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Allaitement Pour Tous

Allaiter son enfant adopté, (lactation induite) allaiter suite à une chirurgie mammaire. Catégorie 2.

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5dal-janvier_2005.doc
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Créer des liens: Accompagner sur le chemin de l'adoption. Livres à commander.

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 http://www.editions-instant-present.com/

   
Créer des liens: Accompagner sur le chemin de l'adoption Cécile FLE Parution mai 2008
Souscription en avant-première à 14,50 euros au lieu de 16,50 euros prix public envisagé:

Adopter, au-delà des difficultés administratives plus ou moins pénibles, c’est créer des liens uniques. Cette rencontre, entre un enfant qui a souffert, et des parents qui ont longuement attendu ce bébé, peut bouleverser, déstabiliser. Le quotidien peut devenir difficile à vivre. Quand le lien se tisse douloureusement entre parents et enfants, il est utile de comprendre, de trouver du soutien, des solutions qui vont aider cet enfant et ces parents à s’attacher.

L'auteure, Cécile Flé, mère adoptante, accompagne les familles qui créent ce lien si particulier. Dans son livre, elle nous parle des épreuves subies par l'enfant avant l'adoption, ainsi que de celles que traversent les parents. Elle concentre sa réflexion sur les besoins physiologiques et affectifs de l'enfant, et des façons d'y répondre,  sans se préoccuper du regard de la société, ni des attentes parfois irréalistes des adultes, attentes qui encombrent la relation ou affectent la confiance qui se construit peu à peu.

Ce livre prend place au coeur du mouvement dit "attachment parenting". Cette démarche est fondée sur la connaissance de la biologie du lien parent-enfant. Cécile Flé considère que les parents peuvent aider leur enfant à guérir de ses blessures, en répondant avec bienveillance à ses besoins légitimes, besoins que l’enfant en souffrance aura parfois de la peine à exprimer. Ainsi soutenu, ses besoins comblés, l'enfant pourra développer une sécurité intérieure indispensable à une vie sereine et harmonieuse. L'originalité et l'efficacité de l'approche de Cécile Flé reposent sur cette considération de la réalité des besoins physiologiques et affectifs de l'enfant.

En anglais:
Breastfeeding an Adopted Baby and Relactationhttp://www.amazon.fr/Breastfeeding-Adopted-Relactation-Elizabeth-Hormann/dp/0976896974/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1245263169&sr=8-1


Allaiter mon deuxième fils, adopté, même ayant commencé avec biberons.

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  Je voulais vous faire partager un grand moment de bonheur pour moi ce soir et un grand moment d'excitation et d'espoir.
Comme tous les soirs, j'ai fais le tire-lait electrique, et oh bonheur, j'ai enfin vu perler les premières gouttes de lait!!!!!
C'est pas que je n'y croyais plus mais franchement ca motive complétement pour continuer comme ca...
Maintenant il faut que je continue a être patiente pour ésperer voir ce premier essai continuer de se transformer en une vraie lactation.
Encore merci pour votre soutien
. Maman E.


15 jours plus tard…

Alors cela fait 15 jours que les premières gouttes de lait sont apparues, maintenant j'arrive a tirer un peu moins de 10 cc par sein le soir et la journée je sens que mon fils prend peut être un peu plus parce qu'il ne finit pas tout ses bib comme avant, alors on continue on ne lâche pas.
Même si il n'a que ca, je suis déjà bien contente de pouvoir le lui donner.
Je continue encore la domperidone. Je vais faire les 6 semaines et ensuite on verra .....
Je continue a aller aux réunions LLL ici a Tokyo et c'est super motivant.
J'avoue qu'au début je n'osais pas trop dire que j'allaite mon petit mais maintenant je suis tellement heureuse et ca se passe tellement bien que je l'ai dit a tout le monde, alors les gens qui ne comprennent pas ne m'en parlent pas et les autres trouvent ca super!
Mes parents sont venus rencontrer leur petit-fils et nous nous sommes donc beaucoup baladés. Au début je ne savais pas trop comment j'allais faire avec le lact-aid et puis en y pensant je ne me voyais plus du tout donner un bib, trop frustrant pour moi, j'ai donc allaiter "en public" avec le Lact-aid.
C'est génial ! En fait personne ne se rend compte de rien, c'est tout a fait faisable. Avec l'écharpe on fait ca en toute discrétion, bref j'arrive presque a vivre ma vie comme avec mon premier en allaitant comme je le souhaite et ou je veux!!!
Bon le petit bémol c'est qu'il faut tout de même bien s'organiser pour avoir de quoi nettoyer le dispositif et pouvoir préparer les bibs quand on part pour la journée, mais ca se fait et maintenant j'ai trouve le truc!
J'espère malgré tout arriver a un allaitement complet un jour histoire de pouvoir profiter a fond des avantages de l'allaitement
(je veux dire ne pas me balader avec tout mon matériel....)
Parce que le reste je l'ai, et j'ADORE

Encore merci a toutes pour votre soutien et vos encouragements
a bientôt
Maman E.



Préparer l'arrivée de bébé, avec mon allaitement induite.

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Bonsoir Allaitement pour tous.

Nous savons enfin que notre dossier d’adoption est en « matching room » (salle d'attribution). Il devrait nous être remis dans les 2 semaines à venir. Si l'on ajoute les trois semaines avant lesquelles nous obtiendrons notre permis de voyage, nous devrions enfin avoir notre fille d'ici 4 ou 5 semaines dans le meilleur des cas.

Vous savez combien ce chemin fut long, des années ont passé, notre désir est intact. Ce soir est un grand soir car j'arrive au terme du protocole de lactation induite que j'ai commencé progressivement le 7 septembre 2008, puis selon le dosage recommandé le 21 septembre. Je pensais suivre à cette époque le protocole accéléré décrit par Jack Newman puisque notre fille devait arriver fin Novembre. Mais le futur m'a montré que   c'était le protocole régulier que je suivrais : cela fera donc 8 mois que je prends pilule oestroprogestative et dompéridone. (Ma grossesse biologique fut de 8 mois et une semaine ...).

« N.B. copyright : interdiction de reproduire, d'utiliser »



J'ai parfois  délaissé le dompéridone car la prise de médicaments en continu associé à certains pics de stress m'étaient insupportables. Donc ce soir ; arrêt de la pilule oestroprogestative. J'attends que mon cycle se déclenche et ensuite je commencerai à apprivoiser le tire lait de compétion en associant les tisanes galactogènes qui sont au fond du placard !

 

Ce soir j'ai osé ouvrir la mallette du tire-lait Elite qu'Ameda m'a gracieusement prêté à mon départ de France et qui dort au fond de la penderie. J’ai osé brancher l'appareil mais rien ! La diode est resté éteinte ! Un moment de panique, culpabilité (pourquoi j'ai pas testé la matériel avant ?? Parce que j'en étais incapable. C'était trop de réel dans cette attente quasi irréelle ?) ... Ouf !! Calme. Non, c'était juste l'interrupteur de sécurité qui est éteint ! Je le fais basculer, je tourne la première molette, un doux ronronnement fait baisser ma tension ! 

Maintenant c'est au tour du dispositif d'aide à l'allaitement, destiné à donner du lait  au sein via un fin tuyau contre mon sein + un sachet  rempli de lait maternel (ou de lait artificiel). Que cela me parait compliqué, valve, drain, après mon allaitement normal, de ma fille… ainée.  Le premier truc qui cloche c'est que je ne vois pas les deux rouleaux de sachets prévus dans la notice. Je relis. Elle est rédigée en anglais. J'ai peut être mal lu la description, ou  mal vu. Ca y est, je les trouve.

En revanche je lis que les rouleaux de 50 sachets que j'ai en ma possession est prévu pour une semaine. C'est juste au cas où cet allaitement se mette en place assez vite. A cet instant je repense à encore toutes les inconnues associées à cette attente.

 

Je ne sais toujours quel âge a mon enfant, mais à l'instant présent pour la première fois depuis très longtemps je me sens libérée, maîtresse de mon avenir, finie de me sentir ballottée entre l'espoir et la déception. Je ressens de plus en plus que je suis maman et mon corps à travers cette préparation à l'allaitement va m'en donner les signes les plus tendres.

 

Je n'ai plus de tristesse, de colère par rapport à tous les acteurs (personnel administratif en France, en Chine ...) qui m'ont parfois donné le sentiment étrange et éprouvant d'être dépossédée de ma maternité.

J'ai déjà ressenti cela, ce souffle de liberté cet été, quand j'ai envoyé un mail à Marie Courdent. Un appel à l'aide : allaiter ma fille non biologique ... que faire ? Comment et quand le faire ?

 

En rentrant, tard dans la soirée, les mails de plusieurs animatrices avec une mine d'informations liées à 'aspect technique et au soutien sont tombés sur mon écran comme des pétales de rose.

 

Je les ai inspiré comme si mes poumons pouvaient enfin se déplier. J'ai ressenti aussi le plaisir immense d'être restée moi même malgré les moments très difficiles en PMA (procréation médicalement assistée). Une fois encore dans la vie, j'ai donné et j'ai reçu ! Je pense à mon mari qui m'a plus qu'encouragée : "il faut que l'allaites, tu dois au moins essayer."

J'ai dans les oreilles la voix d'Edith Piaf, qui chante : « je me fous du passé ... je vais encore avoir la chance de vivre le plus beau jour de ma vie, encore de l'amour à donner, à recevoir. »

J'ai une énorme envie de vous serrer dans mes bras de géante, j'ai des mercis à jamais : à mon mari et à ma fille aînée pour leur soutien unique, mes soeurs et ma mère pour leur aide colossale dans la logistique, qui m'ont approvisionnée en pilule, dompéridone, tisane à 10 000 km de distance en totale infraction avec le code des douanes, à tout le réseau de la Leche League  auquel je suis tellement heureuse de collaborer, à mes amis, merci, xiéxié ...

 

F-M.N.

Maman de deux filles, allaitées. Dont sa deuxième n’a pas pu rejoindre sa famille jusque ses 16m.

 

« N.B. copyright : interdiction de reproduire, d'utiliser »


4iem enfant, premier allaitement réussit. Informations et savoir faire, grâce à deux communautés des mamans expérimentées et courage = SUCCÈS.

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Coucou les filles

Merci pour vos encouragements et félicitations !!! 

Oui je suis super motivée, j'adore allaiter et je le souhaitais 
depuis si longtemps que je ne demande à ce qu'il ne stoppe jamais 
jamais !!! 

---------->>>>J'en veux à tous ceux qui m'ont dit que *JAMAIS* je ne 
pourrais allaiter et qu'il fallait que je laisse tomber. 

---------->>>>J'en veux à ces cons de toubibs, ces femmes qui m'ont 
guidé sur la mauvaise route et à cause de qui je n'ai pas pu allaiter 
mes 3 autres enfants à cause de mauvaises infos !!!!!!!!! Ca c'est 
mon coup de gueule : CHANGEZ DE METIER !!!!!!!!!

**Un grand merci** à toutes celles grâce à qui cet allaitement 
démarre très bien et qui m'ont permis de devenir une mère et une 
femme à part entière grâce à qui mon souhait enfin se réalise : *mon 
voeux le plus cher* : celui de pouvoir un jour donner le sein à mon 
bébé !!!!!!!!!!!!

Je trouve l'idée des 40 jours extra !!!! Bravo les filles !!!! 
Je vais déléguer un max tant que je pourrais le faire pendant cette 
période !!!

Bon ce matin j'ai tout de même assuré mon rendez vous à l'orl pour ma 
puce Elisa qui en avait bien besoin : des gros bouchons tenaces dans 
les deux oreilles. 

J'ai allaité mon bb dans la salle d'attente. 

Je l'ai mis au sein quand la patiente avant moi est partie avec le 
médecin, juste à ce moment là elle a réclamé. Puis un papy est entré 
et s'est assis juste en face de moi, au début je trouvais qu'il 
me "matait d'un air un peu bizarre", puis sa femme est entrée à son 
tour et l'orl est venu me chercher avec Elisa !

Alors, je suis partie avec wendy accrochée à mon sein. Le toubib m'a 
dit de m'installer pendant qu'il s'occupait d'Elisa. 

Ensuite quand bb a eu fini de téter mon sein gauche et repue et s'est 
endormie, je suis retournée chercher son couffin qui était resté 
dans la salle d'attente. Le vieux bonhomme que je trouvais suspect 
s'est alors levé et m' a gentiment ouvert la porte pour que je puisse 
passer avec le couffin et nos manteaux. Finalement je me suis dis 
qu'il était sympa et que son regard n'était sans doute pas si bizarre 
que ça, juste celui d'un pépé attendri ? 

Bref, une fois ma louloute repue et endormie dans son couffin, j'ai 
pu tenir la main d'Elisa pendant la séance où on lui a retiré les 
bouchons. 

Je me dis donc en conclusion qu'il faut ne pas faire de préjugés ; 
finalement les gens prennent le fait qu'on allaite bq mieux qu'on ne 
pourrait le croire. 

Aussi quand la secrétaire m'a vu allaiter mon bébé dans la salle 
d'attente, elle a dit qu'elle trouvait ça vraiment génial et que elle 
aussi avait allaité. Qu'elle adorait ce contact, mère/bébé et que ça 
lui rappelait de bon souvenirs. 

Voilà un rendez vous bien géré !!! 

J'ai eu plus d'inquiétude qu'autre chose et finalement TOUT s'est 
bien passé !!!! 

Demain à 11 h 20 j'ai rendez vous à Rennes pour voir 1 osthéopathe 
spécialisé pour les nourrissons ; il n'y en a pas sur St Malo ni 
environs : faut que je fasse 60 km aller et 60 km retour pour aller 
jusqu'à Rennes mais tant pis. Que ne ferais je pas pour ma puce. 

Bon je vous dirai s'il était bien ou pas; 

Pour celles (j'ai vu qu'il y avait des filles de Rennes sur ce forum) 
que ça intéresse, je peux vous filer les coordonnées de cet 
osthéopathe basé sur Rennes, à vous de me dire si vous les voulez ou 
pas. 

Voilà pour aujourd'hui, je vous laisse car déjà Wendy me réclame et 
je dois retourner au maternage !!! ;)

Bisous lactés


Lactation induite pour bébé Mael. sept 2010

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Bonjour à toutes,
Je me présente. Je m'appelle Maryam, et comme j'expliquais à Charlotte, je suis en cours d'adoption, donc mon petit chou ne va pas tarder à pointer son petit nez. J'ai été apparenté il y à à peine 2 semaines. Il s’agit d’un petit garçon âgé d’un mois environ
. On à décidé de l'appeler Mael.
J'ai commencé le protocol de lactation induite depuis environ 2 mois et demi, avec tire-lait double,  Medela et prise de domperidone et fenugrec. Au début je désespérais un peu du fait de ne pouvoir récolter plus que quelques gouttes mais aujourd'hui je suis heureuse d’annoncer que j'arrive à tirer 100ml de lait dans une journée à raison de 5 séances de tire-lait.
J'ai déjà commencer à congeler mon lait.
J'ai réussi à congeler environ 7 sachets de 180ml de mon lait.
Hier soir je n'ai pas eu le temps de tirer mon lait et cette nuit, mon lait a couler comme pas permit ! A mon réveil il y avais une grosse tâche de mon lait sur le matelas. J'étais heureuse.
. . Pour moi c'est une grande réussite.
Quand Mael arrive, on va le nourrir avec sonde au doigt au lieu de biberon, plus fréquemment qu'avec les grosses quantités donnés au biberon, jusque ce qu'il accepte le sein.
Puis avec Mael au sein, j'en aurais de plus en plus.
Voilà en gros mon petit parcours.
Et un grand merci et gros bisou à Charlotte de m'avoir encouragé



Suite à une chirurgie réduction mammaire, réussir son allaitement facilement. Témoignage.

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Bonjour,
J'ai eu une réduction mammaire... J'ai écouté des médecins, des sage-femmes mal informées il y a 3 ans et j'ai allaité 4 semaines. J'ai pris contact avec la LLL il y a 11 mois avant la naissance de mon dernier, et depuis 9 mois j'allaite mon BB de neuf mois: complémenté d'environ 180 à 200 ml par jour les premiers mois, et sans complément depuis 3 mois, (ses 6 mois) depuis la diversification...
Sophie

Allaiter autrement, tout naturellement au sein, pendant aussi longtemps que d'autres enfants reçoivent du lait de substitut par une tétine en silicone. Suite à une réduction mammaire, oui, c'est possible. (en travaillant à l'extérieure aussi!) Témoignage.

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Chère L, Je n'ai pas lu tous les messages de réponses, j'espère que je ne ferai pas trop de redites...Je voulais juste te dire que moi aussi, j'ai eu une réduction mammaire, et que du coup, j'ai culpabilisé de longs longs mois, à pleurer comme une madeleine en me disant "mais pourquoi j'ai fait ça!!!". Sauf que comme toi, j'étais mal dans mon corps, je ne supportais pas le regard des hommes sur mes seins, je portais des soutiens gorges horribles (ta description de tes soutif d'avant m'a fait rire devant mon ordi, tellement ça me rappelle d'hoooribles souvenirs!!!).Puis donc l'animatrice LLL que j'ai rencontrée au tout début m'a dit de ne surtout pas regretter, car peut-être que mon petit bébé F n'aurait pas été là si je n'avais pas décidé cette opération. Je me le répète donc dès que j'en ai besoin... dis le toi aussi!!! Ta petite ne serait peut-être pas là si tu avais honte de ton corps!Puis je peux te dire que au début, quand je lisais sur le forum que ça ira mieux au fur et à mesure que le temps passait, je me disais que c'était vraiment dans trop longtemps, que ça ne s'arrangeait pas du tout, que mon fils ne tétait pas plus fort comme tout le monde le disait, etc. Mais, finalement, il y a des moments ou tu sens que ça change! Vers l’age de 5 mois, ou 6 mois, tout d'un coup, ton petit ou ta petite tètera mieux, et tu commenceras à profiter vraiment des tétées comme d'un échange .Aujourd'hui, mon bébé F à 8 mois, et c'est du bonheur... Je m'en fiche de lui donner encore un peu de lait artificiel, les quantités diminuent tout les jours avec les aliments solides qui prennent la place. Tant qu'il est au sein, qu'il me sourit en tétant, je serai heureuse, mais ça ne fait pas si longtemps que c'est comme ça! Tout ça pour te dire que je comprends ton désespoir, mais je te dis que ça va s'améliorer!

Donc accroche toi, et tu verras, bientôt, ce sera un vrai plaisir d'allaiter!bises à vous deux. P.C. Maman de bébé F. 8m

Allaitement suite aux procédure chrirurgicale mammaire de Diana West BA, IBCLC, & Elliot Hirsch, MD

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Allaitement suite aux procédures chirurgicale mammaire et mamelon.
by Diana West, BA, IBCLC, and Elliot Hirsch, MD
Introduction
La fonctionnalité de lactation qui reste après chirurgie sur le sein et le mamelon dépend essentiellement sur le caractère des incisions et des dissections, le degré de destruction de parenchyma et la mesure de dommage aux nerfs critiques à la lactation. Il est aussi affecté par la fonctionnalité du parenchyma avant la chirurgie, le cours post- chirurgie en vigueur, l'intervalle de temps entre la chirurgie et la lactation, d'autres expériences de lactation entre la chirurgie et la lactation, le gérance de lactation de la part de la mère, aussi bien que l'attitude de la mère vers le fait d'allaiter. En bref, n'importe quelle chirurgie au sein ou au mamelon peut changer la fonctionnalité de lactation.

De la perspective clinique, travaillant avec les patients ayant la fonctionnalité de lactation réduite peut sembler être un risque à la consommation adéquate du bébé. Pourtant, quand un plan de traitement est exécuté selon les principes décrits dans ce guide, ce risque peut être minimisé. Les plus importants de ces principes sont que les parents restent attentifs, en contrôlant constamment la santé physiologique de leur bébés dans la collaboration avec un professionnel de santé afin du pourvir reconnaître tous signes précoce de la détérioration imminente de bébé.
Une relation d’allaitement satisfaisant n'est pas exclue par la production de lait insuffisante. Quand les mesures sont prises pour protéger la production de lait qui existe, minimiser les suppléments et faire accroitre la production de lait maternel quand possible, une mère avec la production de lait compromise peut avoir une relation d’allaitement très satisfaisant avec son bébé.

La Prédiction de la Capacité de Lactation Après Chirurgie aux Seins et Procédures de Mamelon.
L'aspect des procédures des sein et de mamelon qui affectera fort probablement la lactation est le traitement chirurgical de complexe d'aréole de mamelon et du parenchyma. L'endroit, l'orientation et la longueur de l'incision et de la dissection peuvent directement affecter la capacité de lactation en nuisant au parenchyma et à innervation au complexe nipple/areolar. Une incision près ou sur l'aréole, particulièrement dans le quadrant plus bas, extérieur de l'aréole, nuira d’avantage le quatrième nerf intercostal, qui est critique à la lactation (Neifert, 1992). Une incision horizontale à travers le sein est plus susceptible de blesser le tissu de lactation qu'une incision verticale qui est parallèle aux cannaux. Une incision dans les portions extérieures et inférieur du sein peut être plus nuisible à la capacité de lactation parce que c'est la où les nerfs critiques à l'éjection de lait sont trouvés (Schlenz et d'autres., 2000) et l'éjection de lait est essentielle pour l'enlèvement du lait. (Ramsay et al 2004)

Quand les femmes consultent un chirurgien avant la chirurgie mammaire, on leur avise souvent que la chirurgie affectera leur capacité de lactation à un certain degré. Selon la chirurgie, les docteurs décrivent communément la capacité potentielle en déclarant qu'il n'y a aucune possibilité que la femme sera capable de produire du lait après la chirurgie, une chance “50/50”, ou qu'il n'affectera pas sa capacité de lactation du tout (les Nommsen-fleuves, 2003). Les projections d'un chirurgien sur la capacité de lactation, pourtant, sont souvent basé en supposant que n'importe quelle lactation soit la lactation complète et peut manquer de quantifier le volume de la production de lait de la mère. La chance “50/50” souvent citée fait d'habitude allusion à l'estimation du chirurgien des chances de 50% qu'elle sera capable de produire du lait du tout. Une femme peut être incorrectement informée que si elle a du lait, elle sera capable d’allaiter exclusivement ou que si elle n'a pas de lait, elle ne sera pas capable d'allaiter du tout. Les renseignements critiques pour une mère future, pourtant, ne sont pas si elle sera capable de produire du lait du tout, mais plutôt combien elle sera capable de produire du lait, puisse que presque toutes les mères qui ont subi chirurgie mammaire ou mamelon sont capables de produire une quantité de lait, (à l’exception de la mastectomie ou de la radiation; Harris et d'autres., 1992).
Parce que leur capacité de lactation probable a été décrite dans les termes absolus, certaines mères croient à tort que s'ils sont capables d'exprimer un colostrum ou du lait, alors ils produiront des réserves de lait complètes. Inversement, s'ils ne peuvent pas exprimer du colostrum pendant la grossesse ou elles ne voient pas du lait dans les premiers jours postpartum, elles peuvent penser qu’elles ne sont pas capables d’allaiter de tout. Beaucoup de mères ne comprennent pas que le processus de lactation, surtout après chrirurgie mammaire ou mamelon, est plus complexe que ces concepts de base.
Cet article était excerpted d'une de nos monographies les plus nouvelles, Breastfeeding after Breast Procedures.
Medications and More
Volume 32 • July, 2008
Breastfeeding after Breast Procedures by Diana West, BA, IBCLC, and Elliot Hirsch, MD
Introduction
The lactation functionality that remains after breast and nipple surgeries depends primarily upon the character of the incisions and dissections, the degree of destruction of parenchyma, and the extent of damage to nerves critical to lactation. It is also affected by the functionality of the parenchyma prior to surgery, the post-operative course, the time interval between the surgery and the lactation event, other lactation experiences between the surgery and the lactation event, breastfeeding management, as well as the mother’s attitude toward breastfeeding. In short, any surgery to the breast or nipple can alter lactation functionality.
From the clinical perspective, working with patients who are breastfeeding with reduced functionality can seem to be a risk to the infant’s adequate intake. When a treatment plan is implemented according to the principles described in this guide, however, this risk can be minimized. The most important of these principles is that the parents remain vigilant, constantly monitoring the physiological health of their babies in collaboration with a healthcare provider in order to provide early warning of impending infant deterioration.
A satisfying breastfeeding relationship is not precluded by insufficient milk production. When measures are taken to protect the milk supply that exists, minimize supplementation, and increase milk production when possible, a mother with compromised milk production can have a satisfying breastfeeding relationship with her baby.
Predicting Lactation Capability After Breast and Nipple Procedures
The aspect of breast and nipple procedures that is most likely to affect lactation is the surgical treatment of the parenchyma and nipple-areola complex. The location, orientation, and length of the incision and dissection may directly affect lactation capability by damaging the parenchyma and innervation to the nipple/areolar complex. An incision near or on the areola, particularly in the lower, outer quadrant of the areola, is more likely to damage the fourth intercostal nerve, which is critical to lactation (Neifert, 1992). A horizontal incision across the breast may be more likely to injure lactation tissue than a vertical incision that is parallel to the ducts. An incision in the outer and lower portions of the breast may be more damaging to lactation capability because this is where the nerves critical to milk ejection are located (Schlenz et al., 2000) and milk ejection is essential to milk removal (Ramsay et al., 2004).
When women consult a surgeon prior to breast surgery, they are often advised that the surgery will affect their lactation capability to some degree. Depending on the surgery, doctors commonly describe the potential capability by stating that there is either no possibility that the woman will be able to lactate after the surgery, a “50/50” chance, or that it will not affect her lactation capability at all (Nommsen-Rivers, 2003). A surgeon’s projections of lactation capability, however, are often based on the assumption that any lactation is full lactation and may fail to quantify the volume of the mother’s milk production. The “50/50” chance frequently quoted usually refers to the surgeon’s estimate of a 50 percent probability that she will be able to lactate at all. A woman may be incorrectly informed that if she has any milk, she will be able to exclusively breastfeed or that if she has no milk, she will not be able to breastfeed at all. The critical information for a future mother, however, is not whether she will be able to lactate at all, but rather how much she will be able to lactate, as almost all mothers who have had breast and nipple surgeries are able to produce some amount of milk, (barring mastectomy or radiation; Harris et al., 1992). Because their probable lactation capability was described in absolute terms, some mothers mistakenly think that if they are able to express any colostrum or milk, then they will produce a full milk supply. Conversely, if they cannot express colostrum during pregnancy or they do not see any milk in the first few days postpartum, they may think they are completely unable to lactate. Many mothers do not understand that the process of lactation, especially after breast and nipple surgeries, is more complex than these basic assumptions.
This article was excerpted from one of our newest monographs, Breastfeeding after Breast Procedures.


