besoins d'un bébé ? Pourquoi un bébé doit-il faire ses nuits à cet age ?
Bref, une porte commencait à s'ouvrir.
En discutant avec d'autres mamans de bébés allaités, je me rends compte que ce cap des trois mois est une pure théorie, que dans la pratique, un bébé ne tète plus la nuit quand il n'en ressent plus le besoin, et que ce cap peut être très variable d'un enfant à l'autre...
Mais, bon, Cyldric est toujours dans son berceau, et j'espère qu'il fera -vite-ses nuits, et prendra alors possession de son lit et de sa chambre, même si quand la journée il s'endort au sein et que nous faisons une sieste ensemble, je ne me pose pas de questions et trouve ça bien agréable.
Survient alors le deuxième hic : Cyldric se met à avoir des vomissements violents, imprévisibles, de jour comme de nuit... Impossible dans ces conditions de le laisser dormir seul... Le temps de trouver la cause, et 2-3 semaines se passent. Un régime d'éviction des protéines de lait de vache réglera le problème... Mais entre temps un RGO s'est installé... Et son sommeil est continuellement agité, entrecoupé toutes les heures de réveils en hurlant... Je suis hantée par des visions ou je le revois vomissant et pleurant. Et une nuit, je craque... Je le prends dans notre lit... Et le miracle : il ne se réveille que pour téter, il est apaisé, dort sereinement à notre contact...
Cyldric a alors 2 mois et demi... Nous prenons contact avec un pédiatre consultant en lactation pour lui raconter notre parcours : il confirme l'intolérance aux PLV, et il nous dit que si notre bébé dort paisiblement avec nous, c'est que c'est là qu'il doit dormir et pas ailleurs... Cela nous permet de déculpabiliser...
Entre temps, je continue de me renseigner, j'apprends... J'apprends que le cododo est une pratique répandue, j'apprends que non, ce n'est pas dangereux pour bébé, j'apprends que oui, il quittera un jour notre lit, que oui il fera ses nuits "quand même"... Et puis nous nous sentons si bien à 3... Le RGO se règle par une séance d'ostéopathie et de kinésithérapie... Le temps passe, tous les problèmes sont réglés, Cyldric dort bien, se réveille à peine pour boire (il tète 3 ou 4 fois dans un demi-sommeil.) Faut-il qu'il intègre sa chambre... ? Faut-il lui "apprendre" à faire ses nuits ?? J'analyse d'abord mes sentiments et me dis que je n'en ai pas très envie... De plus, les tétées nocturnes ne me gênent pas, elles entretiennent la lactation, j'ai repris le boulot et il faut aussi que Cyldric compense... Alors, on en discute avec le papa... J'appréhendais un peu : il a entendu les mêmes choses que moi, a été éduqué comme moi...
Bonne surprise : tout ce qui compte, c'est le sommeil de notre fils et notre bien être à tous les 3... Le sourire de notre bébé lorsqu'il se réveille le fait craquer...
A ce moment, je l'informe que ça peut durer encore des mois, voire des
années, que pour le prochain bébé, Cyldric n'aura peut être pas encore quitté notre chambre... Il me suit à 100 %, se sent bien comme ça, et m'annonce qu'il faut mettre le matelas par terre, car bientôt, la barrière que nous avions achetée ne sera plus suffisante...
Cyldric a maintenant 17 mois, notre matelas est toujours par terre, et nos nuits, à 3 (voir 4 quand le chat s'y met !)sont douces et reposantes.
Le lit pour bébé décore une chambre qui sert de salle de jeux...
Avec le recul, je me dis que mon instinct me parlait quand je faisais des siestes avec mon bébé, mais que si je n'avais pas pu en discuter avec d'autres mamans et me renseigner par moi-même, j'aurai enfoui ça tout au fond de moi, ne m'écoutant pas et n'écoutant pas mon bébé...
Conclusion : écoutez votre bébé et votre cœur de mère (et de père), ils sauront vous guider !
Isa et Cyldric. (23/07/2003)






