L'utilisation d'un DAL: Traduction de l’article n° 5 – « Using a Lactation Aid », révision janvier 2005 par Jack Newman, MD, FRCPC © 2005. Version française,  février 2005 par Stéphanie Dupras, IBCLC, RLC

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Utilisation d'un dispositif d'aide à la lactation
(DAL ou dispositif d'aide à l'allaitement)

Introduction

Le dispositif d'aide à l'allaitement (ou à la lactation) est un système qui permet à la mère allaitante d'éviter l'emploi de tétines quand elle doit donner à son bébé des compléments de lait maternel exprimé, de lait artificiel, d'eau glucosée à laquelle on ajoute du colostrum ou d’eau glucosée seule. L'emploi précoce de tétines interfère avec la façon dont le bébé prend le sein, et peut avoir pour résultat un nourrisson perturbé par le biberon ou créer une confusion sein-tétine. En réalité, le bébé n’est pas confus. Il connait exactement l’heure juste : s’il va au sein et reçoit peu de lait et un débit lent et ensuite reçoit un biberon avec un débit rapide, la plupart comprennent très vite l’astuce.

Mieux le bébé prend le sein, plus il lui est facile d'obtenir du lait maternel, particulièrement si la production lactée est basse. Durant les premiers jours, il n’y a pas beaucoup de lait, mais il y en a suffisamment, si le bébé reçoit ce qui est disponible. Par contre, si le bébé ne reçoit pas suffisamment de lait au sein parce qu’il prend mal le sein, il peut s'endormir ou repousser le sein lorsque le débit de lait ralentit. En fait, durant le première semaine, le bébé peut refuser le sein, se montrer capricieux, avoir une prise de poids lente, ou même perdre du poids et se déshydrater. La mère peut avoir des mamelons douloureux. Bien que les tétines ne causent pas toujours des problèmes, leur utilisation lorsque les choses vont déjà mal améliore rarement la situation, et en général l'aggrave. Je ne crois pas que les tétines « nouvelles et améliorées » sont mieux que les anciens modèles. La DAL est, de loin, la meilleure façon d’offrir un supplément, s’il est réellement nécessaire. Toutefois, corriger la mise au sein aide le bébé à recevoir davantage de lait et évite ainsi la supplémentation. Le DAL est supérieur à la seringue, au gobelet, au doigt ou à toute autre méthode, puisque que le bébé est au sein et en train de téter. D'abord, parce que comme les adultes, les bébés apprennent en faisant. Ensuite parce que le bébé que l’on supplémente au sein boit aussi le lait qui vient directement du sein.  Et l'allaitement, c'est bien plus que le lait maternel. Pourquoi le dispositif d’aide à la lactation est-il meilleur?

les bébés apprennent à téter au sein en tétant au sein

les mamans apprennent à allaiter en allaitant

le bébé continue de recevoir votre lait en même temps que le supplément

le bébé ne refusera pas le sein, ce qui pourrait très bien se produire si l’on supplémente d’une autre façon

l’allaitement c’est bien plus que le lait maternel

Qu’est-ce qu’un dispositif d’aide à la lactation?

Le dispositif d'aide à la lactation, c'est d'abord un récipient - habituellement un biberon dont on a élargi le trou de la tétine pour y passer un fin tube de gavage lorsqu'il est « fait maison ». On trouve aussi sur le marché des dispositifs d'aide à l'allaitement commerciaux, plus faciles (mais pas toujours) à utiliser dans certaines situations. Les appareils commerciaux sont particulièrement pratiques pour les bébés plus âgés, pour la supplémentation de jumeaux, pour la supplémentation à long terme ou lorsque le dispositif maison ne fonctionne pas. 
Veuillez noter : L'emploi d'une seringue munie d'un tube, avec ou sans piston, à la place du dispositif décrit ci-dessus, est inutilement compliqué, sans être plus efficace. Au contraire, il est plus encombrant.

Utilisation d'un dispositif d'aide à l'allaitement maison (devrait être démontrée par une personne expérimentée)

1. On peut commencer par mettre le bébé au sein, puis glisser le tube dans sa bouche au bon moment (après qu’il aura tété au moins une fois de chaque côté). Plus la prise du sein par le bébé est bonne, plus il reçoit de lait maternel, plus l'utilisation du dispositif est facile et plus la durée pendant laquelle la supplémentation sera nécessaire sera courte. Tirer doucement le sein de manière à voir le coin de la bouche du bébé. Tenir le tube entre le pouce et l'index et le glisser dans la bouche du bébé, en le dirigeant directement vers le fond de la bouche et vers le palais. On sait que le tube est bien inséré lorsqu'on voit le liquide y circuler rapidement. En général, on n'a pas à remplir le tube de liquide avant de l'insérer dans la bouche du bébé.
2. On peut aussi mettre le bébé au sein, le tube étant déjà en place sur le sein. Plus la prise du sein est bonne, plus l'utilisation du dispositif est facile; il est probable, en outre, que le bébé se passera plus rapidement du dispositif. C'est pourquoi la prise du sein et la position du bébé au sein sont toujours très importantes avec le dispositif.
3. Le tube peut être fixé sur le sein à l'aide d'un adhésif, si la mère le désire. Ce n'est toutefois ni réellement nécessaire, ni toujours utile.
4. Pour que l'appareil fonctionne correctement, le tube ne doit pas dépasser le bout du mamelon et ne doit que dépasser les gencives. Le dispositif semble mieux fonctionner si le tube est introduit dans le coin de la bouche du bébé et s'il entre directement dans sa bouche, par-dessus la langue. Diriger le tube vers le palais du bébé. Il peut être utile pour la mère de tenir le tube en place avec ses doigts, car certains bébés ont tendance à le repousser avec leur langue.
5. En général, le récipient contenant le supplément ne devrait pas être plus haut que la tête du bébé. Si le dispositif fonctionne uniquement lorsque le contenant est plus haut que la tête du bébé, quelque chose ne va pas. Le placer plus haut seulement si le médecin ou la consultante en lactation le recommande.
6. A moins d'avis contraire, il est préférable d’utiliser le dispositif à toutes les tétées, même si certaines mères préfèrent cependant ne pas s'en servir la nuit. Il est préférable de donner 8 suppléments de 30 ml (1 once) par tétée que 2 gros suppléments de 120 ml (4 onces) chacun. 
7. Ne pas couper le bout du tube. Il fonctionne bien tel qu'il est.
8. Le bébé ne devrait pas mettre une heure pour boire 30 ml de lait provenant du dispositif. Si c'est si long, le tube n'est probablement pas bien placé ou le bébé est mal mis au sein, ou les deux. Quand le dispositif fonctionne correctement, il faut tout au plus 15 à 20 minutes pour que le bébé prenne 30 ml de supplément.
9. Un petit truc: Porter une chemise avec une poche et glisser la bouteille dans la poche.

Entretien du dispositif

1. Ne pas faire bouillir le tube du dispositif maison. Il n'est pas conçu pour le supporter.
2. Après avoir utilisé le dispositif, nettoyer la bouteille et la tétine normalement. Ne pas faire bouillir le tube: le vider, le rincer à l'eau chaude (aspirer l'eau chaude d'une tasse), puis le suspendre pour sécher. Le savon n'est pas nécessaire, mais s'il est utilisé, il faut bien rincer le tube. Les tubes peuvent devenir rigides et inutilisables après une semaine.

Sevrage du dispositif d'aide à l'allaitement

1. Rester en contact avec la clinique d’allaitement pour tout conseil sur la façon de « sevrer » le bébé du dispositif d'aide à l'allaitement. Voir le Protocole pour augmenter l’ingestion de lait maternel par le bébé.
2. Ce sevrage peut prendre plusieurs semaines ou très peu de temps. Ne pas se décourager, et ne pas essayer de forcer le sevrage. En général, la quantité de lait nécessaire à la supplémentation augmente durant les 1-2 premières semaines, se stabilise pendant une période de temps variable, puis diminue. L'ensemble du processus prend entre deux et huit semaines, mais certaines mères ont utilisé le dispositif uniquement pour quelques jours alors que d'autres ont dû continuer à l'utiliser pendant toute la durée de leur allaitement. Une amélioration rapide suit parfois une longue période sans changement.
3. Observer le bébé pendant la tétée. Au besoin, se renseigner pour apprendre comment s'assurer que le bébé boit. Mettre le bébé au sein et le laisser téter aussi longtemps qu'il le veut et qu'il boit. Utiliser alors la compression (article n° 15, Compression du sein) pour qu'il continue de recevoir du lait. Faire de même avec l'autre sein. On peut revenir au premier sein et alterner aussi longtemps que le bébé tète nutritivement. Après avoir offert les deux seins, insérer le tube dans la bouche du bébé. Le laisser téter avec le dispositif d'aide à l'allaitement jusqu'à ce qu'il soit satisfait.

Questions? (416) 813-5757 (option 3) ou  HYPERLINK "mailto:drjacknewman@sympatico.ca" drjacknewman@sympatico.ca ou mon livre Dr Jack Newman’s Guide to Breastfeeding

Visitez le site  HYPERLINK "http://www.mamancherie.ca/fr/info/articles_dr_newman.htm" www.mamancherie.ca/fr/info/articles_dr_newman.htm pour des vidéos démontrant comment faire la mise au sein, reconnaître que le bébé reçoit du lait, utiliser la compression du sein, utiliser le DAL, ainsi que pour des feuillets d’information sur l’allaitement maternel.

Traduction de l’article n° 5 – « Using a Lactation Aid », révision janvier 2005
par Jack Newman, MD, FRCPC © 2005
Version française,  février 2005 par Stéphanie Dupras, IBCLC, RLC

Peut être copié et diffusé sans autre autorisation,
à condition qu’il ne soit utilisé dans aucun contexte où le Code international de commercialisation des substituts du lait maternel de l’OMS est violé.



Réduction mammaire. Information et soutien rends la voie plus façile, plus claire et permet une allaitement sans biberons!

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J'ai moi-même été opérée d'une réduction mammaire i ly a 11 ans, et à l'époque, on m'avait assurée que je pourrai allaiter normalement. Je me suis donc préparer à un allaitement exclusif, pendant au moins 6 mois, j'ai lu plein de livres, j'ai posé mes congés, bref, tout était prêt! Sauf que quelques semaines avant la naissance de Félix, une amie à moi qui a également été opérée m'a dit qu'elle n'avait pu allaiter à cause de son opération. Première alerte, mais qui ne m'a pas tant alarmée que ça.

Puis Félix est arrivé, accouchement sans péridurale comme nous l'avions voulu, Félix tarde un peu à tété car il a bu beaucoup de liquide amniotique. Puis il s'endort au sein, ne tète pas très vigoureusement, et semble avoir un frein de langue court. J'ai quand même une montée de lait au bout de quelque jours, je me dis donc que c'est gagné!

Sauf qu'au bout de 10 jours, notre petit Félix perd du poids, et là, c'est un peu la panique à bord... j'étais en larme, je me disais que c'était de ma faute, que je n'arrivivais pas nourrir mon enfant, que je n'avais pas assez de lait, et que c'était sans doute à cause de mon opération que tout cela était arrivé... Je contacte assez rapidement la Leche League, qui m'oriente vers une conseillère ne lactation, qui elle-même m'inscrit à ce forum... J’hésite quelques jours avant de m'inscrire, entre temps, je nourris Félix à la seringue pour maintenir sa succion, et me demande comment je vais m'en sortir... et entre mon opération, le frein de langue de félix, on ne sait pas trop encore ce qui est la cause de sa perte de poids.

Je pleure à cette époque tous les jours, et surtout quand je lui préparais ses compléments. je m'étais tellement convaincue de ne pas lui donner de lait en poudre, que je pleure et j'enrage de lui donner du lait artificiel... Le long et douloureux deuil de l'allaitement exclusif commence... ça n'a pas été facile du tout! Je dirai que le premier mois a été fait de beaucoup de bas et des hauts quand même...

Puis petit à petit, je prends mon rythme, avec le DAL que je maudis souvent, surtout quand je le lave! mais qui me permet de garder Félix au sein. Au bout de quelques semaines, je suis plus sereine, ça va mieux, et je constate avec joie que le volume de complément que je donne à Félix diminue! Je passe en un mois nviron de 280 à 170ml de lait en poudre par jour! C'est la joie! Je ne peux m'empêhcer de rêver à un allaitement sans DAL, mais restons lucide, après une réduction mammaire, ce n'est pas souvent possible.

Aujourd'hui, Félix à 3 mois et 3 semaines (il est né le 7 mars), il tète encore, il est tout rond et tout souriant, et je n'ai presque plus de moment de déprime! Cela m'arrive encore quelques fois, quand je vois qu'il s'enfile tout le DAL de 60ml que je lui ai préparé, et puis je me dis ensuite que ce n'est pas très grave, que je lui donne encore beaucoup de mon lait, qu'il est encore au sein et c'est ce qui compte! Puis que la diversification arrive vite... Je m'étais fixé "au moins trois mois", et je vois que j'ai finalement déjà dépassé mon objectif.

Voilà mon témoignage... Pour te dire donc que je comprends que tu en pleures, que c'est normal, mais essaye de t'accrocher, et ça ira mieux de jour en jour! Certes, ce ne sera pas un allaitement exclusif, mais un allaitement maternel quand même! N'hésite pas à râler, te plaindre et te désespérer sur le forum, ça va toujorus toujours mieux après, grâce aux encouragements et coneils que tu trouves ici.

Bon courage à toi!

Pauline, maman de Félix, 3 mois 3semaines, allaitement mixte depuis ses deux semaines


Pionnière en DAL suite à réduction mammaire en France avant Allaitement pour tous.

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    Opérée en janvier 2000, d'une réduction mammaire, j'avais une chance
sur deux de pouvoir allaiter dixit le chirurgien. Mon envie d'allaiter était trés forte mais les réflexions style Samantha Fox, je ne supportais plus, donc je décide de me faire opérer. Novembre 2001, j'accouche de D, par césarien. , et une sage femme incompétente en allaitement maternel, Petroff (qui en plus a écrit un livre!) des Bluets (paris 12)écrit sur mon dossier : ALLAITEMENT DECONSEILLE et qu'il fallait qu' à la naissance je prenne tout de suite des médicaments pour couper le lait parceque j'aurai un engorgement à coup sûr. Tétue que je suis, je me dis mais trois jours c'est rien, je tente l'expérience..... En effet, dés 5 mois de grossesse j'ai déjà du colostrum!
Et en effet , trois jours aprés l'accouchement, la montée de lait se fait, mais l'on m'oblige tout de même a prendre des bib. de complément. Premier accouchement, on écoute bêtement... Je n'ai donc pas  su si mon lait aurai pu suffire !!!!Il D a quand même tété mais en mixte pendant 6 mois et demi et après je ne sais plus si c'est de la grêve de tétée ou du sevrage, mais il ne voulait plus prendre le sein.

    Puis arrive C 18 mois plus tard dans un autre hôpital ( donc le 4 Juin)et là je me garde bien de parler de cette opération dont je me mords les doigts chaque jour. Naissance difficile, il né a 2k470, reste sous perf. trois jours, perd ses 10 %, soit 3k380 (normal quoi), téte au troisième jour, passe a 4k400 puis stagne de poids pendant 3 jours et là j'ai peur, je leur dis pour mon opération et là commence les bib. de complément donné à la tasse. Ca durera un mois...
Puis à une réunion LLL, on me reparle du DAL et je décide que c'est la seule solution pour moi. J'en avais déjà entendu parler pour D mais je n'ai pas eu la force moral car j'avais déjà mal vécu la césa. J'ai donc commencé avec  5 ou 6 DAL par jour comme alimentaire et des tétés calins sans le DAL.

    Trois mois plus tard, je décide de voir le docteur LML qui me dis que C a en plus un palais creux...Je prends contact avec Claire de la lacta liste, je rencontre une femme dans le même cas que moi qui allaite son bambin de 2 ans et demi aprés réduction mammaire et palais creux et sa me redonne de la force et de l'espoir. J'en conclue qu'il pourra peux être un jour téter sans DAL... Je me documente et j'apprend que plus il tétera plus les canaux lactifères repousserons. Progressivement les DAL à la journée diminue mais je pense que c'est plus parceque BB grandit que parce que mon lait lui suffit car il les boit tous et en entier... Je diversifie avec difficulté à ses 8 mois et demi. Je me redonne des forces grâce à La lacta liste. (depuis décembre) et parfois aussi des découragement car je n'entends jamais des agloups, agloups, je n'ai pas trop de lait non plus, je ne sens pas le réflexe d'éjection, bref vous parlez de chose que je ne connais pas... Je continue mes réunions LLL une fois par mois, quel bouffée d'air ou plutôt de lait... Je reste envieuse tout de même et je me dis que je dois tenir au moins un an. Et maintenant jour d'anniversaire, je le lui donne plus qu'un DAL de complément par jour le matin qu'il boit en entier, il aime téter pour s'endormir pendant une longuggggggggggggggggggggggggggue heure, et parfois la nuit.

    Alors qu'est-ce que ce sein pour lui ????? Une tétine ??? Un peu de lait??? De l'amour? Je l'espère! Faut de la patience (parce que le DAL qui coule le matin dans son lit ou en voiture, les tuyaux qui cassent en vacances... (no comment). Sans parler des réflexions, vous imaginez... "pourquoi ce prendre la tête avec ce truc alors qu'il y a le BIB?".

    J'aime cette relation mais aussi je suis aussi un peu déçu qu'il
n'ai pas autant de LM que j'aimerai lui en donner et de ne pas pouvoir me passer du DAL.

    Je ne sais pas combien de temps nous allons tenir encore ??? Car en plus, le papa n'est pas trop pour l'allaitement des bambins mais je crois aussi que ni lui ni moi sommes préts à arrêter, alors l'avenir me le dira.


Brigitte,
Maman de D (2ans et demi)
et C (1an aujourd'hui) allaité au DAL de lait artificiel hélas et qui dort un peu mieux depuis sa séance de kinésiologie de la semaine dernière, les fleurs de Bach et l'homéopathie.

Ps1 : le DAL (Dispositif d'aide à l'allaitement) sous forme de flacon avec un fil pour donner le sein et le complément en même temps, pour en savoir plus www.medela.fr



100% allaiter au sein, en dépit des compléments.

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Bonjour,
Comme je l'expliquais dans mon mail précédent, j'utilise péniblement le DAL depuis 2 jours.Qui sont vous, des mamans qui ont pu allaitter à 100% après le DAL? Est-ce un espoir trop irréalisable?
merci de vos témoignages.
Stéphanie


Oui, oui, oui!!
J'ai pu allaité à 100% après être passée par le DAL....alors que Louise n'avait jamais tété  auparavant. Elle a tété au sein sans appareillage à 5 mois et demi mais en fait c'est parce que j'ai utilisé le DAl assez tard, après ma reprise de boulot et que je m'y suis mise avec réticence et le papa un peu aussi mais quand on a profité des vacances de Noël pour s'y mettre vraiment, c'est allé assez vite, en fait. Il y a eu des réglages avec l'engin qui sont un peu chiant et qui mettent notre motivation à l'épreuve.
Je ne suis plus trop cette liste, justement parce que je n'ai plus  besoin des conseils des membres actifs, je ne connais donc pas ton parcours jusqu'à ce jour, en matière d'allaitement mais c'est vrai que quand on est au cœur de la tourmente, on a l'impression qu'on n'en verra jamais le bout.
Comme beaucoup ici, j'ai puisé du courage et de la persévérance dans les témoignages de mamans qui était passé par les mêmes étapes que moi.
Franchement, si tu souhaites allaiter ta fille, le dal c'est le bon choix et la liste c'est le meilleur service après vente.
A t'écrire je me rends compte que je n'ai toujours pas écrit le récit de mon allaitement pour le mettre à dispo sur le site...c'est un long WE, je vais essayer de m'y atteler.
Bon courage!!
Aistellh maman de Louise 9 mois et demi, harnais de Pavlik, opérée de l'aorte à 1 mois et demi

Moi aussi j'ai rêvé d'un allaitement exclusif, de pouvoir le nourrir avec mon seul lait...J'ai résisté 3 semaines avant d'introduire du LA...J'étais crevée car Jocelyn reclamait tout le temps...ma relation avec lui a mis plus de temps que pour les autres à devenir fusionnelle et véritablement d'amour contrairement à mes autres enfants. Parce que même si je passais 24 heures sur 24 avec lui j'avais l'obsession de sa prise de poids et de mon allaitement entre nous. Nos relations avec nos enfants ne sont pas seulement alimentaires. Et puis j'ai introduis du LA, il grossit bien et quand je reflechis sur les quantités de LA données, cela représente 20 % slmnt de ses besoins journaliers et ses prises de poids sont super satisfaiantes. Mon BB est souriant, je ne stresse plus et je prends vraiment du plaisir à l'allaiter et être avec lui. Je suis fière de moi car je le nourris à 80%, je lui ai permis de passer à travers une gastro et la grippe...
Tant pis pour l'allaitement exclusif: nous ferons ça à leur 5 mois, profitons de nos bébés!
Bises
Sophie


Le DAL est le meilleur moyen que le bébé retourne au sein car il apprend à téter en tétant (leitmotiv de Jack Newman) et c'est ce qu'il fait avec le DAL. Je crois que tu stimules ta lactation au tire-lait? plus il y aura de lait plus ce sera facile de faire téter le bébé directement sans DAL par la suite.
 
Tu es en train d'apprendre, ainsi que ton bébé ce n'est pas facile au début.
 Danielle, animatrice LLL

Olivia a 13 mois, et depuis 1 bon mois 1/2, on n'utilise plus de supplément à sa diversification. On a mis du temps à s'en passer (alors que Pauline n'avait pris avec le dal qu'un mois)
Je prends de la dompéridone (8 par jour), et je ne compte no le nombre de tt, ni combien de temps elle y ^passe

biz et bon courage, tout est possible!
Stéphanie


Certaines mamans n'ont pas besoin d'un DAL même suite à chirurgie réduction mammaire.

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Objet : Re: Lacta: chirurgie mammaire HELP

Bonjour
J'ai moi-même subi cette intervention en2000 car je pensais ne plus avoir d'enfant, donc la question de l'allaitement ne se posait pas!
En janvier 2004 Marieme pointe le bout de son nez.
Dès le début de ma grossesse je me suis posée des questions quant à un allaitement. Mes mamelons ont été "coupés". On aperçoit un cicatrice très fine autour du mamelon.
Et puis je me suis dit qu'après tout il fallait essayer. Mon mari m'a toujours soutenue.
Je ne te cacherais pas que les débuts ont été très difficiles. J'ai eue mal aux seins avec l'impression qu'ils étaient remplis et que rien ne venait.
Mais l'équipe médicale et surtout paramédicale de la maternité m'a vraiment aidée et encouragée. (Le pédiatre de la maternité a un DU d'allaitement. Ca aide!!)
Finalement  tout est rentré dans l'ordre dès le retour à la maison et depuis j'allaite Marieme pour notre plus grand bonheur.
Je dois préciser que mon médecin m'avait averti que l'allaitement n'était pas à envisager......On m'avait aussi dit que je ne pourrais plus avoir d'enfant!!! Comme quoi les miracles existent! Non, je crois surtout que la nature est bien faite et que si on lui fait confiance, et bien elle reprend ses droits.
Encore un précision. Ma fille ainée a 16 ans et je l'ai aussi allaitée mais je n'avais pas du tout rencontré ces difficultés.

 Maman de Lisa 16ans, Mareme 10 mois qui fait ses premiers pas!
 

 Devoir faire face aux critiques de la part de la famille, peut détruire une mère et c'est encore plus dure quand on allaite suite à une réduction mammaire.

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Bonjour, Tout le monde!

Tout le mérite va à la Leche Ligue et aux personnes qui nous soutiennent dans notre combat pour vivre notre maternité le plus humainement possible.  Je veux dire le plus naturellement possible dans ce monde plein d’artifices, pollution, maladies qui font souffrir etc.

Je m’appelle Syrine et mon histoire a commencé en août 2008 lorsque ma petite Sofia à pointée son nez.

J'ai subi une REDUCTION MAMMAIRE lorsque j'avais 19 ans à Montréal et J'avais bien précisé au chirurgien mon besoin et mon désire d’allaiter mon futur bébé. Bien entendu il me l’a promis et a dit qu’Il fera de son mieux.

Avant la naissance de ma fille, j'ai reçu le rapport de mon hôpital et mon médecin a dit qu'il n y avait aucun problème. J'avais même du Colostrum.

Ma fille est née et tout allait bien. Elle t’était au sein, elle avait perdu un peu de poids comme tous les bébés mais de retour a la maison c’était le film d horreur! Elle était scotchée à mon sein 24/24. Je ne pouvais plus rien faire. Même pas aller faire pipi et ne  me maquiller n’en parlons même pas. Elle avait une rage ! Elle pleurait. Ses jambes avait l'aire maigres. J’avais hâte de me rendre à mon rendez-vous chez le pédiatre. MAIS, le pire que j'ai pu attendre est arrivé: « votre fille n’est pas assez grosse. Elle a 3 semaines presque 1 mois et n’a toujours pas repris son Poids de naissance. » Il lui manquait 300g.

Je suis rentrée à la maison et j’ai pleuré toute la journée. Ma belle mère m’a consolé en me disant que pas toutes les femmes ont du lait qu’elle a vécue la même chose et a donnée de la "farine" a ses fils.
Elle a pris MA fille. Je l’ai vu sans défense dans les bras de ma belle mère, pendant qu’elle lui donnée le biberon de lait artificiel qu'elle avalât avec joie ! Pour moi c’était un désastre, un échec.
Le baby blues commençait réellement la. La dépression m’enveloppait et je ne me sentais ni mère ni femme ni humain. J’avais affamée ma fille. J’étais un monstre.. Je ne servais à rien. Je me contentais donc de donner beaucoup d’amour a ma fille malgré les "tu vas rendre ta fille dépendante de toi!" etc. En dépit des biberons (8 par jour!) ma fille pleurait énormément. Elle refusait la tétine donc j’ai continuée la mettre au sein a son plus grand bonheur.  J’étais Heureuse de pouvoir la réconforter même sans pouvoir la nourrir. Bien entendu ma belle mère me disait de l’enlever de mon sein sinon j’allais devenir son « esclave » et que je devais la nourrir et la poser tout de suite. Je ne l’ai jamais écouté évidemment. La nuit par contre je continuais a faire téter ma fille (bien sur la belle mère allait tout de même pas se réveiller pour alimenter ma fille !) car étonnement j’avais du lait la nuit. Le matin j'en avais aussi, mais ma belle mère venait arracher ma fille pour lui donner le biberon. Je me disais que si j'avais du lait la nuit je pouvais trouver une solution.

Malheureusement plus le temps passait plus je perdais mon lait et le jour où je suis devenue folle est le jour où j'ai eu mes règles. J’ai reproché a mon entourage de m’avoir gâché le peu de lait que j’avais. Jai pris ma fille et l’ai mise au sein et je me suis enfermée dans ma chambre pendant plusieurs jours. (j’étais devenu Insupportable a la maison, mon mari ne savait plus quoi faire.) J’en voulais à ma belle mère qui passait son temps à me dire que ma fille n’était pas rassasié et à me bourrer de nourriture grasse pour que j'ai du lait. Je n'ai fait que grossir! Elle répétait sans cesse que ma fille allait « devenir dépendante de moi » C’était la même musique tous les jours et moi qui commençais à lui répondre de travers et a m’énerver.

Le jour où elle est partie je suis partie le jour même a l’hôpital en courant avec mon bébé! Il était a peine 8h du matin et je courrais
courrais. Arrivée là-bas j’ai vu ma conseillère en lactation et j’ai fondu en larmes en lui disant que je n’avais plus de lait que c’était une catastrophe, que j’étais une mauvaise mère parce que j’étais tout le temps malheureuse etc. Elle m’a tout de suite parlé de la Leche Ligue et m’a prescris un tire-lait à double pompage. Le soir même j'avais mon tire-lait et je pompais tout le temps et mettais mon lait dans le biberon (a peine 20 ml!) puis donnait le complément. Le Lendemain j'ai appellé la Leche Ligue et voila à commencé mon histoire avec Lea puis avec Charlotte!

Lea est arrivé avec le DAL et un livre sur l’allaitement que j'ai lui acheté. Elle m’a conseillé de contacter Charlotte qui a eu le même problème que moi. (réduction mammaire)

Vous connaissez la suite: pomper mon lait, donner le DAL avec de lait artificiel. J’avale aussi du fenugrec en gélule avec parfois de l’ortie ou de l’alfalfa.  J'ai arrêté le Galactogil car c’est trop sucré.

Avec le temps, je suis passé de 6 DAL à 5 puis à 4 et aujourd'hui a 2, mais malheureusement je ne peux pas m'en passer complètement.  Ma fille a presque 5 mois et je vais commencer les solides bientôt car elle a l’aire de s’intéresser à ce que sa maman et son papa mangent.

J’espère que ceci n’a pas été trop long. Je vous dis ne vous découragez pas. Dans la vie on fait des sacrifices et l’on en a toujours fait. (se lever pour aller a l’école, faire ses devoirs, passer des examens, travailler, chercher du travail, souffrir des problèmes de La vie ou famille)
Donc qu’est ce que 6 mois de sacrifice d’amour pour donner le meilleur a notre bébé comparé a toutes les souffrances qu’on a enduré ou qu’on endure toujours dans la vie ? Sachant qu’un bebe n’a rien demandé et qu’il n’a besoin que de l’amour et d’avoir un corps sain qui grandira avec le plus de nutriment possible! Seul, notre lait convient au développement de son cerveau. Pour moi, donner du lait de vache est la même chose qu'une lionne qui donne du lait de panda ou d’éléphant à son petit! Sa n’a aucun sens donc sa n’a aucun sens de donner du lait destinée à un veau à nos petits êtres humains !
Syrine


Allaiter son bébé adopté, est ce possible?

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Ah bon ,c'est possible?


En juillet 2007,alors que nous étions en pleine démarche d'adoption, une amie me parle de la possibilité d'allaiter un bébé adopté. Grande surprise pour moi et mon mari, mais aussi grande méfiance; s'il faut pour cela prendre beaucoup de médicaments, je ne suis pas intéressée.

Nous nous renseignons cependant, pour savoir « comment est ce possible », je contacte la lèche ligue, et découvre le protocole du Dr Jack Newman: le principe est simple, et essentiellement basé sur l'utilisation d'un tire lait de façon intense, pour stimuler la lactation.

L'aventure me tente, je suis encore un peu sceptique, mais me dis, pourquoi ne pas essayer? Et puis, l'allaitement maternel, c'est donner du lait à son bébé, mais c'est aussi un mode de maternage, la possibilité de créer une relation étroite avec son bébé. Ainsi, même si je n'ai que quelques gouttes de lait, je m'autoriserai à mettre mon bébé au sein et à créer ainsi cette relation.

Première étape, trouver un tire lait efficace; Il m'en faut un électrique, double pompage, pour réaliser 6 séances par jour pendant plusieurs semaines avant la naissance du bébé. Premier obstacle, mais grâce au soutien de celles qui se sont associées au projet, je suis mise en relation avec la société Almafil, qui vu le contexte (la sécurité social ne prend pas en charge la location, dans ce genre de situation), accepte de m'en prêter un.

En novembre 2006, nous prenons l'avion, avec dans nos bagages, un tire lait, le protocole de lactation induite et quelques boites de motilium et de fénugrec. Nous ne savons pas encore à ce moment là, si nos démarches aboutiront, et si elles aboutissent quand nous serons parents, mais nous y croyons, et cette possibilité d'allaitement nous enchante mon mari et moi.

Au fil des mois, nos démarches se précisent; Nous serons parents d'un bébé qui doit naitre début juin.

Je débute le protocole en mars, et au mois d'avril, je commence à avoir quelques gouttes de lait. Au file des jours, ma production augmente pour atteindre 290ml la veille de la naissance.

Notre petite Alicia pointe le bout de son nez le 6 juin 2007 et quelques minutes après sa naissance prend mon sein et se met a téter....ce fut un moment merveilleux!

Pendant les premiers mois, ce fut un cocktail d'émotions intenses: immense bonheur, teinté de pointes d'angoisses: quand devais je compléter, combien devais je donner? Alicia a passé les premiers mois de sa vie dans le porte callin ou l'écharpe, et tétait à volonté; j'ai ainsi pu la nourrir à 60% avec mon lait, et jusqu'à 100% certains jours. Quand je complétais, j'utilisais la plupart du temps un dispositif d'aide à l'allaitement, ce qui permettait de continuer à stimuler ma lactation. Grace a la rencontre d'autres mamans aux réunions de la lèche ligue, Alicia a eu la chance d'avoir une « marraine de lait », une maman qui tirait son lait en surplus. Alicia était ainsi nourri 100% lait  maternel, ce qui a été très bénéfique pour elle car elle est intolérante au lait de vache.

Alicia a maintenant 10 mois, elle est diversifiée, mais toujours allaitée, pour notre plus grand bonheur à toute les deux!

Allaiter ma fille, n'a jamais été un moyen d'oublier que je ne l'ai pas portée; mais savoir que grossesse et allaitement peuvent être dissociés, et pouvoir vivre l'un sans avoir vécu l'autre est quelque choses d'extraordinaire, qui mérite d'être connu. 95% des gens que j'ai rencontré, y compris dans le milieu médical, ne savaient pas et m'ont répondu: « ah bon, c'est possible ? »

Oui, c'est possible, et finalement assez simple: un bon tire lait, quelques plantes, beaucoup de volonté et aussi beaucoup de soutien. Alors un grand grand merci à toute cette chaine de solidarité, tous ceux qui y ont cru, et même parfois plus que moi au début! Grégory mon mari, Odile, Charlotte, Léa, Emmanuelle, ,Laurence, Stéphanie et toutes les mamans de la lèche ligue de la Rochelle.

Delphine

Lactation induite pour son bébé âgée aujourd'hui d'un an "toujours" allaitée avec bonheur

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Bonjours à toutes
je ne suis pas toujours très présente sur le forum mais régulièrment
en pensée avec vous...
Nous venons de fêter l’un an d'Alicia, ce qui veut dire un an d'allaitement,enfin un peu plus vu que j'ai commencé la lactation induite 6 semaines avant la naissance de notre puce. Je voulais juste dire que l'allaitement d'un bambin est beaucoup de bonheur! Plus besoin de lact-aid, de DAL, de savoir si bébé a assez mangé...mais de grand moment de tendresse de calins, et toujours l'assurance que ce lait est ce qu'il y a de meilleur, donc pas besoin de donner des produits laitiers en plus!
J'ai tout de même passé un cap difficile, un an de nuit entrecoupée, une petit fille qui n'avait pas trouvé la technique du 4 pattes, ne se déplaçait pas seule et hurlait dès que je m'éloignais d'un mètre...bref, grande fatigue!
Alors le papa a pris le relais pour endormir Alicia le soir. Nous avons ainsi dissocié sein et endormissement, et coîncidence ou pas??
Alicia s'est décidée et a fait de gigantesques progrès au niveau moteur!: 4 pattes, debout...
Voila, a chaque période il y a des ajustements à faire quand bébé grandit,quand certaines choses ne sembles plus justes, quand la fatigue se fait sentir, et cela permet de repartir et de retrouver encore plus de plaisir dans cet allaitement!

Par rapport au précédent mail,oui,moi j'ai apprécié d'alterner le DAL et le lact-aid, tout simplement pour varier, chacun ayant ses avantages et ses inconvénients,mais les petits changement m'ont toujours permis de tenir dans les moments difficiles, de retrouver du plaisir, de l'apaisement et de la confiance

Alors bon courage à toutes!

Bises

Delphine

Options pour faire boire un bébé et enfants allaités

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Options pour faire boire bébés et enfants allaités, sans risque de sevrage précoce du sein.
Si, vous avez le choix.
Les options pour faire boire un enfant sont nombreuses. Les tétines artficielles ne sont bon que pour sevrer l’enfantu du sein.
Nouveau nées – 6m :
Cuillère à café, syringue sans aguille, goblet, capot du biberon, cuillère doseur (fourni avec syrops médicalisé pour enfants), pipette, DAL ou sonde au doigt.
Ou les produits commercialisés ci dessous :
http://www.medela.fr/F/breastfeeding/products/devices.php

Plus tard : Avec assistance tasse, goblet, tasse à bec, verre, bouteille d’eau minérale avec ou sans embout, coquetier.

Lors de l’apprentissage, bébé « suce » l’eau (jamais tenter de verser, laisser lapper ou sucer) puis recrache une bonne quantité.
Ceci est une reflexe normale, et avec assistance, l’enfant apprends à gérer le nouveau façon de boire et tente à saisir le recipient. Laisser saisir le recipent aide l’enfant dans sa sensation d’être entouré, accompagné lors de cette etape et sa sensation de sécurité et confiance en soi.

Rapidement, l’enfant apprends cette nouvelle technique et se mets a gérer « boire à la tasse » tout seul.

Boire ou satisfaire les besoins de succion, ou se consoler par le biais des tétines artificielles n’approte aucun bénéfice pour le développement de coordonation, déxtérité, confiance ou autonomie de l’enfant.
Savoir boire d’une tétine artificielle représente un sevrage de sein uniquement, pas une etape vers l’autonmie, ou fin de dépendance de sa mère. Le besoin de succion, de confort et besoin du vrai lait, est la norme biologique jusque l’âge de l’indépendance immunitaire.
Remplacer le sein par une tétine artificiel n’est qu’une question de remplacer le vrai avec un faux.  Charlotte Yonge. www.allaitementpourtous.com

Témoignage d’Isabelle.
Ma copine utilise les bouteilles d'eau avec un embout pour boire, comme pour les coureurs.  C'est pas mal comme idée.
 
Elle allaite, et comme elle reprend le boulot demain, elle voulait habituer son bébé à boire au biberon (elle est de nouveau enceinte mais c'est pour septembre, donc elle voulait sevrer le 1er) et pas de bol, il n'aime pas le bib. Alors il boit de l'eau dans sa bouteille et il y arrive bien ! Il a 9 mois.
 
Mars 2009
Isabelle


DAL & heureuse d'allaiter enfin au sein. De Sophie et Jocelyn

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Merci pour vos messages...
Je progresse bcp et je m'en rends compte...Premièrement, j'ai réalisé que ça fait des jours que je n'ai pas pensé à arrêter l'allaitement, deuxièmement, je prends vraiment plaisir à lui donner le sein et je ne redoute plus qu'il  se réveille ou qu'il réclame, troisièmement, la nuit, je ne mets plus les coquilles comme ça je ne redescend pas dans la cuisine pour mettre le lait au frais, nettoyer les coquilles: je me rendors avec Jocelyn près de moi et c'est super! Je commence vraiment à aimer allaiter mon bébé...Je n'ai plus le seul soucis de lui donner du lait maternel bon pour sa santé mais j'aime lui donner le sein et avoir ce rapport privilégié avec lui. C'est vrai que je n'aime pas à avoir à le complémenter, surtout parce que j'avais peur que le LA devienne l'aliment prépondérant mais je me rends compte que ce n'est pas le cas. Mais je pense que j'ai raison d'être vigilante (à condition de ne pas être obsessionnelle, je suis d'accord!). Je tire souvent mon lait, ça me rassure et je pense que ça contribue à ce que ma lactation soit bonne. Je me rends compte également qu'il y a des jours où il va avoir plus de besoin que d'autres et je l'accepte très facilement...Et puis je suis très fière de voir qu'il ai pris 800 grammes en moins de 4 semaines et avec somme toute assez peu de LA, il pèse aujourd'hui 5470 g..Et franchement, j'en reviens pas que j'arrive à nourrir mon bébé!!! C'est vrai que j'aimerai me passer du LA et que mon rêve le plus fou serait qu'il n'en ai plus besoin avant l'intro des solides, on verra bien!!! J'ai rêvé cette nuit de ma reprise du travail...Il y avait une file d'attente devant mon bureau: tous avaient des questions urgentes à me poser et moi, je voulais partir car je devais allaiter mon bébé et ils me disaient tous qu'ils n'en avaient pas pour longtemps...Avec mon mari, on parle de la reprise et je pense qu'on va étudier les solutions qui se présentent à nous car il est hors de question que je reprenne le 1er mars: Jocelyn aura 4 mois 1/2 et il est hors de question que j'arrête de l'allaiter parce que maintenant, j'y ai vraiment pris goût et Jocelyn est tellement adorable...Quelle satisfaction de le voir sourir et gazouiller après qu'il ait pris le sein, j'adore!!!
Voilà, et surtout je vous remercie toutes pour vos messages d'encouragement...Je prends soin de moi et je profite des ces moments privilégiés!
Sophie


Verdicte:Vous ne pourriez JAMAIS allaiter vos enfants. De Cynthia.

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Vous ne pourrez  jamais allaiter !!!

En 1985, j’ai subi une réduction mammaire sur les deux seins : cinq heures d’intervention au total. Quinze jours plus tard on  m’ouvrait à nouveau  le sein droit pour évacuer un hématome. Deux ans plus tard, en 1987,  je subissais à nouveau une intervention sur ce même sein à cause de mon  mamelon qui était invaginé. Le chirurgien qui m’avait opérée me précisa que suite à cette opération je ne pourrais JAMAIS PLUS allaiter avec ce sein.
En 1993, j’accouchais d’un petit  garçon et ne tentais pas de donner le sein puisqu’on me l’avait formellement déconseillé. Auparavant, j’avais appelé le chirurgien qui m’avait opéré pour m’en assurer au cas où ce soit tout de même possible. Son épouse, à l’époque sa secrétaire,  m’avait alors dit de ne surtout pas allaiter sous peine d’avoir des abcès et de devoir être à nouveau réopérée. Par crainte, je n’avais donc pas tenté d’allaiter. J’avais une folle envie d’allaiter mais je résistais la peur au ventre et pris à contrecoeur un traitement pour couper ma montée laiteuse. Il en fut de même en 1996 pour ma petite fille à qui j’ai donné le biberon et qui a souffert d’asthme et d’eczéma dés l’âge de trois mois.

En 2003, j’étais à nouveau enceinte d’une petite fille. Je commençais à aller sur Internet et là j’aperçus un avis sur un site de consommateur qui vantait les mérites de l’allaitement. Je discutais avec l’auteur de cet avis qui  me dit qu’il était peut être possible d’allaiter malgré mon opération. Je me renseignais donc, folle de joie auprès de mon gynécologue qui m’affirma que les canaux galactogènes se reconstituaient parfois et qu’il me fallait tenter le coup pour le coup et que le mieux était d’essayer dés que j’aurai accouché. Lorsque j’accouchais, je mis ma fille au sein. Quelle joie et quel bonheur de l’entendre déglutir à mon sein gauche. J’étais si heureuse, je n’osais à peine respirer et pourtant …Elle refusait de prendre plus de quelques secondes mon sein droit. Le corps hospitalier semblait dépourvu et totalement dans l’inconnu face à ma situation et j’avais à chaque fois des avis différents sur mes possibilités d’allaiter. Le personnel hospitalier où j’avais accouché m’emmena alors un tire lait et quand il constata que mon sein droit ne donnait rien au tire lait, aucune goutte, que mon bébé dormait sans cesse et ne prenait pas de poids, on me recommanda de donner le biberon et on me donna de nouveau des médicaments pour couper ma montée de lait. Je pleurais à gros sanglots à chaque biberon que je devais lui donner, je crevais d’envie de l’allaiter et j’enviais les femmes qui pouvaient allaiter. Je me sentis très frustrée et commençais à déprimer. Je du suivre une thérapie pour ne pas sombrer profondément dans la dépression. J’eus beaucoup de mal à faire le deuil de cet allaitement qui se termina au bout de deux jours à mon grand regret et par manque d’information.

En 2007, j’étais à nouveau enceinte et cette question d’allaitement me préoccupait toujours de plus en plus, c’était devenue une obsession. En dialoguant sur un forum, j’appris par hasard qu’il était possible d’allaiter avec un seul sein. Sur ce forum, une fille me transmis les coordonnées du site de la Leche League.

Je tombais des nues : quel bonheur de pouvoir enfin avoir accès à des informations concrètes sur l’allaitement ! Aussitôt je suis entrée en contact avec des animatrices et conseillères en lactation. Elles m’ont expliqué que je pourrais tout à fait allaiter, donner les deux seins à mon bébé et même un seul. Elles m’ont envoyé des témoignages de mamans dans le même cas que moi, une mère qui avait allaité ses cinq enfants dont des jumeaux avec un seul sein. Je me suis sentie encouragée. Puis, j’ai pu discuter via mon mail avec une animatrice parisienne, Charlotte Y. de Paris, qui avait eu la même opération que moi et qui m’a guidé pas à pas pour pouvoir allaiter. Entre temps, j’allais à une réunion à côté de chez moi. J’apprenais petit à petit des tas de choses sur l’allaitement qui m’aidèrent beaucoup dans ma démarche à allaiter mon bébé coûte que coûte. J’achetais « l’Art de l’allaitement » et « Pour une naissance à visage humain » et d’autres revues de l’AAM dans ces réunions. Je souhaitais avoir un bel accueil et accouchement pour optimiser un maximum mon allaitement. Avec aide et informations obtenues sur Internet et auprès de Charlotte, j’ai rédigé un projet de naissance que j’ai présenté aux intervenants de la maternité. Je me suis informée à fond auprès des animatrices, me suis équipée sur leurs conseils, d’une écharpe pour porter et allaiter mon bébé, d’un Lact Aid (dispositif d’aide à la lactation) au cas ou.

Le 11 mai 2008, j’ai eu un merveilleux accouchement où je me suis sentie forte : sans l’aide de la péridurale, avec monitoring par intermittence, sans perfusion d’ocytocine ;  sur un lit normal sans étrier dans la position que j’ai voulu et j’ai saisi mon bébé sous les bras pour le sortir de mon ventre et lui ai donné le sein à volonté tout de suite après sa naissance. Nous avons effectué ensemble un long peau à peau et ma petite fille n’a eu son premier bain que trois jours après sa naissance. Tout le temps, elle ne m’a pas quitté et restait dans mes bras, me tétant goulûment. Puis, j’ai tiré mon lait au bout de deux jours avec le tire lait de l’hôpital. Je n’avais que très peu de lait. J’ai donc introduit doucement les compléments à travers le Lact Aid pour qu’elle ne dépérisse pas, le temps que ma montée de lait soit complète, le temps que mes canaux doucement se régénèrent, se restructurent et soient optimum. Elle tétait très bien avec ce système sur mon sein défaillant. Elle avait  une très bonne position et une très bonne succion. Ce système le Lact Aid, n’a jamais nuit à mon allaitement contrairement aux biberons. J’ai donc découvert avec bonheur les plaisirs de l’allaitement dont j’avais été jusque là privée, les tétées, la proximité avec bébé, le maternage etc…Tout ce qui n’était pas et était inexistant avec un biberon ! Pendant ma grossesse, mon sein droit, celui le plus atteint par la chirurgie, à donné du colostrum. En revanche, suite à la naissance de ma fille, je ne voyais que quelques gouttes de lait qui perlaient des glandes de Montgoméry sur l’aréole et rien au bout du téton. Mais chose incroyable, petit à petit, ce sein a commencé à fonctionner comme un sein normal. Je ne voyais plus uniquement du lait qui sortait par les glandes de Montgoméry mais de plus en plus de gouttes qui perlaient du bout du mamelon ! J’ai de plus en plus de lait à mon sein gauche et je suis la maman la plus heureuse du monde depuis que je peux allaiter mon bébé.

Puis, en rentrant à la maison, je suis entrée en contact avec un groupe de femmes dans le même cas que moi sur le forum grâce à l’invitation de Charlotte Y. Ce sont toutes utilisatrices de DAL ou lact Aid. Ainsi, j’ai pu bénéficier de l’aide et du soutien des conseillères en lactation, des animatrices et des autres mamans. Soutenue, encouragée, aidée, je me suis sentie des ailes pousser pour mener à bien mon allaitement.

Ma fille prend jusqu’à douze tétées par jour, des longues, des courtes, des tétées câlins, des tétées repas, qu’importe pourvu qu’elle stimule mes seins, ma production lactée et qu’elle ait accès au meilleur, c'est-à-dire mon lait. J’assure toutes ces nombreuses tétées grâce à mon écharpe Girasol, une longue écharpe de six mètres de long. Cette écharpe qui correspond parfaitement à ma taille m’évite moult ajustements et me permet de faire un nouage spécifique pour ces tétées, le nouage PagneParisien. Ainsi je suis libre de vaquer à mes occupations tout en portant et allaitant mon bébé tranquillement dans cette écharpe. Je n’ai pas mal ni au dos ni aux épaules avec ce nouage et au contraire je me remuscle en douceur. Je l’allaite fièrement la nuit et parfois le matin sans complément, en exclusif, ce dont je suis très fière. Je stimule mes seins en utilisant le tire lait et bientôt aussi en buvant des tisanes galactogènes. Je vais prendre aussi du Dompéridone afin de booster un maximum ma montée de lait. Je me bats fièrement pour mener à bien cet allaitement et prouver au médecin qui m’a dit que je ne pourrais jamais allaiter que mes seins se portent à merveille ! Je continue de m’informer et j’apprends tous les jours des choses nouvelles et intéressantes qui me servent quotidiennement.

J’ai échappé à la dépression post natale grâce à cet allaitement. Et, j’ai la ferme intention d’allaiter le plus longtemps possible. Je prends des photos que je regarde avec une joie indescriptible et aussi je me filme pour pouvoir laisser mon témoignage à la portée d’autres mamans qui comme moi pourraient croire qu’après une intervention chirurgicale on ne peut plus jamais allaiter.

Cynthia Luciaud - 35400 St Malo – France – le 6 juillet 2008


Premier enfant, allaiter suite à une réduction mammaire, bien préparé = réussite totale

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Allaitement suite au réduction mammaire.
Delphine et Orane.
Voici comment avec votre soutien et l'association LLL je me débrouille
pour gérer au mieux mon allaitement.

Malgré des conditions difficiles – chirurgie de réduction mammaire - je réussis à allaiter et à donner à ma fille Orane une bonne moitié de son alimentation en lait maternel

Les premières semaines, la bataille semblait loin d'être gagnée, les grosses pertes de poids au départ et ses pleures et … toutes… vous m'avez conseillé le D.A.L. Sans autre choix, je m'y suis plié. Et pas qu'un petit complément comme je pensais, c'était quasiment la ration d'un nouveau né, avec du lait qui n'était pas le mien, du LA. Et le plus dur à accepter, les deux premiers mois il faut augmenter régulièrement cette quantité car c'est un bébé, en développement, qui en demande plus chaque fois.
En plus de l'utilisation du DAL, je peux vous montrer comment les autres préconisations ( co-dodo, le portage, l'ostéopathie sans oublier toutes les aides et soutien possible et surtout écouter son bébé) sont tout autant nécessaires

J'ai commencé avec un lact-aid, les débuts se sont assez bien passé si ce n'est le nettoyage assez long pour chaque tt et puis les coliques provoquées sans doute par le LA. Puis nous avons changé le lait et là les tt deviennent vraiment difficiles, au bout d'un moment on se rend compte qu'en fait le lait est trop épais et ne passe pas bien. Puis je casse la vis du dispositif en le nettoyant, un acte manqué à mon avis! Nous avons alors expérimenté un dispositif de fortune fabriqué par mon ami. C'est tout simple il suffit de faire flotter l'extrémité de la sonde dans un bib, pas très esthétique ni confortable mais ça marche encore mieux que le reste ! Ensuite, j'ai récupéré un DAL, gracieusement offert par Tatiana, merci encore à toi ! et j'ai racheté un lact-aid. Au final c'est bien mieux d'en avoir plusieurs, ça permet de ne pas avoir à nettoyer chaque fois, souvent c'est mon ami qui nettoie tout quand il rentre du travail.

En passant quelqu'un qui vous soutien et assure les tâches ménagères, j'aurais pas pu faire sans ! Merci mon chéri !
Il faut dire qu'Orane est tout le temps en demande, elle a du mal à dormir la journée et demande très souvent le sein, si elle est portée par son papa ou une autre personne, ça ne marche que quelques minutes.
Avec le temps je pense qu'elle gagnera en autonomie par rapport à moi, je fais absolument confiance en mon bébé.
Concernant son sommeil, elle ne dort à chaque fois vraiment pas longtemps (pas plus de 20mn) sauf la nuit en cododo et quand elle est portée en écharpe. Tout ça comme si elle savait ce qui est bon pour l'allaitement ! Sinon la journée ce ne sont que des micro-siestes.
Cela ne l'empêche pas d'être éveillée et gracieuse bien au contraire…

Alors le cododo c'est ce que je préfère, pour donner la tt. Depuis le début je n'ai pas voulu donner de DAL la nuit, ce n'est arrivé qu'exceptionnellement. Je privilégie mes nuits pour récupérer. Orane s'endort sur le coté en tétant et reste au plus loin à 2 cm du sein.
Parfois elle a retrouvé le sein d'elle-même ou sinon c'est avec des caresses de ses petites mains qu'elle me demande de l'aider. Souvent je m'endors pendant qu'elle tête. Nos invités sont tous surpris car elle ne pleure pas la nuit et c'est vrai c'est arrivé seulement deux fois qu'elle se soit réveillée en pleure la nuit. Actuellement nous faisons la grasse matinée de plus en plus car contrairement aux débuts elle a assez de lait et ne demande pas le DAL. Du coup c'est moi qui, tiraillée par la faim, suis obligée de me lever...

Evidemment tout cela m'oblige à faire des concessions et à accepter de ne pas faire grand-chose d'autre que de m'occuper de mon bébé aussi bien la journée que la nuit ! C'est assez frustrant de toujours repousser des petits projets ou de ne pas avoir le temps de s'occuper de soi mais pour la bonne cause je l'accepte ! Orane aime beaucoup être portée en écharpe mais c'est difficile pour moi de la porter et d'avoir d'autres activités, en effet elle trouve toujours un moyen pour dégager sa nuque et sa tête n'est plus soutenue par l'écharpe.

Sur conseil de Charlotte, nous avons été voir un ostéopathe pour comprendre ce qui se passe. Nous avons revu ensemble les conditions de l'accouchement, et je me suis rendu compte que cela a été très éprouvant pour elle. Ça a duré 26 heures à partir du moment où j'ai rompu la poche des eaux et dans ce même temps on m'a injecté de l'ocytocine car les contractions comme la dilatation n'avançaient pas.
Résultat l'ostéo témoigne d'une tension énorme au niveau de la tête, elle a un tel tonus musculaire qu'elle tenait sa tête déjà à la naissance, et dégage donc très vite sa tête de l'écharpe chaque fois même en dormant et ne veut pas rester en berceau pour le moment. Cette tension a aussi des conséquences sur son sommeil et par ailleurs sa détermination pour téter. Dès que le lait ne vient plus en assez grande quantité, elle réclame, s'énerve sur le sein, si bien que je n'arrive pas trop souvent à utiliser la technique de compression du sein. Nous avons encore une où plusieurs séances à faire avec l'ostéo avant que tout cela puisse être en partie « réparé ».

Bien que cela ne soit pas recommandé pour sa nuque, Orane va tout de même régulièrement dans l'écharpe, je lui tiens la tête avec la main.
Et là sa succion est beaucoup plus paisible, elle reste collée des heures à mon sein « vide » ou presque vide et fini toujours par s'endormir, ce qui lui fait aussi du bien. Même s'il n'y a pas de lait j'ai remarqué que cette stimulation est bénéfique pour ma lactation, souvent quand je l'ai porté beaucoup la journée, le soir j'ai bien plus de lait. Et naturellement j'apprécie que ma fille tête et s'endors sereinement et cela pendant des heures et je sais que les
avantages sont bien plus importants après.

Aujourd'hui ma fille a 11 semaines et pèse 5 kg contre 2,8 puis 2,5 KG a sa naissance. Par ses cris et pleures, elle m'oblige à lui donner relativement « beaucoup » de lait artificiel mais finalement elle prend en moyenne 200g par semaine et cela m'évite de m'inquiéter sur son poids.
Elle a bu des compléments au DAL jusqu'à 120 ml et dernièrement nous
avons réduit la quantité à 4 ou 5 DAL de 90ml.
Je sais que je pourrait réduire encore en utilisant un tire lait la nuit, mais mon ami pense qu'il est préférable que je continue de bien dormir. Mes expériences en matière de tire lait avec le tire lait manuel – épuisant !- et l'électrique double pompage kittet – déprimant – m'ont sans doute trop refroidie.

Parmi les outils pour augmenter la lactation, j'ai oubliée de parler peut-être du principal : des galactogènes. et j'en prends pas mal soit 90 mg de dompéridone, je prends une dose au milieu de la nuit et j'ai beaucoup de lait le matin. Orane prend son premier DAL de la journée parfois très tard, vers midi. Je pense aussi qu'il faut être reposé et surtout pas stressé pour que ça marche. Au début c'était le cas pour moi j'était stressé chaque fois que j'en prenait car n'ayant qu'une seule vielle ordonnance de la maternité j'étais dans la peur de ne plus en trouver. Ensuite il y a un mois j'ai enfin trouvé une gynéco qui a fait confiances aux feuillets du Doc Newman, et m'en a prescrit enfin avec la bonne posologie et pour 2 mois.
Je prend égalemnet en tisane ensemble Fénugrec, chardon béni, galéga et ortie blanche selon la recette indiquée par Charlotte dans le fichier galactogène.
J'ai commencé tout ça en même temps et évidemment à ce moment là ma production de lait  a fait un bond !

Je reconnais que ce témoignage est un peu long mais cela m'a fait du bien de l'écrire.
Dites-moi pour celles qui auront eu le courage de le lire si vous avez vécu les mêmes choses ou si vous avez des questions ou des conseils pour la suite

Bises lactées. Delphine

Delphine.
C'est un beau témoignage que tu nous offre!
Faire le deuil d'un allaitement exclusif... oulala, ça a été dur!! tu as su faire du chemin vite, moi tu vois je n'ai accepté le DAL qu'à mon 3e bb!! Votre relation d'allaitement à toi et ton bébé est un bel encouragement à toutes les mamans, DALeuses ou pas!!
Mille bises de soutien et d'encouragement, vous êtes parties pour longtemps!
Amicalllement
 
Stéphanie, maman de Jean (janvier 2000), Illia (déc 2001), Pauline (fév 2004),
& Olivia (avril 2007)

Delphine.
Oh que oui je me retrouve sur de nombreux points dans ton histoire !! Le deuil de l'allaitement exclusif, le papa qui aide, le sentiment de ne rien faire d'autre! Une tres belle histoire, a la fois originale mais avec beaucoup de points communs avec d'autres histoires...Merci, cela fait toujours du bien de faire un point.
Je crois que tu as trouve ton equilibre. Ta puce va grandir au milieu d'une super famille et votre relation, ainsi qu'avec le papa va pouvoir continuer longtemps et s'enrichir chaque jour. Bravo pour le travail accompli.
Ton histoire va aider aussi les autres mamans qui sont encore dans des moments difficiles.
Bises lactees,
Cecile, maman de Matthieu,18 mois

Delphine,
Que je suis heureuse d’entendre de tes nouvelles! Et quelles nouvelles en plus! Ton témoignage m’a tellement émue. Je t’ai senti serraine et disponible pour ta fille, c’est merveilleux. Merci de l’accepter comme elle est, c’est le plus beau cadeau que tu puisses lui faire!

J’ai été interpelée par ton passage sur l’accouchement difficile et les difficultés que ca cause au bébé. Je savais pour le sommeil mais pas pour les tétées. J’ai une amie qui semble vivre la même situation et qui est très frustrée par le comportement de son bébé et l’impression de ne pas le comprendre. Je sais qu’elle a eu un accouchement provoqué et très difficile, donc si tu le permets, j’aimerai la faire lire ton témoignage pour lui donner de nouvelles pistes d’exploration et la rassurer.

Je suis contente que mon DAL continue à servir et à aider. Je te demanderai juste une chose : l’offrir à ton tour à une maman en détresse qu’en tu en auras plus besoin. Pour qu’il puisse continuer son chemin de solidarité :-)

Amitiés,
Tatiana


Une maman n'a pas besoin forcement d'utiliser son DAL, mais c'est important de l'avoir.

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Bonjour,
 J'ai eu une réduction il y a 11ans et j'ai deux enfants : mon fils 2 ans allaité au sein 3jours et ma fille 3 mois 1/2 toujours allaité.
l'allaitement de mon fils a été un echec du faite de 2 choses: les mauvais conseils de la maternité (biberons donnés la 1ere nuit) et du doute que j'avais de pouvoir allaiter correctement, de ne pas avoir assez de lait (ce qui aide pas surtout avec un premier bébé). Donc pour mon fils les biberons de complément se sont vite substitués à mon sein. J'ai quand meme tiré mon lait  3 semaines pour lui donné au biberon car il ne voulait pas du sein. En tirant mon lait j'arrivais à extraire la moitié de sa ration quotidienne, alors je me disais que j'aurais jamais assez de lait. Puis je me suis renseigné (feuillet de LLL, forum allaitement...) et j'ai analysé les echec de mon 1er. J'avais même acheté un DAL en prévision (j'étais très determiné). Pour ma fille je ne me suis pas laissée faire à la maternité: pas de biberon, je  l'ai mise beaucoup au sein et j'ai surveillée ces couches pipi. Elle a repris du poids au 4eme jours et je ne me suis plus inquiétée.
Les problèmes que j'ai eu lié à ma chirurgie:
- un gros engorgement localisé sur les régions de mes seins qui ne débouchent pas sur des canaux lactifères: donc engorgement les 3 premiers jours suivant la montée laiteuse, le temps que les avalvéoles comprennent que c'est bouché et ne produisent plus. Ce qui m'a bien soulagé c'est les poches de glaces (mais pas le chaud ni les cremes decongestionnantes)
- j'ai un sein qui produit beaucoup moins que l'autre (ma fille le vide en 5 min alors que l'autre sein il lui faut 20min environ). j'essaie donc de bien le stimuler. Ma fille tete beaucoup: 4 fois entre 3h du mat et midi, surement pour compenser le manque de "stockage".
 
pour conclure, mon avis est que le DAL et le tire lait doivent être utilisé en dernier recours car ça complique beaucoup la vie de la maman, pour stimuler le sein mieux vaut metre beaucoup le bébé au sein!   Gaëlle.

Allaitement suite à réduction mammaire. Témoignage de Charlotte

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Mon histoire.
Il y a quinze ans, j’ai eu une opération de réduction mammaire pour les raisons habituelles : épaules douloureuses, mauvaise posture, incapacité à faire du sport sans douleur et, par dessus tout, un énorme complexe. Je détestais être jugée sur mon tour de poitrine plutôt que sur mes qualités humaines. Je détestais être l’objet de coups de klaxon quand je traversais la rue en été, ou être la cible de ricanements quand je courais sur le tapis de course au gymnase. J’avais l’impression de n’être qu’un objet sexuel ambulant. Quand le chirurgien m’a informée que l’opération était prise en charge par la sécurité sociale, il n’en a pas fallu plus pour me convaincre. Je me rappelle en revanche qu’il m’a dit que je pourrais allaiter avec cette « nouvelle » technique (cela se passait en 1987). J’avais 23 ans à l’époque, avoir un bébé et allaiter étaient bien loin de mes préoccupations.
A 37 ans, enceinte et vaguement plus sage, je savais que je voulais allaiter mon bébé. Comme l’a dit quelqu’un, c’est grâce à l’allaitement maternel que l’espèce a pu évoluer tout au long de millions d’années. Les cellules vivantes ne peuvent se comparer au lait de vache en poudre ! Je demandais partout autour de moi des anecdotes et des tuyaux passés de génération en génération. De tous côtés, la réponse était un haussement d’épaules et de longs discours sur la simplicité du biberon, en rajoutant que c’était difficile d’allaiter et, à mon grand étonnement, que ça ne marchait pas toujours.
Le jour de l’accouchement approchait et je me disais que si, depuis des millions d’années, des mamans avaient pu le faire, moi aussi j’y arriverais. A la maternité, une sage-femme m’a confirmé les dires du chirurgien quatorze ans plus tôt : l’opération de réduction mammaire n’allait pas affecter l’allaitement. Elle m’a dit de donner un sein par tétée, pendant une vingtaine de minutes, toutes les deux à trois heures (la meilleure méthode pour un échec !). Elle  a rajouté : « Pas de supplément, sous aucun prétexte, même si le bébé a faim. »  Bien sûr, je lui faisais confiance, c’était une  professionnelle de la santé !
Enfin, début septembre 2001, Alex est né.
Je suppose que mon lait est monté le quatrième jour après la naissance, mais je n’ai rien senti. Quand Alex a eu la bouche sèche et que j’ai trouvé des cristaux dans ses couches, j’ai demandé ce que cela voulait dire. J’avais imaginé des heures de complicité, câlins au sein. Ce qu’Alex et moi vivions était très loin de ça ! On m’a répondu : « Oh, c’est normal, tous les bébés ont cela. » Quand il a eu des coliques terribles à partir du quatrième jour, pendant les tétées, j’ai cru que c’était mon lait qui lui faisait si mal. La réponse de la maternité était toujours : « Oh, c’est normal, tous les bébés font cela. » Une chose était vraie : les couloirs résonnaient de pleurs de bébés. Leurs débuts dans la vie sont durs avec une tétée toutes les deux à trois heures. De plus, un nouveau-né ne peut pas téter aussi efficacement qu’un bébé de trois mois. Alors à ce rythme, ils sont sûrement affamés.
Plus tard, je devais apprendre que la bouche sèche et les cristaux dans les couches sont des signes immanquables de déshydratation. Les coliques étaient dues au fait qu’Alex n’arrivait pas à téter jusqu’à obtenir le lait gras qui vient en fin de tétée, en plus du fait qu’il était affamé. Avec une tétée toutes les deux à trois heures, il était frustré et il y avait peu de chances qu’il y arrive. Mais personne à la maternité n’a pu m’expliquer, alors même qu’elles m’assuraient avoir une « formation en allaitement ».
La sage-femme m’a assuré que j’avais du lait. Alors si j’avais du lait, pourquoi Alex pleurait-il à chaque tétée ? Pourquoi les coliques ?  Il ne prenait pas de poids, pourquoi ? Plus je posais de questions au personnel, plus j’obtenais de réponses contradictoires. Après sept heures sous l’influence de la péridurale, Alex avait tendance à s’endormir au sein où il n’arrivait pas à rester accroché. Dès qu’il tétait trois minutes, il se jetait en arrière et hurlait. Je le remettais au sein, mais après quelques gorgées, il se jetait en arrière de nouveau et recommençait à hurler. J’ai essayé de garder mon calme, mais après des dizaines de tentatives, j’éclatais en sanglots. L’accouchement avait duré dix-sept heures et s’était terminé par une césarienne. J’étais épuisée, mais rien n’importait dans toute cette affaire que d’allaiter mon bébé, et cela ne marchait pas.
De toute évidence, mon bébé rejetait le sein. Mon mari me l’a fait remarquer bien souvent. Je persistais, mais je tremblais à chaque tétée et sanglotais avec mon bébé. J’étais responsable de l’avoir fait venir dans ce monde et je le faisais uniquement souffrir. Je le gardais dans mes bras constamment. J’étais convaincue que le lait maternel est la meilleure nourriture pour lui, mais je n’avais aucune information. Je ne voulais pas reconnaître ce que les Français m’avaient dit : « Parfois ça ne marche pas. »
Alex perdait du poids, il avait faim et il pleurait de faim. Quand au cinquième jour, à la maternité, on m’a persuadée de lui donner des compléments de lait artificiel, Alex les a dévorés comme s’il n’avait jamais mangé. La sage-femme qui m’avait « conseillé » de ne pas donner de supplément m’a alors jeté : « Alors il t’a eue, il t’a fait croire qu’il avait faim ? Comment tu vas faire pour le sevrer des biberons maintenant ? » Et elle a quitté ma chambre.
Je suis rentrée chez moi déterminée à sevrer mon bébé de ces compléments qui m’empêchaient d’avoir plus de lait maternel. Je croyais que ce que la nature avait prévu était forcément le meilleur. Mais je me retrouvais escroquée par la nature. Toutes les autres se plaignaient d’engorgement. Moi, j’étais incapable de produire une chose aussi simple que du lait pour mon nouveau-né. Certainement qu’avec du repos et moins de compléments, j’allais pouvoir avoir plus de lait.
J’ai consulté un pédiatre, connu pour son expertise en allaitement. Bien sûr, je n’ai pas parlé de ma réduction mammaire puisqu’on m’avait affirmé à la maternité qu’il n’y avait aucun rapport avec l’insuffisance de lait. Alex pesait 4 kg à la naissance, mais il n’a pris que 250 g dans son premier mois. Le pédiatre m’a dit de réduire les suppléments bien sûr. La règle est simple : moins le bébé tète, moins le lait vient. J’ai pu reconnaître l’évidence de cela. Seulement, plus je réduisais les compléments, plus mon bébé était affamé, nerveux, éclatant en pleurs, au bord de l’hystérie. Plus il pleurait, plus il avait de mal à dormir. Les siestes se faisaient rares ou très courtes. Il devenait surexcité, et moi, de plus en plus affolée. Je voulais croire, mais j’étais coincée. Je me sentais cruelle quand à la fin des 30 ml de complément, Alex se débattait pour en avoir plus et que je lui disais : « Si tu en veux encore, il va falloir le prendre au sein. » Quand j’ai appelé le pédiatre en larmes, il m’a assurée que la détresse d’Alex était temporaire et qu’il fallait tenir bon (cela faisait six semaines) Mon mari ne soutenait pas du tout cette « folie » et me harcelait pour que je renonce. Je crois que je ne me suis jamais sentie aussi perdue. Tout cela pour une simple question de faim.
Le pire était mon mari et mes amies. Toutes celles qui avaient de « l’expérience » en matière d’enfants m’assuraient que tout irait mieux si j’arrêtais de me casser la tête pour cela. Leurs bébés avaient tous été nourris au biberon et ils allaient très bien, disaient les parents. « Pourquoi faire tout un plat pour cela ? » me disait-on, mon mari en tête. « Il ne veut pas de ton sein, laisse tomber. Ce n’est pas le plus important, ne te casse pas la tête. Tu t’en fais une obsession. De toute façon, tu n’as plus 25 ans. »
J’ai enfin pu assister à une réunion de La Leche League où l’on m’a tout de suite demandé si j’avais subi une opération de réduction mammaire. J’ai été tellement sidérée que je n’ai même pas répondu qu’à la maternité, on m’avait formellement dit que ça n’allait pas avoir d’effet sur l’allaitement. J’ai été immédiatement envoyée chez une consultante en lactation et entre temps j’ai dévoré L’Art de l’allaitement maternel. Avant même de rencontrer la consultante en lactation, je me suis rendue compte que les professionnels de santé n’y connaissaient rien en allaitement maternel, et encore moins en ce qui concerne les femmes ayant subi une réduction mammaire et que la chirurgie mammaire était LA raison pour laquelle réellement je ne produisais pas beaucoup de lait. Le problème est que les professionnels de santé annoncent soit qu’on peut, soit qu’on ne peut pas allaiter après une réduction mammaire. La réponse est que nous pouvons toutes allaiter, mais 99% d’entre nous qui avons subi cette opération doivent supplémenter à différents degrés selon la technique utilisée par le chirurgien.
Quel soulagement ! Mais quelle duperie ! J’ai triplé la quantité des suppléments pour la première fois sans culpabiliser. Alex a pris 1,150 kg dans les deux semaines suivantes. Il s’est calmé et il est devenu le bébé heureux et calme qu’il avait été les trois premiers jours. Bien que le problème émotionnel ait été résolu, désormais il fallait travailler beaucoup plus pour allaiter et supplémenter avec le lait artificiel. D’abord le sien, ce qui prenait une heure avec mon bébé si endormi. Puis mélanger et chauffer le lait artificiel. Ensuite soulager les pleurs et les coliques qui suivaient le lait artificiel, et nettoyer les taches de vomi sur la moquette ! Au milieu de la nuit, ce rituel de plus de deux heures me prenait toute l’énergie que je possédais.
La consultante en lactation m’a prescrit un galactogène qui a augmenté ma production de lait de 30 % environ. En revanche, on a découvert qu’Alex avait un palais très concave. Bien que ce ne soit qu’un problème de courte durée, cela ajoutait à la difficulté qu’il avait pour extraire du lait de mon sein. Puis j’ai découvert le seul livre entièrement dédié à l’allaitement après une réduction mammaire (Defining your own success). J’ai appris que la technique de réduction utilisée dans mon cas s’appelle «  pédicale inférieure». Les nerfs qui connectent l’aréole au sein et qui envoient le signal pour la fabrication de lait se reforment quelques mois après l’opération. En revanche, les conduits et les glandes qui fabriquent le lait se reforment un peu durant la grossesse, mais surtout avec la demande de la succion. Cela veut dire qu‘il suffit de tirer le lait ou de mettre le bébé au sein pour stimuler la repousse des conduits et des glandes !
Si une maman suit la recette vouée à l’échec (toutes les deux à trois heures, un sein par tétée) dans les premières semaines, elle n’aura que peu de chance de conserver l’intérêt de son bébé ou de stimuler suffisamment la repousse. Grâce au travail du bébé et de la maman, un second bébé n’aura souvent pas besoin de supplément. Plus elle allaite longtemps, plus les conduits seront reformés. J’ai appris aussi l’existence d’autres galactogènes (fenugrec et chardon béni) qui ont encore augmenté ma production de 25 %.
Le plus beau, c’est que même une maman allaitant après une réduction mammaire n’a pas besoin de supplémenter la nuit si elle dort avec son bébé puisqu’elle a plus de lait grâce aux niveaux de prolactine élevés pendant les heures de repos. Avec les galactogènes, j’ai pu arrêter les suppléments de nuit. Alex ne réclamait une tétée que trois fois dans la nuit. Je confirme la rumeur : quand on dort avec son bébé, on dort nettement plus et mieux.
Les semaines suivantes, Alex a grandi et il est devenu plus efficace au sein. Les conduits se reformaient.
J’ai acheté un porte-bébé hamac. Un accessoire indispensable, quand un bébé a besoin de téter souvent. Je faisais tout le ménage et ma toilette avec Alex au sein, heureux dans le porte-câlllin. Puis j’ai même appris à donner le sein en marchant, en faisant les courses ou pendant les déjeuners avec mes copines, toujours avec Alex dans le porte-câlllin. Il tétait et personne ne s’en rendait compte. Je l’ai emmené avec moi chez le dentiste, le gynéco, et pour me faire épiler en toute simplicité. Je dois une bonne partie de notre succès au porte-câlllin.
Quand Alex a eu 5 mois, la consultante en lactation a calculé que je fournissais 50 % de ses besoins. J’ai pleuré de joie. Un enfant n’a besoin que de 20 % de lait maternel pour bénéficier du développement supérieur du nerf optique. Tout le monde me demandait combien de temps je comptais continuer ce « cirque ». Quand est-ce que j’allais le sevrer ? Je contre-attaque en disant ceci  : « Le système immunitaire d’un enfant n’est pas mature avant l’âge de six ans, c’est une des raisons pour lesquelles l’OMS recommande l’allaitement maternel pendant deux ans au moins. » Mais en réalité, je suis si heureuse d’avoir mon petit homme lové contre moi, en train de se rassasier de mon lait de plus en plus abondant… Quelle liberté, simplicité, tout ce dont j’avais rêvé.
A 6 mois, avec l’introduction des solides, Alex a refusé les suppléments. Génial ! Les conduits et les glandes s’étaient reformés. Ensemble, nous avions gagné ! Bien sûr, même pour une maman ayant subi cette opération, supplémenter avec du lait artificiel est une pente dangereuse. La règle reste que plus on supplémente, moins on fabrique de lait. Et avec les coliques, seule la balance peut mesurer la prise de poids de façon fiable. Je regrette seulement que mon bébé ait souffert à cause de mon ignorance et de ma confiance dans le corps médical français.
Alex a aujourd’hui 19 mois. Il est libéré du lait artificiel et moi d’une corvée ! Il se nourrit exclusivement de solides, comme sa maman et son papa, et de lait maternel. En revanche, l’expérience d’avoir été affamé a eu un effet sur sa personnalité. Durant les six semaines de grande faim, Alex a perdu confiance en lui et sûrement en moi. Alors si vous entendez un jour une maman dire « Je n’a pas assez de lait », vous pouvez la rassurer que ce n’est pas possible. Les mères sont fait pour faire du lait, presque sans excéption toute les mères peuvent produire assez de lait maternel sauf si elles ont subi une opération de réduction mammaire (et même dans ce cas, ça vient). Il peut y avoir une multitude des pépins facilement réglés, mais le fait est que tous les bébés ne tètent pas très efficacement dans les premiers mois, alors il faut compenser avec des tétées très fréquentes, et avec la bonne technique, afin de créer un lait plus gras, calorique, et en quantité parfaitement adaptée aux besoins du bébé. Etre bien informée fait toute la différence. Si Alex et moi l’avons fait, tout le monde peut le faire.

Charlotte Yonge
75 Paris

Comparer différents points d'utilisation entre SNS et Lact-aid? De Cynthia & Stéphanie qui utilisent les deux.

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Différences et Points positifs du LACT AID par rapport au SNS
***Points positifs
Il est discret, on peut facilement le dissimuler dans le soutien gorge.
Il se réchauffe facilement avec la température du corps ou sous l’eau chaude du robinet pour réchauffer un peu le lait.
Le fil fin permet au bébé de bien développer sa succion.
Le fils est moins long que sur celui du SNS.
On peut utiliser le sachet en position couchée avec bébé contre soi.
Le système de tuyau et sa fixation ont l’air très solides.
Il se nettoie facilement
***Points négatifs
Il faut changer le sachet à chaque fois
Le système d’assemblage est plus compliqué que sur le SNS
Le sachet peut contenir 120 ml de liquide mais le tuyau du LACT-AID  ne permet pas de vider les 120 ml aussi rapidement que le SNS.
 
 
Différences et Point positifs du SNS par rapport au LACT-AID
***Points positifs
Le flacon est gradué contrairement au sachet de LACT-AID, on peut ainsi voir la quantité de lait que bébé boit.
Il y a plus de choix de taille de fils, le gros fils est plus gros que celui du LACT-AID et ainsi bébé peut boire un peu  plus rapidement et ainsi ne s’épuise pas.
Il se remplit plus rapidement.  
Il se nettoie plus facilement et plus vite.
Le lait s’écoule plus vite du tuyau aussi il faut faire attention lorsqu’on l’installe autour de son cou pour éviter de mettre des gouttes de lait partout.
Il est facilement transportable grâce à son flacon et son bouchon.
On peut le faire tenir debout.
On peut utiliser les deux tuyaux si besoin puisqu’il y en a deux contrairement au LACT-AID qui n’en possède qu’un.
La cordelette que l’on enfile autour du cou est réglable en taille
***Points négatifs
Les deux tuyaux sont un petit peu trop longs

Dés l'âge de 5 mois, si lait artificiel pour suppléments, diversification de toute façon, afin de cesser progressivement le lait artificiel. on n'a pas pour longtemps. Ouf!

Point de vue de 2 mamans ayant utilisées les 2 systèmes

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SNS & Lact-aid. Traduction du texte anglais supra :
Je vous écris de Paris en France. Récemment, j’ai acquis un Lact-aid  à un prix exorbitant (le coût avec frais de port et taxes était exactement équivalent au double du prix original) afin de remplacer le DAL de Medela que j’utilise depuis la naissance de mon fils. A cause d’une chirurgie de réduction mammaire, ma production de lait est faible.
Je suis si satisfaite du Lact-aid que j’aimerais faire savoir à tout le monde à quel point ce produit est supérieur aux autres produits similaires et vaut largement la dépense engagée. Au niveau esthétique - le Lact-aid est tellement plus discret, et j’ai donc l’impression d’être beaucoup plus libre d’allaiter en public. Ensuite au niveau du confort - je peux serrer mon bébé contre moi tout en l’allaitant sans qu’il se cogne la tête contre un contenant rigide. Et le plus important est que j’ai la sensation que mon bébé tète de façon plus efficace désormais. Avec le DAL, mon bébé tétait les tuyaux en prélevant peu de lait dans les seins (exactement le contraire du but recherché).
Le Lact-aid est beaucoup plus confortable et je n’ai presque plus du tout mal aux tétons maintenant. Le DAL m’a été recommandé par une animatrice LLL qui, en matière d’allaitement, prodigue d’excellents conseils (et plus particulièrement en matière d’ allaitement suite à une chirurgie mammaire). Je ne comprends pas pourquoi LLL conseille le DAL et pas le Lact-aid. Peut-être est-ce parce que le Lact-aid n’est pas disponible en dehors des Etats-Unis ? Je pense qu’il est grand temps de distribuer le Lact-aid dans le monde entier.
Avec mes remerciements,
Mary et bébé Ferrier.

Le Lact-aid est largement préféré au DAL de Medela par les mères adoptives et par des mères qui ont eu une expérience d’une certaine durée avec les deux systèmes (comme moi même). Parmi toutes les raisons pour lesquelles le Lact-aid convient mieux aux mères adoptives qui sont amenées à utiliser un dispositif de nutrition plusieurs fois par jour et ce pendant plusieurs mois, il y  que le Lact-aid :

- est plus facile et plus rapide à installer (ce qui est très important lorsqu’un bébé hurle de faim.)
- est plus facile à cacher sous les vêtements et à utiliser discrètement en présence d’autres personnes.
-est plus confortable à porter.
-est plus facile à nettoyer.
- peut être utilisé en étant allongée ou affaissée dans une fauteuil.
- ne nécessite pas de sparadrap pour être mis en place (ce qui, souvent, cause des réactions cutanées)
- induit une succion correcte du bébé afin d’extraire le supplément de lait (et donc favorise un bon développement de la succion).

Les tuyaux sont moins rigides et en même temps plus résistants. Certains bébés qui refusent les tuyaux du SNS de Medela, acceptent les tuyaux du Lact-aid. (un adulte aura l’impression qu’ils sont identiques mais une bouche de bébé sent la différence) . Un des autres inconvénients du SNS est que parfois le bébé tète de telle sorte qu’il extrait le lait des tubes sans correctement drainer le sein. Certains de ces problèmes peuvent être éventuellement améliorés en utilisant le plus fin des tubes du SNS, mais pas avec le tube moyen (celui dont l’utilisation est recommandée par Medela). Il est plus simple de débuter directement avec le Lact-aid. Si vous souhaitez que je développe le sujet, je suis parfaitement disposée à le faire.
Meilleurs vœux et je vous souhaite un agréable été.
Mary.

D'une maman qui a uitilisé les deux, a sa copine qui a posé la question.
Pour le SNS. Hmmm. Comment dire? Avant que le lact-aid soit utilisé par qq'un en France, de ma connaissance, tout le monde utilisait le SNS.
A vrai dire, je me suis servi plus des biberons qu'avec le SNS avec mon fils aîné, parce que le SNS était si incommode. Il est rigide, tandis que le lact-aid est un petit sac jetable. (Moi, je le lave et je me sers même 2 ou 3 fois.)
La gêne principale du SNS est qu'il t'empêche de voir comment le bébé s'accroche au sein (très, très important le prise de sein). Le Lact-aid est suspendu sur un ruban (psychologiquement plus agréable qu'une corde) et il peut être suspendu du coté extérieure du sein au lieu d'être au milieu de la poitrine où tout l'action se déroule. En conséquence, mais aussi grâce au fait qu'il n'y a qu'un tuyau à gérer et pas deux, les petites mains risquent beaucoup moins de s'en mêler.
Il y a deux tuyaux qui sortent par le bas du SNS, donc quand ton bébé devient frénétique de faim et essaie d'attraper le sein avec ses mains aussi, ses petits doigts devient mêlées dans les tuyaux et il faut tout recommencer, souvent en reposant le scotch qui se fait arracher dans la panique, puis on doit retenir les petites mains. (ce qui occupe un de tes précieuses mains autrement utile pour l'accrocher au sein ou maintenir la tête correctement)
De plus, le scotch. Arrrgh. Si tu va entreprendre le SNS, il faut tenir les deux tuyaux qui pendent vers le bas en place, donc il faut un scotch, et le scotch inclus dans le paquet a tendance à irriter la peau au bout d'un moment. Donc au lieu d'enlever le scotch bio à chaque fois et le remettre, il est moins irritant de laisser les pansements en place car tu peux glisser les tuyaux sous le tissu du milieu. J'ai eu cette problème aussi. Le Lact-aid n'a qu'un seul tuyeau, donc pas de scotch.
Aussi, quand tu mets le cord du SNS autour du cou, il faut galèrer avec un main pour ajuster la hauteur tandise qu'avec le Lact-aid, on pose simplement le ribbon autour du cou. Sous la vide, la hauteur ne fait pas vraiment une différence.
Il y a un problème d'appel d'air avec le SNS aussi.
Le lact-aid est "sous vide". Après avoir rempli le lact-aid, il faut vider l'air soit en serrant le sachet, que tu tiens à l'envers pour laisser l'air sortir par le tuyau, ou pour faire plus vite, de ma part, je l'aspire par le tuyau.
Avec le SNS, au bout d'un moment, le lait ne coule plus sans qu'il rentre un peu d'aire. Il faut donc que le tuyau qui n'est pas en service, soit déclenché, et scotché sur le réservoir vers le haut pour qu'il ne goutte pas du lait partout. Tu vois le cirque de re-positionnement des tuyaux au moment de changer de sein? Cette action n'est pas mentionné dans la notice mais moi et toute les autres mamans utilisatrices du SNS que je connais m'en ont parlé de ce problème.
Tout ces problèmes ne seront pas des gros problèmes si le fait d'allaiter un bb se passait toujours dans le calme, avec un bb séreine, souriant, qui attends tranquillement pendant qu'on s'équipe et ajuste et trouve la technique. Ha ha! Le rêve.
Un autre avantage que seule l'utilisatrice peut s'en rendre compte, est que le Lact-aid s'utilise facilement allongé. La nuit, au 5ième réveille, cela est un énorme avantage.
Bref,  c'est à toi d'essayer. A vrai dire, utiliser une aide de supplémentation au sein n'est pas facile.  Il faut, comme l'allaitement lui-même, apprendre à le faire. Mais, pour moi, le SNS est comme apprendre à conduire un bus et le lact-aid est comme apprendre à conduire un twingo.   

Pour couronner le tout, le SNS est extrêmement visible, ce que pour une nouvelle maman, qui manque de confiance en elle, le rends un vrai spectacle.  Dans toutes mes photos de mon derner, nouveau-né, où j'allaite avec le Lact-aid, on ne voit qu'un bout de ruban blanc sur ma poitrine, et dans les photos "close up" on voit un seul fin tuyau.
Ceci dit, chacun doit trouver ses comptes.
Un vrai "tuyau" : au moment d'introduire le tuyau dans la bouche du bb en même temps que le sein, n'essaie pas d'introduire tout 'aréole avec tes doigts comme on fait quand on allaite sans système de supplément au sein. Tiens le tuyau sur le mamelon, et puis, au moment de retirer tes doigts, tes doigts doivent aider les lèvres du bb à se retrousser, et c'est à ce moment là, où la bouche du bb peut prendre une grande bouchée de l'aréole.

Post script.
L'avantage du SNS, dans mon expérience, est son prix. Pour une simple re-éducation de succion et une maman ne veut pas trop s'investir peut-être, alors un SNS fera l'affaire, en sachant qu'elle ne sortira pas trop de chez elle si elle ne veut pas être cible du regard des autres ou encore pire, des questions. Allaiter en publique est une problème pour beaucoup des nouvelles mères, alors allaiter avec un dispositif voyant...
De ma part, puisse que j'ai préféré les biberons au SNS avec mon fils,  mon fils ainé recevait 2/3 du lait artificiel et 1/3 de mon lait. Avec le Lact-Aid, mon deuxieme fils reçoit 2/3 de mon lait et 1/3 de lait artificiel.
Maman de 2 garçons.

Techniques SNS vs Lact-aid. Les + et - de chaque méthode

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Bonjour à toutes,
J'ai lu que certaines se demandent si le SNS et mieux que le lact-aid (L-A), ou réciproquement, comme j'utilise les 2, je vous mets une petite étude comparative...

Ces constatations dépendent de mon expérience: j'ai un bébé qui ne tète pas très bien (palais creux et menton un peu en retrait) et je n'utilise maintenant plus que du Lait Maternel, donc bien liquide.

 Installation:

+ pour le SNS: on le rempli et hop, bouchon, très rapide, il faut juste vérifier que les petites encoches des tuyaux sont bien placées, mais ça prend 2 secondes; pour L-A c'est un peu galère, surtout pout glisser l'entonnoir dans le sac alors qu'il y a la bague blanche qui est un peu étroite, et j'ai toujours peur d'une fuite quands je clip le tuyau à la bague, puis il faut faire le vide...

 Réchauffage du lait:

Je plonge le sac ou la bouteille dans de l'eau chaude: c'est mieux  pour le L-A car le sac présente une grande surface peu épaisse, donc c'est + rapide.

 Mise en place:

+ pour le L-A car il n'y a qu'un tuyau, et court , donc c'est moins galère que le dal avec ses 2 tuyaux.

 Ruban ou ficèle:

Le ruban du L-A est + doux sur le cou, mais on règle la hauteur de la bouteille du SNS beaucoup + facilement avec le petit système de la ficèle et avec une seule main.

Débit et tuyaux:

Mon fils a + de mal à téter avec le SNS (petit tuyau) qu'avec le L-A. Cependant, le SNS offre le choix des tuyaux: il y a 3 épaisseurs différentes, il me semble que le tuyau du L-A correspond au tuyau moyen du SNS. Pour le SNS, il faut laisser un tuyau pour l'appel d'air (je le fixe sur la bouteille et non le sein pas tété), mais pas ce pb pour le L-A qui se vide de liquide en s'aplatissant (c'est un sac). Pour placer et maintenir le tuyau en bouche, je mets dans les 2 cas du scotch sur le sein, sinon, ça ne tient pas.

Question solidité, je n'ai pas eu de casse de tuyau mais c'est vrai que mon bébé se prend + facilement les mains dans les tuyaux du SNS (+ longs) que dans celui du L-A.

 Tétée:

Le temps est très variable dans les 2 cas, ça dépend de mon fils (s'il dort, tétouille, bouge, s'enlève du sein... ou tète!). Ce que j'apprécie du SNS c'est de voir en cours de tétée combien il reste de ml.

J'arrive les tétées allongées avec les 2 systèmes.

Le L-A est + discret, mais je n'ai jamais allaité avec l'un ou l'autre en public.

Lavage:

SNS: il faut laver la bouteille avec un goupillon fin et long et faire 3 manips pour les tuyaux (lavage, rinçage, séchage) comme pour le L-A. Pour le SNS, on s'aide de la bouteille, pour le L-A, on s'aide de la poire ou on souffle; c'est un peu galère pour les 2... Je jette tjrs le sac du L-A.

 Voilà en gros les + et - de chaque méthode, il n'y en n'a pas une parfaite, à mon avis, pour une longue utilisation, c'est bien d'avoir les 2, c'est moins monotone!

Stéphanie T

Notice de prise en mains rapide Lact-Aid
Pour commander en France téléphoner: infoallaitement 03 89 44 49 39

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Lact-Aid®
The Original Breastfeeding Supplementer & Suckling Aid‘

Notice de prise en mains rapide Lact-Aid
Le Système Lact-Aid® Nursing Trainer‘ Deluxe
contient :
2 dispositifs Nursing Trainer
2 rouleaux de poches d'allaitement
50 poches par rouleau, 4 onces (= 118,4 ml)
1 support de remplissage de poche
1 entonnoir
1 filtre tubulaire à préparation
1 bandoulière
1 poire
1 notice de prise en mains rapide

Le Système LA‘ Standard :
comprend les éléments énoncés ci-dessus, mais avec
1 dispositif Nursing Trainer en moins
1 rouleau de poches d'allaitement en moins

Avant de commencer

Lire la notice dans son intégralité avant d'assembler le Système LA et de l'utiliser.
Laver l'équipement LA avant la première utilisation.
Il vous faudra les éléments suivants pour laver, remplir ou entretenir votre matériel :
un verre dont le diamètre au sommet est compris entre 2" ? et 3" (7 et 7,60 cm)
du vinaigre blanc (désinfectant et dégraissant peu coûteux)
de l'eau distillée (pour éviter le dépôt de sels minéraux)
du savon doux, non parfumé, incolore et sans lotion pour les mains
une clé à fourche ou clé polygonale à six pans ?" (6,35 mm)
une mesurette.

Dispositif Nursing Trainer‘ LA
(légendes)
    Tube d'allaitement
Ensemble tube d'allaitement
    Coiffe

    Collier

    Cône d'alimentation

    Embout fileté
Raccord de tube
    Embout cranté
Collier de serrage de la poche    Sommet étroit
    Bride à base élargie
    Encoche de fermeture du tube
Tube de poche


Remplissage de la poche d'allaitement

Retirer les languettes détachables du col de la poche.

Insérer les tiges du support de remplissage de poche dans les trous de fixation situés en haut de la poche (les pieds dirigés vers le bas).
Introduire la poche dans le verre.
Poser les pieds du support sur une bride pour que les tiges reposent sur la bride opposée.
Mettre en place le collier de serrage de la poche sur le col de la poche (sommet étroit vers le haut, bride élargie à encoches vers le bas).
Introduire l'entonnoir dans le col de la poche.
Remplir la poche.

Filtre à préparation

Dans le cas d'une préparation en poudre, bien la mélanger. Laisser reposer, puis passer au filtre pour prévenir le colmatage. Enfoncer le filtre tubulaire à préparation dans la pointe de l'entonnoir.
(pour retirer le filtre en vue de le laver, l'expulser à l'aide d'une tige du support de remplissage de poche).

(légende)
Filtre

Pour assembler le dispositif LA Nursing Trainer

Le dispositif LA Nursing Trainer est emballé pré-assemblé. Laver le bloc tube d'allaitement, le raccord de tube et le tube de la poche avant la première utilisation. Voir Lavage et stérilisation pour tous renseignements détaillés.

Pour fixer le dispositif LA Trainer sur la poche pleine

D'une main, tenir le support de remplissage de la poche sur le bord du verre.
De l'autre main, introduire le dispositif LA dans la poche.
Enfoncer fermement le dispositif LA. En même temps, le tordre en lui imprimant un mouvement de va-et-vient. Ainsi, on enfoncera le bord supérieur de la poche dans le collier de l'ensemble tube d'allaitement.
En mettant votre pouce en haut du dispositif LA, tirer la bague de serrage de la poche avec les doigts et comprimer fermement l'anneau et le dispositif LA.

our évacuer l'air emprisonné
Retirer le dispositif LA rempli et assemblé du support de remplissage de la poche.
Tenir le dispositif LA renversé, légèrement incliné pour diriger la bulle d'air dans un angle de la poche.
Enfoncer la pointe du tube de poche dans la bulle (se placer au-dessus d'un évier, étant donné que du liquide risque de goutter à l'embout du tube d'allaitement).
Comprimer doucement la poche jusqu'à avoir évacué l'air dans sa totalité.

Pour ranger le dispositif LA une fois rempli
Enrouler le tube d'allaitement autour du sommet de l'ensemble tube d'allaitement.
Fixer l'embout du tube d'allaitement dans une encoche de la bague de serrage de la poche.
Utiliser le support de remplissage de la poche et le verre pour ranger le dispositif LA plein au réfrigérateur.

Accessoires en option :

Présentoir de stockage au réfrigérateur
Cet accessoire en option peut accueillir 5 dispositifs LA pleins à mettre au réfrigérateur. Il convient aussi bien pour les poches d'allaitement de 4 onces (118 ml) que de 7 onces (207 ml).

Glacière de transport isolée LA
Cet accessoire en option peut accueillir 6 dispositifs LA pleins et les maintenir au frais toute la journée. Il comprend une pochette de gel de congélation et un support à dispositifs LA vertical. Capable d'accueillir la plupart des pochettes d'allaitement, cette glacière existe en plusieurs coloris.
(convient particulièrement pour les dispositifs LA à poches d'allaitement de 118 ml)

Pour réchauffer le complément
Le dispositif LA étant placé sur le support de remplissage de poche, verser de l'eau du robinet chaude dans le verre. Laisser reposer plusieurs minutes jusqu'à ce que le complément soit chaud.

Attention : ne jamais passer le complément au micro-ondes. Cela risque de provoquer des brûlures par chauffage excessif du complément et de provoquer l'éclatement des poches. Cela endommagera l'ensemble tube d'allaitement / dispositif LA.

Lavage et stérilisation
Les molécules de graisse présents dans le lait et dans la préparation et les sels minéraux présents dans l'eau du robinet ou dans l'eau de fontaine s'accumuleront à l'intérieur de l'ensemble tube d'allaitement. Si les pièces ne sont pas bien lavées, cela provoquera le ralentissement de l'écoulement ou l'obstruction du tube. Ainsi :
l'eau distillée empêche les dépôts de sels minéraux.
l'eau savonneuse chaude ramollira les graisses et les dissoudra, facilitant la désinfection.
une solution de vinaigre blanc et d'eau distillée à parts égales permet d'éliminer les résidus de savon et de graisse. Elle désinfecte et dissout la matière colmatante ainsi que les dépôts de sels minéraux.

Pour le lavage :
Retirer la poche et la jeter.
Retirer du raccord de tube le tube de poche.
Retirer le raccord de tube de l'ensemble tube d'allaitement.
(prendre une clé six pans ?", si nécessaire. Ne pas prendre une pince).
Remplir la poire d'eau savonneuse chaude. Introduire la pointe dans le cône d'alimentation de l'ensemble tube d'allaitement. Faire passer le liquide en comprimant la poire.
Recommencer la phase 4 avec un mélange de vinaigre et d'eau pour le premier rinçage, puis recommencer avec de l'eau distillée pour le dernier rinçage.
Laver tous les autres éléments à l'eau savonneuse chaude ; rincer avec un mélange vinaigre/eau, puis rincer à l'eau distillée.
Pour laver le tube de poche, le comprimer et le masser en le trempant dans l'eau savonneuse chaude. Ensuite, rincer comme indiqué en phase 5 ci-dessus.

Pour stériliser :
Les composants du Système LA qui sont en contact avec le complément peuvent être stérilisés :
Plonger pendant 20 à 30 minutes dans un mélange vinaigre/eau.
Rincer à l'eau distillée.
Sécher à l'air ou remplir, puis assembler les dispositifs LA.

En option : l'ensemble tube d'allaitement, le raccord de tube, le tube de poche, le filtre tubulaire à préparation et la poire peuvent être bouillis de 5 à 10 minutes pour les stériliser par chauffage.

Mise en garde
Ne pas plonger les éléments dans du vinaigre non dilué.
Ne pas mettre à bouillir l'entonnoir, le support de remplissage de la poche ni la bague de serrage de la poche.
Ne pas stériliser le dispositif LA ni le complément chaud au four à micro-ondes.
Ne pas mettre au lave-vaisselle.
Ne pas disjoindre la coiffe et le cône d'alimentation de l'ensemble tube d'allaitement.
Ne pas introduire d'objets tranchants ou pointus.
Ne pas démonter complètement ni étirer le tube d'allaitement.

Utilisation du dispositif LA Nursing Trainer

Pour positionner le dispositif LA
Introduire les crochets de la bandoulière dans les trous de fixation de la poche d'allaitement.
Poser le pouce ou l'index légèrement en haut du tube. Poser les doigts sous le sein pour tenir le mamelon et le guider. Positionner l'embout du tube d'allaitement de telle sorte qu'il dépasse de la pointe du mamelon de 1/8" à ?" (3 à 6 mm).
Régler la bandoulière pour faire passer le dispositif LA entre les seins pour que le bas de la poche soit plus bas que le menton de Bébé.
Le tube d'allaitement du dispositif LA se trouve entre le palais du nourrisson et le sein de la mère. Le tube peut être décentré, mais pas dans l'angle de la bouche de Bébé (fixer le tube à l'aide d'un ruban adhésif est une possibilité, mais ce n'est pas obligatoire. Le ruban de coiffage est très doux au retrait).

Le débit de complément :

Il est important de régler le débit de complément lorsqu'on utilise une préparation épaisse. La préparation épaisse amènera bébé à pratiquer une succion trop pénible. Cela étire les mamelons, provoque la constriction des canaux lactifères et peut entraîner des douleurs aux mamelons. En conséquence, l'éjection du lait, l'expression et la production du lait s'en trouveront gênées. Cela peut fatiguer un nourrisson, ce qui est une préoccupation particulière si le bébé prend du poids lentement, malade ou prématuré.

Pour vérifier le débit du complément :
Noter le temps d'allaitement et la fréquence de déglutition. Le temps d'allaitement moyen ne devra pas dépasser 10 à 15 minutes pour 2 onces (59 ml) ou 20 à 30 minutes pour 4 onces (118 ml). La succion devra être modérément douce et agréable, les déglutitions survenant au moins toutes les 2 ou 3 succions.
Remarque : si l'allaitement met plus longtemps et si les déglutitions sont peu fréquentes, si la succion est pénible ou désagréable, ou si bébé relâche trop souvent, déterminer le problème et le corriger. Les causes les plus courantes sont :
Le dispositif LA est colmaté ou endommagé. Les pièces doivent être lavées correctement ou remplacées, selon ce qui convient le mieux.
Le complément est trop épais. Il faut ajuster le débit.
Bébé a une tétée très faible ou perturbée. Contacter Lact-Aid pour obtenir une assistance.

Pour régler le débit du complément :
Régler le débit du complément en changeant la position du dispositif LA ou en adaptant la consistance de la préparation épaisse. Dans certains cas, il faudra peut-être faire les deux.
Raccourcir la bandoulière pour soulever le fond de la poche d'allaitement au-dessus du menton de bébé pour un débit plus rapide.
Régler la préparation épaisse en ajoutant 1 ou 2 cuillères à soupe de lait maternel ou d'eau distillée à 4 onces (118 ml) de complément, en accord avec votre médecin.
Pour les cas particuliers nécessitant un débit plus rapide, contacter Lact-Aid. (bec-de-lièvre, fente palatine, nourrissons très faibles, malades ou prématurés).

Allaitement maternel assisté par le dispositif LA
Allaiter un bébé au dispositif LA est tout à fait proche de l'allaitement maternel ; cela a facilité la lactation chez les femmes qui ne produisaient pas lait afin d'allaiter les bébés adoptés, sans employer de médicaments, d'hormones ni de tire-lait ! Il s'est avéré être très utile pour la formation à l'allaitement. C'est donc un "dispositif de formation à l'allaitement" et pas simplement un dispositif de complément. L'allaitement maternel est plus que la succion (l'aspiration). C'est la "tétée", une série de réflexes (d'actes) à exécuter dans un certain ordre : succion > déglutition > expression > détente. Chaque réflexe stimule le suivant. Pendant un allaitement, les réflexes varient en rythme et en intensité en rapport avec le volume de lait maternel disponible. Le dispositif LA aide les bébés à effectuer "une tétée d'expression" lorsque l'apport de lait est faible. Ceci stimule les hormones de la lactation nécessaires pour réaliser l'apport de lait ; c'est la clé de l'efficacité du dispositif LA. Voici comment il fonctionne.

Comparez par vous-même !    © = Allaitement maternel    © = avec Lact-Aid
Prise de contact - Le contact du mamelon avec le palais de bébé stimule les succions rapides (aspiration), 2 à 3 par seconde. Ceci allonge et maintient le mamelon et l'aréole profondément enfoncés dans la bouche de bébé, tout en déclenchant la libération des hormones.    © ©
Avant l'éjection du lait : Un bolus (mesure) de liquide s'accumule dans la bouche de bébé jusqu'à ce que cela suffise pour stimuler un réflexe de déglutition    © ©
La pression à l'intérieur du sein est plus élevée que dans la bouche de bébé    © ©
La pression à l'intérieur du dispositif LA est la pression ambiante (atmosphérique), plus élevée que dans la bouche de bébé.    ©
La déglutition stimule l'expression (fermeture de la mâchoire et pression de la langue vers le haut)    © ©
L'expression comprime l'aréole et le mamelon contre le palais de bébé. Ceci transfère du lait vers la bouche de bébé en provenance des grands canaux de stockage de lait situés dans l'aréole, et stimule la libération des hormones de la lactation.    © ©
Après l'expression, un épisode de détente permet au mamelon et à l'aréole de rétrécir et aux canaux de l'aréole de se recharger.    © ©
L'épisode de détente peut permettre à une gorgée de complément de couler en provenance du dispositif LA.    ©

Pendant l'éjection du lait
L'éjection du lait expulse le lait des glandes vers les grands canaux situés dans l'aréole. A mesure que le débit de lait augmente, les succions deviennent plus douces et plus lentes. (juste assez d'aspiration pour tenir le mamelon et l'aréole en place)    © ©
La déglutition et l'expression sont plus fréquentes. L'expression comprime l'aréole et le mamelon contre le palais de bébé. Ceci transfère du lait vers la bouche de bébé (tétée nutritive) et stimule la libération des hormones.    © ©
L'expression entraîne également la fermeture du tube d'allaitement du dispositif LA entre le sein et le palais, de sorte que l'afflux de complément est interrompu.    ©
L'épisode de détente permet aux canaux aréolaires de se recharger.    © ©
L'épisode de détente peut permettre à une faible quantité de complément de s'écouler du dispositif LA.    ©
Le temps passant, le débit de lait maternel ralentit progressivement, les succions sont plus fréquentes, mais la déglutition et l'expression ralentissent (ce qui est parfois appelé la tétée "non nutritive"). C'est le signal du changement de sein.    © ©

Changement
Le changement désigne le passage d'un sein à l'autre au cours d'un allaitement. L'allaitement aux deux seins est important pour construire la lactation. Surveiller le rythme de déglutition de bébé en repérant les signaux de changement de sein.
Une déglutition à chaque succion signifie que bébé reçoit du lait maternel. Lorsque bébé passe à de nombreuses succions alors que les déglutitions sont peu fréquentes, c'est là votre signal de changement de sein.    © ©
Avec le dispositif LA, le complément s'écoule après le transfert de l'essentiel du lait maternel vers le bébé. L'écoulement en provenance du dispositif LA stimule le bébé, l'invitant à continuer à déglutir > exprimer. Rappel : c'est le réflexe d'expression qui stimule les hormones nécessaires pour faciliter la lactation.    ©
Lorsque les déglutitions passent de 1-2 succions par déglutition à 3 ou plus, cela constitue le signal de changement de sein.    ©
Si la lactation est très faible, les signaux de déglutition peuvent être trop subtils pour pouvoir être repérés. Allaitez à chaque sein pendant 10 à 15 minutes, ou apportez la moitié du complément, puis changez de sein. Lorsque la lactation augmente, servez-vous des signaux de déglutition pour changer.    ©

Faire évoluer les compléments
A mesure que la lactation augmente, vous pourrez probablement diminuer l'apport de compléments. Avant de diminuer l'apport de compléments, il est très important que vous compreniez comment la lactation varie sur 24 heures, de même que les cycles mensuels dus aux évolutions normales des hormones de la lactation.

Cycle de 24 heures : la lactation est en général au plus fort le matin et au plus bas l'après-midi et le soir. Ceci correspond à une variation sur 24 heures de l'hormone de la lactation, la prolactine. Dans la relactation, la lactation provoquée, et les efforts déployés pour augmenter la production de lait, les utilisatrices du dispositif LA découvrent en général qu'elles peuvent "évoluer" d'abord en partant des compléments du matin. Les apports complémentaires de fin d'après-midi et de soirée sont en général les derniers à supprimer. A mesure que la production de lait augmente, le bébé absorbe moins de complément provenant du dispositif LA.

Cycle menstruel d'un mois : les utilisatrices du dispositif LA sur une longue durée découvrent que pendant les 2 à 3 jours qui précèdent chaque menstruation, elles pleurent facilement, elles ont la sensation que leurs seins sont pleins et tendres et que leur production de lait se stabilise brusquement ou plonge. Bébé peut réclamer davantage de complément pendant 2 ou 3 jours et non pas moins. Ceci est dû à l'augmentation mensuelle des hormones de la menstruation qui atteignent un pic 2 ou 3 jours avant la survenance d'une période. Celle-ci peut sembler faire un pas en arrière, parce que cela entraîne une diminution de la sécrétion de lait. Toutefois, en même temps, cela stimule aussi les glandes du lait à se multiplier, ce qui augmente le nombre de glandes du lait disponibles. Le départ d'une menstruation est un SIGNAL qui indique que les hormones de la menstruation ont retrouvé leur niveau de base. En 2 à 3 jours, les glandes du lait reprendront la sécrétion, et la lactation reprendra sa progression. Les menstruations peuvent être normales, bien maigres ou à peine en traces. Inscrire sur un calendrier pour prévoir vos cycles mensuels.

Questions d'ordre médical
Le Système Lact-Aid Nursing Trainer et les informations concernant son fonctionnement et son utilisation ne sont pas destinées à remplacer un bon diagnostic et un bon traitement de problèmes médicaux par des professionnels qualifiés appartenant au corps médical.

Un problème d'allaitement maternel peut être un symptôme de problème médical vous touchant, ou touchant votre bébé, ou les deux. Consultez votre médecin sur tous les aspects médicaux de votre situation d'allaitement maternel.
Toujours gérer les compléments sous la surveillance étroite du pédiatre de votre bébé.
Le dispositif Lact-Aid Nursing Trainer ne contient pas de latex, de DHP (dihydropyridine) ni de PVC.

Questions/Réponses : les 4 questions les plus fréquentes

Q.: Dois-je vraiment prendre de l'eau distillée ?
R.: L'eau du robinet contient des sels minéraux susceptibles de coller à l'ensemble tube d'allaitement. Ceci ralentira le débit et finira par endommager le dispositif LA.
Q.: Dois-je vraiment faire téter aux deux seins à chaque allaitement ?
R.: La production de lait n'augmentera pas aussi vite si les deux seins ne sont pas vidés à chaque allaitement. L'éjection du lait se produit aux deux seins. Changer de sein permet à Bébé d'obtenir le plus de lait maternel possible.
Q.: Puis-je allaiter en position allongée avec le dispositif LA ?
R.: Oui ! Positionner le bas de la poche d'allaitement au-dessous du menton de Bébé.
Q.: Que faire en cas d'impossibilité de laver immédiatement mon dispositif LA ?
R.: Retirer la poche et la jeter, rincer le dispositif LA, puis le mettre dans un récipient rempli d'eau savonneuse. Si vous n'en avez pas le temps, mettez le dispositif LA dans un sac en plastique ou tout autre récipient. Mettez-le au congélateur pour éviter que le complément sèche et pour minimiser le développement des bactéries.

Où trouver des renseignements complémentaires ?

Sur le site Internet  HYPERLINK "http://www.lact-aid.net/qs" www.lact-aid.net/qs

Centre d'assistance de l'utilisatrice du dispositif LA : Notre centre d'assistance en ligne, créé pour vous informer et vous fournir une assistance sur l'utilisation du dispositif LA.
Questions/Réponses : Les questions fréquentes et leurs réponses.
Rubriques et conseils : des rubriques faciles à consulter et des conseils utiles :
Pour s'initier à l'utilisation du dispositif LA, Prise de contact, Pour les gros seins, Pour les petits seins, prématurés, problèmes de tétée, entraînement à la succion, bec-de-lièvre/fente palatine, passage du biberon au sein, et plus encore !

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Catalogue de dispositifs LA : notre catalogue complet de systèmes LA, fournitures et accessoires.
Bibliothèque LA : articles, enquêtes, bibliographie.
Et encore : L'histoire du Lact-Aid, le courrier des utilisatrices du dispositif LA, des liens vers d'autres sites, et plus encore !

Pour nous contacter :

Tél.: 1-866-866-1239 numéro gratuit aux Etats-Unis
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Les besoins de utilisation du DAL se divisent en 2 catégories. Les durées dépendent de raison pour avoir recours au DAL et varient selon l'individuel.


Catégorie 1: Utilisation de courte durée. Relactation ou augmentation de production de lait maternel suffisamment pour revenir à une allaitement exclusive avant diversification est possible.  Lactation à été compromis pour cause de mauvaise gestion de processus de lactation, tétines artificielles, palais creux, menton rétrognathe, ou problème de d'ostéopathie non traité, hypoplaisie monolatéral, ou non traitment de frein de langue/lèvre serré. La mère peut tirer son lait en quantités suffisant pour ajouter au DAL et allaiter exclusivement, même avec utilisation d'un DAL.

Catégorie 2: Utilisation de "long" durée: Recours au DAL nécessite aussi suppléments de lait artificiel jusque diversification suffisamment haute en calories pour remplacer calories du lait artificiel donné en supplément. Recours au DAL sert de palier un handicap mécanique qui empêche une production de lait maternel suffisamment pour allaiter exclusivement au lait maternel avant diversification. Causes peuvent être: réduction/augmentation mammaire, hypoplasie mammaire bilatéral et lactation induite parmi d’autres.

Dossier: “BFAR”.

ALLAITEMENT APRÈS UNE RÉDUCTION MAMMAIRE.

Picture
All rights reserved. Tout droits réservés.

Dossier de CHARLOTTE YONGE

Tél : 01 56 58 21 93

E-mail : astharte@gmail.com

D’après des textes traduits du livre “Defining Your Own Success” . De Diana West. Illustrations de Subhadra Tidball.

Illustrations Lact-Aid de Lact-Aid, Inc. Edition LLLI.

Permission de publication demandé.

Pour vous inscrire au forum de soutien de mère à mère pour utilisatrices des SNS et lact-aids : “allaitement_pour_tous” formuler votre demande auprès de astharte@gmail.com

Bonjour,

Je m’appelle Charlotte et j’ai accouché ici en France en 2001, d’un petit Alexander.

Quand j’ai su que j’allais devenir mère, j’ai voulu le meilleur pour mon enfant, et donc l’allaiter.

 

De l’accouchement à l’allaitement, tout s’est très mal passé à cause de mon manque de connaissances mais aussi suite à de fausses informations que j’ai reçues à la maternité.

 

J’ai connu ensuite La Leche League, une association de soutien de mère à mère qui  aide à réussir son allaitement. Mon fils avait déjà 8 semaines quand j’ai connu LLL. Il était maigre et déshydraté.

 

15 ans avant d’accoucher, j’avais subi une chirurgie de réduction mammaire pour des raisons personnelles.

 

Contrairement aux dires de la sage femme à la maternité,   je n’avais pas les canaux lactifères nécessaires pour fabriquer suffisamment de lait pour nourrir exclusivement mon bébé de lait maternel. De plus, il avait un palais creux qui l’empêchait d’extraire le lait de façon efficace. Généralement, ce problème se risoud tout naturellement le plus souvent dans les 3 ou 4 mois suivant la naissance. Dans le cas de mon fils, il fallait trouver une solution qui l’aide pendant un peu plus de temps.

 

Les mauvaises nouvelles ? Je devais donner du lait industriel en supplément à chaque tétée pendant une période indéfinie.

 

La bonne nouvelle ? Les canaux enlevés durant la chirurgie mammaire peuvent se reconstituer avec la succion fréquente du bébé et la durée de l’allaitement.

 

Il me fallait intégrer les tétées fréquentes dans ma vie active. Un système de portage dans lequel mon fils pouvait téter s’imposait. J’ai donc commencé avec un portage en hamac.

 

Ainsi, après six mois, grâce aux tétées fréquentes dans un système de portage permettant l’allaitement à tout moment, des dispositifs d’aide à la lactation dont un DAL (qui libère les bras et compense les efforts du bébé), de vrais galactogènes et le soutien des mères de LLL ainsi que  de ma consultante en lactation, mes canaux ont repoussés. J’ai pu fournir assez de lait à mon fils, et poursuivre une vie active. Aujourd’hui il mange bien d’autres choses et il est en pleine forme grâce à mon lait et au portage.

 

L’allaitement suite à une réduction mammaire.

Breast Feeding After Reduction. BFAR.

 

 

 

 

Ci dessous vous trouverez un résumé des informations pertinentes sur l’allaitement maternel suite à une chirurgie de réduction mammaire.

 

Table des Matières.

Les raisons de subir une réduction mammaire.

Pourquoi allaiter suite à une réduction mammaire ?

Combien a été enlevé ? Les techniques de réduction mammaire.

Galactogènes.

Les nuits d’allaitement maternel suite à une réduction mammaire.

Comment vivre un vraie expérience d’allaitement maternel.

La durée d’utilisation des dispositifs d’aide à la lactation ?

 

Les raisons de subir une réduction mammaire.

Il existe de multiples raisons de subir une chirurgie de réduction mammaire. Chacune d’entre nous aura ses raisons personnelles qu’elle pourra ou ne pourra pas exprimer ouvertement. Cependant, un facteur constant est la présence d’idéaux physiques qui imprègnent les schémas de notre société et contribuent à l'instauration de canons de beauté dans la société. Cet idéal fait des seins, au lieu d’un organe fonctionnel, un objet sexué. Tout(e) Occidental(e) subit les images idéalisées du corps feminin, dépendant de plusieurs facteurs, dont certains sont plus susceptibles de faire souffrir celui (celle) qui n’est pas "conforme" aux canons contemporains.

 

Motifs   physiques .

Douleurs du dos et du cou.

Difficultés de respiration.

Mauvaise posture.

Maux de tête.

Nerfs endommagés.

“Creux” dans les épaules (dûs aux pressions des bretelles de soutien-gorge.)

Epaules voûtées.

Difficultés à rentrer dans les vêtements du prêt-à- porter.

Douleurs durant le sport.

Incapacité de s’allonger sur le ventre.

Seins affaissés et “pendulants”.

Infections de champignons fréquentes sous les seins.

Taille inégale des deux seins.

 

Raisons psychologiques.

Pression de l’entourage, y compris la famille, pour se conformer aux canons de beauté.

Incapacité à gérer des remarques non sollicitées.

Harcèlement sexuel

Image de soi négative.

 

Pourquoi allaiter suite à une réduction mammaire ?

Le fer présent dans le lait industriel pour nourrisson est bio-disponible à   4%. Le fer présent dans le lait maternel est bio-disponible à 50%. La lactoferine présente dans le lait maternel entoure le fer présent dans le lait maternel et le rend non assimilable aux bactéries. Par contre, les doses massives de fer dans le lait industriel ne bénéficient pas de cette fonction. Le fer étant l’aliment de prédilection des bactéries, cela rendra donc l’enfant plus susceptible aux maladies qu’un enfant nourri au lait maternel exclusivement.

 

Méme si la mère ne peut produire que des quantités faibles, les effets du lait maternel restent toujours aussi importants pour l’enfant. L’allaitement suite à une réduction mammaire représente beaucoup plus de travail et d’angoisse qu’un allaitement simple. De plus, devant avoir recours aux dispositifs d’aide à la lactation, les mères se sentent souvent exclues et moins à la hauteur que les mères ayant "le luxe" d’un allaitement naturel.  

Une mère peut être motivée à allaiter son bébé pour beaucoup de raisons personnelles. En plus des raisons d'ordre affectif, une future mère peut être à la recherche de motivations “concrètes” pour se lancer dans l’allaitement suite à une  réduction mammaire. Voici, quelques maladies dont les enfants allaités au lait maternel, même en petites quantités, sont protégés :

 

infections urinaires

maladie de Crohn

diarrhée

meningite bactérienne/haemophilus B (HiB)

infections respiratoires

cancers infantiles, maladie de Hodgkin

colites ulcéréuses

enterocolite ulcéro-nécrosante

eczéma

hernie inguinale

reflux gastrique

cancer du sein (à l’âge adulte)

diabète insulino dépendant juvénile (type 1)

forme de lymphome infantile

sclérose en plaques

asthme

perte de vision nocturne

allergies

otite moyenne

obésité

Cette liste n'est pas exhaustive. De nouvelles découvertes continuent à être publiéees qui présentent de nouvelles informations quant aux effets protecteurs pour le bébé de l’allaitement au lait maternel.

Les mères qui allaitent leurs enfants au moins 6 mois auront donc vraisemblablement moins de jours d'arrêt consacrés à soigner leurs enfants.(OB/GYN ResearchUMC,Jacksonville, FL.)

 

D'autre part, et ce même après avoir subi une réduction mammaire, une femme allaitante est personnellement protégée (au prorata de la durée d’allaitement) de  nombreuses maladies, dont certaines figurent ci dessous.

Protection utérine. Grace à l’ocytocine, l’utérus reprend sa taille initiale, et les contractions durant la tétée peuvent prévenir une hémorragie.

Réduction de stress. L’hormone prolactine est très élevée quand une mère allaite. Les niveaux de prolactine élevés maintiennent l’infertilité durant une longue période,(voir D.A.s n° 46 ; 15 et n° 60 ; 28) rendent la mère très sensible aux besoins de son enfant et assurent l’attachement mère-enfant. Les hauts niveaux de prolactine assurent un sommeil récupérateur et ont tendance à apaiser la mère, surtout après une séparation.

Réduction de risque des cancers. Au prorata de sa durée,  l’allaitement maternel réduit les risques de cancer des ovaires, cancer du sein, de l’utérus, ralentit l’endométriose et réduit le risque de cancer de l’endomètre.

L’allaitement maternel réduit le besoin d’insuline pour les mères diabétiques, de médicaments régulateurs chez les épileptiques, réduit les risques d’ostéoporose, contribue à éliminer les cellules de graisses, (N.B. Cellulite), joue un rôle capital dans la contraception et combat les infections (crevasses, eczéma, suites d'épisiotomies, conjonctivites).

Bien que ce soit une impression subjective, beaucoup de mères vous diront qu’un des bienfaits de l’allaitement maternel est le parfum de la tête et de la nuque de leur bébé. Ce parfum unique est souvent présent même quand l’allaitement maternel est supplémenté avec un lait industriel.

Finalement : la fierté et la confiance maternelle. Un des effets les plus frappants de l’allaitement maternel est la sensation profonde que nous ressentons toutes, que la santé et la vitalité de notre progéniture est un résultat direct de ce que nous avons donné avec notre propre corps.

Combien a été enlevé ? Les techniques de réduction mammaire.

Une mère n’a pas toujours la possibilité de récupérer le compte-rendu de son opération ou n’est pas assez motivée pour faire la recherche. Les compte-rendus sont disponibles pour toutes les patientes et peuvent être envoyés par courrier ou fax par simple demande téléphonique.

Mais, même sans le compte-rendu, il est possible de reconnaître à un certain degré la technique employée par le chirurgien.

Liposuccion.

Bien que rare, cette méthode engendre des cicatrices minimales. Les effets sur l’allaitement peuvent être nuls ou quasiment nuls et dépendent de la méthode employée. Cette technique n’est employée que dans les situations où seulement un ou deux bonnets de réduction sont requis. La méthode la plus fréquente est l'insertion d'un tube de succion (une canule) par une incision dans le pli en dessous du sein (sillon sous-mammaire). Parfois, une incision peut être effectuée sur le bord de l’aréole (péri-aréolaire). D’autres incisions peuvent être effectuées afin d’atteindre d’autres dépôts de tissus grasseux. La liposuccion peut être effectuée par une canule effilée ou non effilée. Les dommages causés aux nerfs sont minimaux quand la canule n’est pas effilée. Si par contre du tissu sur la partie supérieure du sein doit être atteint et une incision par le bord de l’aréole effectuée, le risque de sectionner des nerfs est plus important. La réduction par liposuccion ne nécessite pas forcement un déplacement de l’aréole vers le haut du sein puisque l’aréole monte d'un niveau proportionnel à la taille du sein quand la pression du poids est enlevée. Les grandes aréoles reprennent une taille en proportion avec la réduction de pression. Si un désir d’allaitement est exprimé à l’avance, une incision près de l’auréole peut être évitée, et le risque de couper des nerfs minimisé.   

 

Cicatrice en forme d’ancre. Technique à pédicule inférieure.

Connue aussi sous le nom de “technique McKissock”, la technique Pédicule Inférieur est la technique la plus souvent employée aux Etats-Unis aujourd’hui. L’innovation de cette technique est le fait que les vaisseaux sanguins, les nerfs et tissus des canaux (galactophores) restent connectés à l’aréole et le “tronc” de l’aréole durant l’opération. La majorité de tissu est enlevée au périmètre du sein, ce qui respecte l'intégrité de la plupart des canaux et du tissu de lactation .

Les couches de tissus de chaque côté de l’aréole sont enlevés, l’aréole est déplacée vers son nouvel emplacement et la peau recousue.

Bien qu’une partie des canaux et lobes de lactation soit touchée et enlevée, cette technique respecte l’infrastructure lactifère et donc laisser la capacité de produire du lait, souvent à un degré important.

 

Reduction mammaire par voie péri-aréolaire (The Round Block)

Cette technique a été introduite en Europe en 1983. Dans la mesure où l’aréole n’est pas déplacée, cette technique ne convient qu’aux femmes qui désirent une réduction petite ou moyenne. Souvent, les bords de l’aréole sont coupés afin de réduire la taille de l’aréole et obtenir une forme plus symétrique et proportionnée à la nouvelle taille des seins. Cette technique est la seule technique chirurgicale où l’aréole reste attachée et n’est pas déplacée. Bien qu’étant la technique qui provoque le moins de cicatrices, la forme du sein n’est pas idéale d’un point de vue esthétique.

Comme l’aréole n’est pas déplacée, le risque de couper les nerfs et vaisseaux sanguins est très réduite, mais si la taille de l’auréole est beaucoup réduit, le risque de toucher le 4ème nerf intercostal est élevé. Du fait que de grandes portions du tissu lactifère peuvent être enlevées autour de l’aréole, et les canaux et parties des lobes avec (il faut dire que les canaux chez une femme qui n’est pas en lactation sont très difficiles à identifier), il ne faut pas attendre une lactation complète du moins dans les débuts de l’allaitement. Avec la poursuite de l’allaitement, les canaux se reforment et une lactation complète peut être envisagée pour les enfants suivants.

 

Technique «  Central Mound »

*La technique Central Mound a été développée afin d’obtenir une forme plus ronde et naturelle que la technique technique à Pédicule Inférieur qui a tendance à laisser la partie inférieure du sein un peu plate.

Tout comme la technique Pédicule Inférieur, les vaisseaux sanguins, les canaux et les nerfs ne sont pas séparés de la masse derrière l’aréole.

En revanche, cette technique ne respecte pas du tout l’emplacement des lobes et canaux. Étant donné que les variantes de cette technique sont multiples ainsi que les quantités de tissus enlevées, le degré de dommage causé aux tissus lactifères varie aussi. Les bords de la peau de l’aréole peuvent aussi être “taillés” afin d’obtenir la forme désirée. Une fois que les tissus sont retirés, re-formés, l’aréole positionnée à son nouvel emplacement, la peau est recousue. Dans la mesure où les connexions des nerfs, des vaisseaux sanguins et des canaux seront en très bon état pour recevoir le lait, et en dépit de dommage possible aux lobes, le degré de lactation a des chances d’être relativement bon.

 

 

 

 

 

 

 

Reduction mammaire par voie périaérolaire avec « pince »- The “Double Skin” Technique.

La technique “seconde peau” a été introduite et popularisée au Brésil dans les années ‘80. L’addition d’un filet à la technique a été rajoutée dans les années ‘90 afin d’améliorer la forme du sein réduit, qui pose toujours un problème dans la technique “Round Block”. Le but de la technique "Seconde Peau" est aussi d’empêcher les seins de s’affaisser. Comme la technique “Round Block”, cette technique demande une simple incision autour de l’aréole bien que le périmètre de l’aréole puisse être “taillé”.  Parfois une tranche de tissu de la  partie inférieure du sein peut être enlevée mais un aspect intéressant de cette technique est que la majorité du tissu enlevé dans l’opération   "Seconde Peau" est enlevée de la  partie supérieure du sein.

La peau est "épluchée" du sein (désépidermisation), un filet est inséré entre la peau et le tissu du sein afin de donner une forme optimale et durable.

La plupart de tissu lactifère reste intact puisque la majorité des canaux se trouvent dans la partie inférieure du sein. En revanche, du fait que la peau autour de l’aréole est coupée, il y a un risque élevé que l’important 4éme nerf intercostal soit endommagé. Il faut s'attendre à ce que la lactation soit quand même affectée, mais il est possible que très peu de suppléments soit nécessaires. Si la lactation est poursuivie, une re-canalisation et régénerescence nerveuse sont fort probables, auquel cas la supplémentation pour les enfants nés par la suite ne sera probablement pas nécessaire.

 

Réduction mammaire  avec cicatrice verticale. (Technique à Pédicule Supérieur)  Avec ou sans  décollement  

*La technique à pédicule supérieur a été réalisée pour le première fois dans les années ‘60 par les Drs Lassus et Lejour, en France. Le but principal de cette technique est de minimiser le dommage causé aux vascularisations de l’aréole afin d’éviter infection, nécrose et perte de l’aréole. Cette technique a pour deuxième but de minimiser les cicatrices visibles. Il reste uniquement une cicatrice autour de l’aréole et une cicatrice verticale entre l’aréole et le sillon sous-mammaire. La peau de l’aréole est coupée, l’aréole étant déplacée vers sa nouvelle position plus haut sur le sein, mais la masse derrière l’aréole reste attachée à une petite partie supérieure de l’aréole. Dans la technique “sans décollement”, un peu de tissu de chaque côté de l’incision verticale est enlevé. Ceci empêche l'apparition de “trous” qui peuvent survenir quand du tissu est enlevé de la peau ou du muscle. Les trous peuvent se remplir de sang et causer des hématomes post-opératoires qui peuvent à leur tour endommager le tissu du sein. Dans cette technique, il n’y a qu'un risque minimum de nécrose.

Dans la technique “avec décollement”  une plus grande partie de tissu est enlevée de chaque côté de l’incision. Une fois que les sutures ferment la peau, la forme de sein est évaluée. Si la forme ne convient pas, les sutures sont coupées et plus de tissu est enlevé. Cet enchaînement est répété jusque la forme désirée et obtenu.

Bien que cette technique n’affecte pas la vascularisation de l’aréole, il y a toutefois un grand impact sur les nerfs et canaux connectés à l’aréole. De plus, le tissu suprimé de chaque côté de l’incision est grandement susceptible de contenir des canaux et tissu lactifères. Il est même étonnant que l’allaitement soit possible suite à cette technique mais on connait des cas. Si la lactation est possible, un niveau élevé de supplémentation sera nécessaire chez les femmes ayant subi cette technique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rèduction mammaire avec cicatrice verticale et courte cicatrice horizontale (pédicule supérieur)

 

La technique avec une cicatrice verticale et une courte cicatrice horizontale a été réalisée pour la première fois en 1977, en France. Sa caractéristique principale est une cicatrice autour de l’aréole, une cicatrice verticale, ainsi qu’une cicatrice horizontale courte, cachée dans le sillon sous-mammaire. Comme la technique à cicatrice verticale, du tissu est enlevé de chaque côté de l’incision verticale aussi une grande partie du tissu lactifère est-elle forcément enlevée.

L’avantage de cette technique est que l’incision horizontale permet d’obtenir une forme de sein correcte, sans devoir répéter la réouverture des sutures et les refaire. Le pronostic pour la lactation est similaire à celle de la la technique à cicatrice verticale. Cependant une lactation à un certain degré est possible.

 

Réduction mammaire avec greffe de la plaque aréolo-mamelonnaire.

 

La technique avec greffe de la plaque aréolo-mamelonnaire ne convient  qu’aux femmes qui ne sont pas susceptibles de concevoir des enfants et celles qui ne valorisent pas la sensation dans les mamelons.

Cette technique est réalisée en séparant complètement la masse mammaire du sein et en le greffant plus tard à un nouvel emplacement déterminé par des calculs. Il en résulte des dommages de grande ampleur aux tissus lactifères. D’abord une incision autour de l’aréole est faite. De là, une incision verticale de l’aréole jusqu'au sillon sous-mammaire est faite, puis une incision horizontale. L’aréole est préservée entre temps sur une éponge humectée d’eau saline. Une fois que les tissus de chaque côté de l’incision verticale et horizontale et la peau superflue ont été enlevés, l’aréole est positionnée et cousue. Ensuite les autres incisions sont cousues. Les cicatrices sont identiques à celles des techniques à pédicule supérieur et inférieur. Cette technique abime d’avantage les tissus lactifères, les nerfs et la vascularisation de l’aréole. Bien que la re-canalisation et régénérescence nerveuse soient certainement possibles, même une lactation modérée est peu probable. Il est fort probable que les lobes inférieurs soient sérieusement touchés. Aussi même si les aréoles seront en condition de recevoir du lait, le peu de tissu lactifère restant sera certainement insuffisant.

Dans les comptes-rendus opératoires, on trouvera les chiffres en grammes du tissu enlevé.

 

Galactogènes.

Il y a des centaines de galactogènes réputés avoir un effet sur la lactation, dont très peu scientifiquement répertoriés.

Quand une mère ingère une substance afin d’obtenir un effet thérapeutique, il est important de se rappeler qu’il existe toujours un danger d'effets secondaires non intentionnels.

Les informations suivantes ne constituent pas une recommandation vis-à-vis des galactogènes médicinaux mais des informations spécifiques afin de donner à une mère l’opportunité de prendre des décisions informées, en collaboration avec un professionnel de santé. Il est judicieux de consulter un professionnel de santé avant de suivre un traitement, voire un phytothérapeute avant de suivre un traitement à base de plantes.

Des galactogènes peuvent jouer un rôle fondamental pour une mère ayant eu une réduction mammaire, dans la mesure où les signaux d’envoi de l’ocytocine et de la prolactine peuvent être brouillés quand les nerfs sont endommagés.

Les galactogènes ne devraient pas être pris avant qu’une insuffisance de lait soit avèrée. La première étape serait d’essayer des méthodes non chimiques. Des galactogènes ne devraient jamais être ingérés durant la grossesse, non seulement à cause de la toxicité pour le foetus mais aussi parce que beaucoup d’entre eux peuvent enclencher les contractions.

Galactogènes Mythiques.

Plus prévalent des mythes qui persistent au niveau des galactogènes est que l’eau, le lait et la bière ont des propriétés galactogènes.

Plantes Galactogènes

Il n'y a pas encore d'études de grande ampleur montrant l’efficacité des plantes censées avoir des effets galactogènes. Cependant, des études de toxicologie montrent que les effets secondaires sont extrêmement rares dans la population qui utilise les plantes galactogènes les plus répandues. Beaucoup des plantes galactogènes sont des plantes utilisées dans la cuisine et sont plus utilisées en tant qu’assaisonment qu'en tant que galactogène. Souvent les mêmes plantes utilisées pour la cuisine doivent être ingérées dans des quantités plus importantes pour avoir un effet galactogène. Aussi est-il  important d’expliquer aux mères que les risques de toxicité ne sont pas nuls.

Un autre aspect est la possibilité de réactions allergiques. Une plante qui n’est pas considérée comme toxique peut toutefois créer une réaction allergique par simple relation botanique aux autres plantes connues pour leurs effets allergènes. Plusieurs fleurs (par exemple la  camomille) ont une relation au tournesol (Compositae) ou aster (Asteraceae), et peuvent être la cause d’une réaction allergique chez celles qui sont allergiques à l’ambroisie.

Même si une mère ne montre aucun symptôme allergique, il se peut que le bébé en manifeste.

Les galactogènes les plus populaires, mieux connus et reconnus pour leurs effets galactogènes, sont facilement obtenus dans les pharmacies, herboristes et magasins bios. Par ordre décroissant d'efficacité reconnue, on peut citer :

Fenugrec.

Chardon Béni.

Galega.

Levure de Bière.

Luzerne.

Guimauve.

Orties.

Verveine.

Fenouil.

Bien que la gattilier, le Fenouil et l’Anis soient populairement reconnus comme galactogènes, ils ne sont pas conseillés pour les mères parce que des études ont démontré un effet inhibiteur de la production de prolactine.

 

FENUGREC (Trigonella foenum-graecum)

   Dans les livres “The Ultimate Breastfeeding Book of Answers” et “The Nursing Mother’s Companion” du Dr. Jack Newman et de Kathleen Huggins (respectivement), le Fenugrec est mentionné très favorablement. En plus des succès remarquables dans les expériences cliniques, le Fenugrec est utilisé depuis des millénaires pour traiter une grande variété de maladies. Parmi les références médicales les plus anciennes connues de l’homme, le Fenugrec est noté pour traiter les plaies, les maladies virales, les fièvres, la détresse respiratoire, les troubles intestinaux, les douleurs rhumatismales, les furoncles, les blessures, les éruptions cutanées, la toux, les maux de gorge, la déprime, les perturbations hormonales féminines, les douleurs d’accouchement, et l’impuissance masculine.

Le Fenugrec est prescrit par beaucoup de professionnels de santé (à l’exception de la France !) et de consultantes en lactation. Le Fenugrec est reconnu par les mères et les conseillères en allaitement maternel comme un des galactogènes les plus efficaces. Il est utilisé aussi en tant que galactogène pour les vaches, à travers le monde. Au 19e siècle, un remède très populaire par une certaine Lydia E Pinkham fut produit en masse, il était réputé  « remédier à tout désordre féminin » : il avait le Fenugrec comme principal ingrédient.

Le Fenugrec est approuvé par la FDA (Food and Drug Administration) américaine, sous la rubrique des plantes considérées généralement sans risque. Il a été très recherché pour ses qualités non galactogènes. Les conclusions des recherches montrent que le Fenugrec engendre une baisse du cholestérol, du taux de lipides et de glucose, permet de réduire l’inflammation des tissus et a  un effet sur les taux d’hormones. Bien que très peu de recherches sur ses effets galactogènes aient été entreprises, une étude égyptienne de 1945 conclut que “le Fenugrec est un stimulant puissant de la production de lait maternel”, en citant des augmentations de production de lait allant jusqu’à 900%.

Contenant de la vitamine C, du potassium, des protéines et de la niacine (vitamine B3), le Fenugrec est utilisé à travers le monde dans les plats de cuisine, salades, cuit avec les légumes, dans la confection des pains, ou rôti,  voire ajouté dans les boissons chaudes.

Les effets galactogènes peuvent être observés dans un délai de 24 à 72 heures après le début d’ingestion des doses thérapeutiques. Les seuls effets secondaires rapportés sont des urines et sueurs qui peuvent sentir le sirop d’érable.

Doses thérapeutiques :

2000mg - 5000mg par jour à prendre en 2 ou 3 doses par jour.

Teintures (gouttes) :

 1 ml, 3 fois par jour.

Graines / poudre : 1/2 à 1 cuillère à café qui peut être mélangée à des liquides ou des purées.

Tisanes : 1 tasse (à thé), 2 à 3 fois par jour. 1 cuillère à café de graines de Fenugrec, infusées dans l’eau bouillante pendant 15 minutes. Sucrer en fonction du goût.

Effets secondaires possibles :

Les urines et la sueur peuvent sentir le sirop d’érable.

Des doses thérapeutiques peuvent donner une odeur de sirop d’érable au bébé qui peut être diagnostiqué à tort comme atteint d’un désordre métabolique : “Maladie du sirop d’érable”.

Selles molles / diarrhée.

Hypoglycémie, qui peut se manifester avec des doses plus élevées que les doses thérapeutiques.

Contractions utérines (déconseillé durant la grossesse).

Taux de glucose sanguin bas chez les mères diabétiques.

Réactions allergiques chez la mère et l’enfant en cas de sensibilité aux arachides.

 

CHARDON BENI (Cnicus Benedictus)

L’utilisation du Chardon Béni remonte au début du 16e siècle, en tant que traitement pour : variole, fièvre, anorexie, dyspepsie, indigestion, constipation et flatulence. Aussi connu pour ses effets galactogènes, particulièrement quand il est pris en même temps que le Fenugrec. Aucune étude n’existe cependant pour documenter son efficacité. Comme tisanes et gouttes ont un goût amer, les mères préfèrent souvent prendre le Chardon Béni en gélules.

Doses Thérapeutiques:

3 à 4 gélules, 3 fois par jour.

 

Teintures (gouttes) :  en doses thérapeutiques :

10 à 20 gouttes (2 ml), 2 à 4 fois par jour.

Effets secondaires possibles :

Réactions allergiques chez la mère et l’enfant en cas de sensibilité aux marguerites.

Diurétique léger.

GALEGA (Gallega Officinalis)

Glega Officinalis est mentionné pour la première fois en 1873 dans une lettre adressée à l’Académie Française par un éleveur de vaches laitières, Monsieur Gillet-Damitte. Il décrit une augmentation de production de lait chez ses vaches de 30  à 35 % après l’ingestion de Galega Officinalis. Les Drs Cerisoli et Millbank ont confirmé par la suite le caractère puissamment galactogène de Galega Officinalis.

Doses thérapeutiques des teintures (gouttes) :

1 à 2 ml, 3 fois par jour.

Doses thérapeutiques de l’infusion :

1 cuillère à café infusée dans une tasse d’eau pendant 10 à 15 minutes. Boire 1 tasse, 2 fois par jour.

Effets secondaires possibles :

Diaphorétique (peut induire sueurs)

Hypoglycémie (peut induire une baisse de glucose dans le sang)

Diurétique

ALFALFA (Medicago sativa)

L’alfalfa, un galactogène populaire et commun, est pris souvent en association avec chardon béni, guimauve et fenugrec.

Doses thérapeutiques en gélules :

2 capsules, 4 fois par jour.

Effets secondaire possibles :

Selles molles.

Contre indiqué pour les personnes ayant des épisodes de “lupus èrythèmateux”.

Des doses plus importantes que les doses thérapeutiques peuvent induire chez les humains une “pancytofènie réversible”.

 

GUIMAUVE (Althaea Officinalis)

Bien que la guimauve ne soit pas un galactogène en soi, elle est depuis longtemps connue pour ses effets “rehausseurs” de l’efficacité du fenugrek, du chardon béni, et de l’alfalfa. Il existe des traces de son utilisation en tant que nourriture et herbe médicinale dans les civilisations les plus anciennes. La guimauve était employée pour ses pouvoirs de cicatrisation des tissus, traitement de l’indigestion, dysfonctionnement des reins et de la vessie, et en tant qu’expectorant. Elle contient des taux importants de vitamine A, calcium, et zinc aussi des taux moins élevés de fer, sodium, iode et vitamines riches en complexes B.

Doses thérapeutiques en capsules :

2 à 4 capsules, 3 fois par jour.

Doses thérapeutiques en teintures (gouttes) :

1 à 2 ml, 3 fois par jour.

Effets secondaires possibles :

Réactions allergiques possibles mais extrêmement rares.

 

Ortie (Urtica urens ou Urtica dioica.)

L’Ortie est une plante traditionnellement utilisée depuis la Grèce antique. Elle est utilisée pour traiter la toux, la tuberculose, l’arthrite, l’alopécie, l’hyperplasie prostatique bénigne, les symptômes d’allergie, les spasmes musculaires, les infections parasitaires, les maladies des reins, la goutte, la sciatique, les hémorroïdes et la diarrhée. Elle est aussi connue pour son efficacité dans le traitement de l’eczéma chronique.

Par ailleurs, plus important pour les mères ayant eu une réduction mammaire, l’ortie a la réputation bien établie d’être un puissant galactogène et se trouve donc souvent comme composant principal de la majorité des galactogènes commerciaux. Elle est riche en fer, calcium, vitamine K, silice, potassium, lactine, phénols, stérols, lignans et histamines. L’ortie surgelée utilisée dans les capsules et gouttes est la forme la plus sécurisée car les feuilles séchées de façon traditionnelle peuvent contenir des spores de moisissure qui peuvent être la cause de réactions allergiques chez les personnes ayant une sensibilité aux moisissures. Les feuilles surgelées sont aussi plus puissantes.

Doses thérapeutiques en capsules :

1 à 2 capsules de 300 mg, 3 fois par jour.

 

Dose thérapeutique en gouttes :

1/2 à 1 cuillère à café de teinture de feuille ou racine, 3 fois par jour.

Dose thérapeutique en tisane :

2 à 3 cuillères à café infusées dans une tasse d’eau pendant 10 minutes. Boire 1 tasse, 2 à 3 fois par jour.

Effets secondaires possibles :

Diurétique léger.

Perturbations gastro-intestinales légères.

VERVEINE EUROPÉENE (Verbena Officinalis)

La verveine est utilisée en tant qu’astringent, diurétique,  pour favoriser le cycle menstruel,  galactogène, stimulant, tonique, traitement des plaies, aphrodisiaque et en traitement d’eczéma et autres problèmes de peau. La verveine n’est pas un galactogène très répandu aux Etats-Unis, mais est réputée pour sa capacité à augmenter la production de lait maternel.

Doses thérapeutiques en gouttes :

20 à 40 gouttes, 1 à 2 fois par jour.

Effets secondaires possibles :

Contre-indiqué durant la grossesse.

FENOUIL (Peucedanum graveolens ou Anethum graveolens )

L’utilisation du fenouil a été très répandue dans les antiquités babylonienne, syrienne, grecque, romaine et egyptienne ainsi que dans la Chine ancienne. Il a été utilisé comme désinfectant buccal, aide à la digestion, et somnifère léger pour adultes et enfants. Il a été employé dans les philtres d’amour et potions protectrices contre la sorcellerie. Au 8ieme siècle, Charlemagne a fait installer des fioles de graines de fenouil sur les tables des banquets afin de guérir les crises de hoquets de ses invités. Un remède pédiatrique artisanal commun  “Gripe Water”, est à base de fenouil. Grâce à ses effets apaisants, son nom en anglais “Dill” est dérivé du mot nordique “dilla” signifiant “apaiser”.

Le Fenouil est riche en calcium, vitamine C, et flavanoïdes. Le Fenouil est un assaisonnement commun en Allemagne, Russie, et dans les pays scandinaves.

Le Fenouil est aussi un galactogène populaire. Etant donné son caractère particulièrement efficace quand il est employé en association avec d’autres galactogènes, il est l’ingrédient principal des galactogènes commerciaux. Le Fenouil est une des plantes connues pour faciliter les montées de lait.

Doses thérapeutiques en teinture (gouttes) :

1/2 à 1 cuillère à café, 1 à 3 fois par jour.

Doses thérapeutiques en tisane :

2 cuillères à café de fenouil broyé infusées dans 1 tasse d’eau pendant 10 à 15  minutes. Boire 1 tasse 2 à 3 fois par jour.

Effets secondaire possibles :

Aucun connu.    

GALACTOGÈNES SUR ORDONNANCE

A ce jour, aucune médication par ordonnance n’est pratiquée dans le but d’augmenter la production de lait maternel. En revanche, plusieurs médicaments commercialisés pour d’autres traitements ont comme effet d’accroître la production de lait maternel. Dans la majorité des cas, les médicaments consommés en tant que galactogènes auront un effet plus important que les plantes galactogènes. En particulier, la dompéridone et la métoclopramide accroissent la quantité de lait maternel produit de façon très importante.

Du dompéridone (Motilium) et de la métoclopramide (Reglan, Maxeran), seul le dompéridone a des effets secondaires très rares et peu signifiants. Le dompéridone augmente le taux de prolactine. Chez une mère. Ceci peut être très important, étant donné la forte probabilité que les nerfs qui transmettent les messages aux alvéoles aient été endommagés voire sectionnés.

Dans la 10ème édition de son ouvrage “Medications and Mother’s Milk”, le Dr. Hale suggère que la métoclopramide n’augmentera le taux de prolactine que si le niveau n’est pas déjà élevé.

Chez les rats qui en ont reçu de grosses quantités sur de très longues périodes, le dompéridone a provoqué des tumeurs aux seins, mais cet effet n’a jamais été recensé chez les humains.  

Il existe des médicaments psychotropes qui traitent le malade en bloquant la transmission de dopamine et en parallèle accroissent les taux de prolactine, ce qui augmente la production de lait maternel. Par contre, ces médicaments traversent la barrière sanguine cérébrale. Les risques d’effets secondaires sont élevés, allant de la dyskinésie (des mouvements hyperkinétiques involontaires) à la sédation extrême.

Les médicaments sont transférés dans des quantités variables qui peuvent exposer l’enfant aux effets secondaires à son tour.

 

Consultez votre consultante en lactation pour plus d’informations sur les galactogènes par ordonnance.

 

Les nuits d’allaitement maternel suite à une réduction mammaire.

Beaucoup des mères ayant eu une réduction mammaire trouvent que les tétées de nuit sont souvent les moments où elles sont sujettes aux doutes et au manque de confiance. Les avantages des tétées de nuit sont les taux de prolactine élevés et par conséquent une production de lait plus importante. Beaucoup des mères ayant eu une réduction mammaire trouvent que même si elles doivent donner des suppléments durant la journée, elles peuvent passer la nuit et ne donner que le sein. Les montées de lait arrivent plus facilement la nuit parce que les mères sont plus détendues. Bien entendu, plus souvent se produiront des montées de lait, plus gras le lait sera.

Malheureusement, les petites heures du matin sont l’occasion pour une mère ayant eu une réduction mammmaire de se sentir plus vulnérable et  moins sûre de ses convictions. Si bébé a pleuré beaucoup, qu’elle est épuisée et à bout de nerfs, il lui est facile de remettre en question sa persévérance à continuer son effort d’allaitement. Tout peut sembler de tragique et insurmontable à 3h du matin et ce n’est pas le moment le plus propice pour prendre des décisions sur le long terme. Une mère doit faire ce qu’il faut pour dépasser les crises d’angoisse nocturne, mais dès le matin il lui faut prendre contact avec une source de soutien ; une consultante en lactation,  une animatrice LLL, ou une professionnelle de santé, qui soutiendront la mère dans son combat.

 

Parce que les tétées de nuit sont si importantes dans un allaitement suite à une réduction mammaire,  beaucoup de mères se rendent compte que dormir avec leur bébé permet à toute la famille de profiter de plus de sommeil et à bébé d’avoir un accès plus facile au lait. Souvent les mères essayent de donner le maximum de tétées la nuit afin de bénéficier de quantités de lait plus élevées et d’un taux de graisses plus élevé. Les mères Bfar trouvent que leur sommeil et celui de leur bébé sont synchrones, tout comme les autres mères qui partagent le sommeil avec leur bébé.

Certains professionnels de santé conseillent même le sommeil partagé parce que la recherche montre que les mères se réveillent tout naturellement aux mêmes moments que leur bébé pour les tétées. Les bébés qui partagent le sommeil avec leur mère semblent être plus sécures durant la journée et de meilleure humeur parce qu’ils sont rassurés par la présence de leur mère durant la nuit. L’attachement profond que la mère et bébé développent à cette occasion a un effet positif sur une mère, car un bébé dont le besoin de contact est  satisfait aura tendance à être en bonne santé. A leur tour, les mères sont rassurées par l’attachement profond qu’elles ressentent vis-à-vis de leur bébé en partageant les heures les plus tendres et intimes de la nuit.

Bien entendu, une mère ayant bu de l’alcool ou pris des médicaments ou drogues qui inhibent ses réactions ne devrait pas partager le sommeil avec son bébé. Beaucoup de mères s’inquiètent de ce que leur partenaire risque de rouler sur le bébé. La réalité est que les adultes sont équipés de capacités sensorielles qui les empêchent de rouler durant leur sommeil sur leur bébé (ou même des petits animaux). Pour les mères, dormir avec leur bébé peut les rendre encore plus sensibles aux facteurs protecteurs du bébé et conscientes des variations dans les rythmes biologiques de leur bébé, voire de son état de santé. Si jamais un bébé a besoin d’assistance dans la nuit, la mère sera la première alertée. Si le bébé donne des coups de pieds ou de tête dans la nuit, un petit coussin ou serviette de bain roulé peut être placé entre le bébé et la mère et/ou le père.

Bien sûr, toutes les familles ne trouvent pas confortable le sommeil partagé. Chacun doit trouver les arrangements de sommeil qui conviennent le mieux pour eux et pour bébé. Ceci est particulièrement vrai et important  pour les mères qui essayent de minimiser le stress et maximiser le repos. Voir “Etre Parent le jour et la Nuit Aussi” du Dr. Sears ou “la peau et le toucher” d’Ashley Montagu pour plus d’informations sur le sommeil partagé.     

 

Comment vivre une vraie expérience d’allaitement maternel.

 

Dispositifs d’Aide à la Lactation.

D.A.L. ou S.N.S. (Supplementing Nursing System).

Allaitement au doigt.

Gobelets ou cuillères.

Pipettes ou seringues (sans aiguille)

Biberons.

Il existe des avantages et désavantages avec chacun des dispositifs de supplémentation. Une mère pourra avoir recours à plusieurs dispositifs à la fois ou aux différents stades de la lactation, selon les circonstances.

Le facteur le plus important d’un système de supplémentation au sein est sa capacité à préserver la relation d’allaitement. Ceci dépend de deux facteurs : éviter la confusion/préférence sein-tétine et obtenir le maximum de stimulation du système de lactation.

La liste qui figure ci-dessus est présentée par ordre d’efficacité décroissante. Il est clair que dans la mesure où aucune tétine artificielle n’est employée et le supplément administré en même temps que l’allaitement au sein, un système de supplémentation au sein est de loin le meilleur choix.

L’utilisation des tétines artificielles peut facilement finir par une confusion (ou préférence) sein-tétine, aussi les mères ayant eu un réduction mammaire doivent-elles faire particulièrement attention à les éviter. Idéalement la supplémentation devra incorporer le maximum de tétées afin de développer et stimuler la re-formation des canaux et tissus nerveux le plus rapidement possible, avec comme résultat une augmentation croissante de la production de lait.

Même les tétines artificielles qui ont une forme moins agressive, telles que les tétines Avent ou Munchkins, n’ont pas la capacité ou la physiologie d’encourager la langue à s’enrouler contre la tétine et l’aréole comme durant l’allaitement maternel. A la place, le bébé presse la tétine artificielle dans un mouvement vertical, comme pour un piston. Il peut contrôler le flux de lait en appliquant plus ou moins de pression et même freiner le flux en bouchant le trou avec sa langue (cette dernière technique fait sortir le téton maternel de la bouche de bébé durant une tétée).

On peut voir que seule la supplémentation au sein peut maintenir une technique correcte qui sera nécessaire pour stimuler la repousse du système de lactation. Ainsi, supplémenter au sein permet-il la stimulation maximum pour la production de lait.

Il peut arriver par contre des moments ou des circonstances particulières où une autre méthode de supplémentation sera jugée nécessaire. En fin de compte, le choix dépend des connaissances et motivations de la mère.

Supplémentation au Sein.

L’élément principal d’un dispositif d’aide à la lactation est un réservoir pour contenir le lait, et un ou deux tuyaux fins et transparents qui partent du réservoir jusqu’à dépasser d’un centimètre environ le téton maternel.

Bien que la supplémentation au sein soit le meilleur dispositif pour supplémenter dans le but d’éviter confusion/préférence sein-tétine, et maximiser la production de lait, il y a cependant certaines contraintes réelles ou supposées. Le supplémentation au sein demande plus de temps en préparation et nettoyage qu’un biberon, gobelet, seringue ou pipette ou allaitement sans suppléments. La supplémentation au sein étant une compétence acquise, elle pourra demander peut-être plusieurs essais permettant de bien assimiler la technique et se sentir à l’aise. La supplémentation au sein n’est pas toujours discrète sous les vêtements. Mais dans l’ensemble, la  supplémentation au sein est de loin très supérieure aux autres méthodes de supplémentation, et la plupart des mères trouvent que ces quelques contraintes sont facilement surmontées.      

Le coût d’un système de supplémentation au sein est très inférieur au prix de quelques mois de lait en poudre - le coût estimé pour 1 an de lait en poudre pour un  enfant nourri exclusivement au lait en poudre revient à 2.450 €.

Il existe 4 marques de dispositif de supplémentation au sein dans le monde. Deux sont fabriquées en Amérique du Nord, une est fabriquée en Australie et l’autre est fabriquée en Angleterre. Les marques d’Amérique du Nord sont “Medela Supplemental Nursing System” (SNS) et le “Lact-Aid Nursing Trainer System”, connu comme “Lact-Aid”.

La marque australienne est “Supply Line Mark II”, fabriquée par “The Nursing Mother’s Association of Australia” (NMAA). La marque britannique est “Axicare Nursing Aid”. Le “SNS” et “Lact-Aide” ont la plus grosse part du marché international de supplémentation au sein.

Le choix des marques de supplémentation au sein dépend largement des disponibilités locales, du côté pratique et de l’efficacité du produit, du style d’allaitement au sein,  de la préférence personnelle et du coût. Les deux méthodes mentionnées ici ont chacune leurs avantages et inconvénients. Souvent les mères préfèrent avoir deux marques différentes à portée de main, le choix de l’une ou l’autre se faisant en fonction de la situation.

 

Medela SNS (ou DAL en France.)

Medela propose deux systèmes de supplémentation au sein. L’un est le “Starter SNS” pour une supplémentation de courte durée, et l’autre est le “SNS” pour une supplémentation sur une durée indéfinie. Des 2 systèmes, le SNS ou DAL est le plus répandu chez les mères ayant eu une réduction mammaire.

Le DAL est un réservoir rectangulaire qui peut contenir jusqu’à 150 ml de supplément. Le réservoir est suspendu à l’envers par un cordon autour du cou de la mère. Le bouchon se compose d’un insert en plastique qui permet à 2 tubes de sortir du bouchon. Le bouchon a des entailles dans lesquelles les tuyaux peuvent être insérés afin de stopper le flux de supplément. 3 diametres différents de tuyaux sont fournis avec le DAL pour diminuer le flux au fur et à mesure que les canaux se reforment et que la production de lait maternel augmente. Le fait d’avoir deux tuyaux à la fois permet une installation préalable qui facilite les sorties. Le réservoir peut être rempli à l’avance et transporté dans un container froid jusqu’à son utilisation. Le DAL fonctionnant en général selon le principe de gravité. Si les tuyaux ne sont pas serrés entre les entailles, le supplément peut descendre facilement, même quand bébé ne tète pas. C’est pour cette raison qu’une position assise est nécessaire. Autrement, la mère peut tenir le DAL en l’air si elle est allongée. Le choix du diametre des tuyaux est très important afin de ne pas encourager des habitudes inefficaces du bébé. Il peut être débordé par rapport à ses efforts ou ses besoins. Enfin, le flux peut être contrôlé en mettant ou sortant le tuyaux du bouche du bébé.

 

Le Lact-Aid.

Le dispositif Lact-Aid consiste en un petit sac en plastique stérile qui contient le supplément. Les sacs sont disponibles en de 135ml et 210ml. Le sac est positionné avec l’ouverture en haut et un anneau serre le sac autour de  l’ouverture. Un tuyau très fin descend du sac et dépasse le téton de 1 cm environ.

 Le Lact-Aid ne fonctionne pas avec la gravité. Le débit dépend du fait que l’air est vidé du sac et seule la succion du bébé peut faire sortir le supplément. C’est pour cela que le sac est maintenu droit et pas à l’envers comme le Medela DAL. Quand le bébé tète de façon active et que le sein est en train de produire du lait, la mâchoire du bébé est décontractée, très peu de succion est appliquée sur le tuyau, aussi peu de supplément est-il extrait du sac.

Quand moins de lait maternel est en train de sortir et que la bouche du bébé se met à travailler, ceci crée plus de succion sur le tuyau, et le supplément sort. De cette façon, la méthode de succion correcte et efficace du bébé est renforcée. De plus, le travail du bébé assure une stimulation maximale des seins. Bien qu’il y ait une entaille sur le côté de la valve du sac pour stopper le flux du supplément, il n’est généralement pas nécessaire de l’utiliser, parce que quand la mâchoire du bébé se décontracte, le flux s’arrête. C’est pour cette raison que l’allaitement au Lact-Aid en position allongée est possible sans craindre de fuite.

Au lieu d’utiliser des tuyaux de diametres différents pour contrôler le flux de supplément, celui-ci peut être facilement contrôlé par la hauteur du sac, en ajustant la lanière autour du cou où est suspendu le Lact-Aid, bien que généralement cet ajustement ne soit pas nécessaire.

Pour nettoyer le Lact-Aid, aussi bien que le DAL, il suffit de laver les pièces fixes et les accessoires dans de l’eau chaude avec du savon. Les tuyaux sont lavés par circulation d’eau chaude et savonneuse à travers leur longueur, cette opération étant suivie d’un rinçage à l’eau claire, puis par circulation d’un mélange d’eau et de vinaigre blanc à 50/50 suivi d’un rinçage à l’eau distillée. Le sac du Lact-Aid est jetable.

Si le système ne peut pas être nettoyé immédiatement après usage, les pièces fixes peuvent être trempées dans un récipient rempli d’eau afin d’empêcher le supplément de sécher et coller. Parfois, une petite brosse ou un coton tige peut être employé pour laver les pieces fixes.

 

Types de formules qui marchent avec les dispositifs de supplémentation au sein

Certains types de laits industriel marchent mieux avec des dispositifs de supplémentation au sein qu’avec d’autres. De façon générale, les laits industriel pré-mélangés sont plus fluides que les formules en poudre, bien que celles-ci puissent être bien fluides s’ils sont assez bien mélangés à l’eau.  Si les mélanges de poudre sont agités assez longtemps, ils deviennent éventuellement assez fluides. Le Lact-Aid est livré avec une petite passoire pour usage avec du lait en poudre, mais si une certaine quantité  de lait reste dans la passoire, il faut la re-mélanger en l’ajoutant au lait afin d’éviter que celui-ci soit trop diluée. Il est important de ne pas positionner le réservoir de lait à l’avance contre le corps, car les bactéries prolifèrent dans le cas d’un échauffement lent. Chauffer sous l’eau chaude du robinet est une méthode meilleure, voire dans un autre récipient au bain-marie. Il faut faire particulièrement attention à ne pas trop chauffer le lait qui risquerait de brûler la bouche du bébé. La température idéale est la température du corps.  

Positionnement des tuyaux.

Un problème très courant des mères ayant eu une réduction mammaire est le positionnement des tuyaux. Le tuyau doit rentrer par le palais et donc passer sous la lèvre supérieure du bébé. Le tuyau doit donc être   positionné par rapport à la position d’allaitement. Pour la position madone, le tuyau sera fixé avec le ruban adhésif sur le côté extérieur du sein. Pour la position verticale, le tuyau sera fixé sur le haut du sein, etc. Il faut plusieurs essais afin de maîtriser les dispositifs de supplémentation au sein. Si la mère attend que bébé ait faim pour l’allaiter, il sera très difficile de garder les petits mains furieuses dans une main afin de les empêcher de s’emmêler dans les tuyaux et gérer un bon positionnement au sein avec l’autre main, tout en essayant de maintenir la tête de bébé... Les coussins d’allaitement ou des tas des coussins sur lesquels le bébé peut être soutenu sont une aide précieuse dans les premiers essais de supplémentation au sein. Si bébé n’essaie de sucer que le tuyau sans prendre le sein, comme il arrive chez certaines mères, le tuyau peut être reculé jusqu’au bout du sein. Dans cette position, bébé sera obligé de prendre toute l’aréole dans sa bouche pour obtenir une bonne prise du tuyau. Un bon soutien des seins gros ou lourds est important pour permettre à bébé de maintenir sa prise de sein. Assurer un soutien manuel en forme de U plutôt qu’une position de C ou de V. Le soutien dusein en forme de C ou V peut faire sortir le tuyau.

Très vite, on devient expérts.

Le Portage et allaitement après réduction mammaire.

Dans la majorité des cas, une maman ayant eu une réduction mammaire va pouvoir allaiter. La grande majorité d’entre nous devra supplémenter les tétées pour une durée indéfinie. Il est clair que plus fréquemment bébé tète, plus rapidement les canaux se reforment et plus rapidement il y a régénérescence nerveuse. Cependant, nous vivons dans une société qui encourage fortement de donner du lait industriel dans un biberon, depuis 3 générations au moins. Nous vivons dans un monde fortement influencé par le mouvement comportementaliste, fondé au 19e siècle et qui a connu une grand succès au début du 20e siècle (si bébé n’a ni chaud, ni froid, est changé, n’a ni soif, ni faim, il n’a pas de raison valable de pleurer, alors on peut le laisser pleurer jusqu’à ce qu’il s’épuise). Dans cette société, on grandit avec la croyance très médiatisée de bébés qui dorment de longues heures, qui sont très heureux de passer tout leur temps dans des accessoires immobilisants tels que les landaus, poussettes, transats, lits à barreaux, sièges en plastique, balançoires à bébé, etc. Le lait maternel se digère en 20 à 40 minutes. Ceci est une astuce de la part de la nature pour s’assurer que bébé passe beaucoup de temps dans les bras de sa mère ou quelqu’un d’autre. Pour une mère ayant eu une réduction mammaire, le besoin d’allaiter au sein très fréquemment n’est pas seulement d’ordre naturel mais aussi réduit le temps de la régénérescence des cannaux de lactation et donc le besion de supplément. Un système de portage qui permet un allaitement au sein tout en marchant, faisant les courses ou le ménage, en rendez-vous chez le dentiste, l’esthéticienne, l’avocat, le banquier, etc., est une aide des plus précieuses. Dans notre société, très peu de femmes vivent en communauté. Une mère ayant eu une réductoin mammaire, avec toutes ses déceptions et tous ses complexes, ses émotions et espoirs sans réponses, aura besoin de plus de détermination, plus d’énergie, plus de patience et plus de confiance en elle, bien davantage qu’une mère qui bénéficie d’un allaitement naturel. Sans un système de portage dans lequel bébé peut téter, la mère ayant eu une réduction mammaire risque de se trouver seule de longues heures d’affilée. Il est dans mon expérience et de mon avis que plus que les mères qui bénéficient d’un allaitement naturel, une mère ayant eu une réduction mammaire et son bébé bénéficieront d’un système de portage dans lequel bébé peut être allaité, autant qu’un dispositif de supplémentation au sein ( hamac ou écharpe ).

 

La durée d’utilisation des dispositifs d’aide à la lactation ?

Quand pourrai-je allaiter comme toutes les autres mères ?

Suite à une réduction mammaire, il est vrai que les nerfs se reforment sur une période de temps qui commence même avant la grossesse, mais la reformation des canaux et tissus lactifères se fait principalement grâce à la succion de bébé. Il y a tellement de variantes qui peuvent avoir un impact sur la régénérescence nerveuse qu’il est impossible de prédire la durée d’utilisation des dispositifs d’aide à la lactation : galactogènes, dispositifs de supplémentation au sein, etc. Le portage en revanche devient, une fois le bon réglage trouvé, un dispositif qui perdure en général. Puisque l’allaitement maternel dans une écharpe ou hamac avec ou sans dispositif de supplémentation au sein devient alors possible et même facile (avec un bon réglage), les tétées occupent alors une partie des gestes automatiques dans le rythme quotidien et le portage peut donc durer jusqu’aux 3 ans de l’enfant, bien que sur des durées de plus en plus

courtes.

Texte d’après le livre « Defining your own success » LLLi de

DIANA WEST. Animatrice LLLi, IBCLC.

Permission de publication accordé.

 

Charlotte Yonge allaitant son fils Alex, âgé de 2 ans.

 

Avec mes remerciements à Patrick Boulet et Fabienne Auffret pour leur aide pour la traduction en français.